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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 09:00

Pour moi, Revolver c'est une matinée de printemps, ou peut-être de début d'été. Je suis dans mon labo, à ma paillasse, et manipe en écoutant Inter. Quelques notes nouvelles, et je tombe en amour : Get around town, cette chanson est faite pour moi.

A chaque fois que je ré-entend cet album, je me revoie dans ce labo solitaire, la lumière vive entrant à plein, et le sourire aux lèvres d'avoir découvert un nouveau groupe et une nouvelle chanson.

 

 

 

Il m'a fallu quelques mois pour découvrir leur album, Music for a while. Un hommage à Purcell auquel je ne pouvais pas rester insensible.

Ça commence avec une note répétée, lancinante. Un accompagnement à la guitare. Un choeur de voix s'élève, répètant une mélodie. "So many times, I try to hear What you were Trying to say." Une mélancolie douce, une nostalgie amère, coupée brutalement par le violoncelle et la basse. "We are only two. But it's not hard to do."

L'album commence comme d'autres se finiraient...

 

 

J'adore ce clip !

 

Tout l'album n'est pas dans ce registre, et dès la seconde chanson Leave me alone, plus folk, plus rythmée, le sourire revient - encore un peu amer peut-être : même avec le sourire, ne parle-t-on pas d'une rupture ? Balulalow devient franchement pop, avec son refrain joyeux. Et peut-être pour la première fois, apparait clairement ce qui fait la force de ce groupe : les voix. Ces trois garçons ont des voix franchement impressionnantes, sûres et justes, et surtout, se mariant avec bonheur. En concert, leurs improvisation a capella, sans micro, passent comme une lettre à la poste.

Bref retour en mineur avec Do you have a gun, et son histoire d'amour contrariée, avant de revenir à une petite chansonnette gaie et lumineuse, au refrain insouciant qui donne envie de partir aux côtés de Luke, Mike and John dans un road-movie aux allures de western.

Quelques chansons plus loin, on arrive à Get around town, qui reste à mon avis la plus équilibrée, si non la plus belle (je garde ce titre pour Birds in Dm qui me bouleverse à chaque écoute) des chansons de l'album. Sur un rythme entraînant, les trois chanteurs nous entraînent en prison comme un joueur de flûte de Hamelin.

 

 

Et la conclusion, désabusée et douce, vaguement mélancolique, arrive trop vite.

 

Si je vous parle de cet album maintenant, c'est que j'ai eu la chance de les voir en concert la semaine dernière. Que dire ? Ce n'est peut-être pas (pas encore ?), un groupe de scène : ces trois jeunes garçons sont très sages, très sérieux (et d'ailleurs, le sérieux avec lequel ils abordent la musique fait la qualité de leur album) et sans doute un peu timides. Et peut-être que l'ambiance très intime, très cosy des Bouffes du Nord n'inspirait pas aux déchaînements de passions. L'atmosphère était douce, amicale et chaleureuse quand les trois musiciens sont venus à l'avant scène, à quelques mètres de nous, avec leurs guitares sèches et leur violoncelle, et ont commencé, sans discours, à chanter. A ce moment, il n'y avait plus que la musique, et la beauté de leurs chansons.

 

 

L'ambiance s'est un peu échauffée quand ils sont retournés sur la scène, ont saisi leurs basses et leurs guitares électriques. Ça a plus swingué quand le batteur est entré. Malgré tout, une douce torpeur avait saisi le public, qui a été lent à se réveiller.

Mais à la fin, il était debout le public. Et l'annonce de la sortie d'un prochain album, si je dois appliquer mon sentiment à ceux qui m'entourait, a ensoleillé cette fin de concert.

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Published by Céline - dans Un peu de musique
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 14:50

regrets.gif"Mes amis, gardez vos vieux amis. Mes amis, craignez l'atteinte de la richesse. Que mon exemple vous instruise. La pauvreté a ses franchises ; l'opulence a sa gêne."

 

Mon regard a été attiré sur ce très court livre par son titre : Regrets sur ma vieille robe de chambre. Il y a dans ce titre une nonchalance, une intimité que je n'imagine pas chez un Philosophe du Siècle des Lumières, créateur de l'Encyclopédie. Quelle relation Diderot entretenait-il avec sa robe de chambre qui l'a poussé à écrire dessus ?

Je ne sais pas ce à quoi je m'attendais - quelque chose de personnel et d'intime, sans doute, mais je ne l'ai pas trouvé. Diderot raconte sa tristesse d'être enrichi et populaire. De généreuses donatrices prennent soin de lui, remplacent vieille robe de chambre et étagères de bois brut, par une confortable tenue pourpre et des bibliothèques de bois précieux.

Las, hélas ! Le philosophe ne se sent pas à l'aise dans ce nouveau luxe, et regrette la pauvreté d'antan.

Je m'attendais à quelque chose d'original, et Diderot me sert un poncif de la philosophie, radoté depuis Sénèque, et auquel seul Rousseau a réussi à donner un peu de corps. Que n'a-t-il refusé ces cadeaux, s'ils le gênaient tant ?

Diderot, dont j'ai pourtant adoré Les bijoux indiscret et La religieuse, chacun plein de verve et de tranchant, semble vieux, dans ce texte, imbu de sa personne et orgueilleux.

diderot.jpgDiderot avec sa "vieille" robe de chambre.

 

Mais, ces Regrets sont suivies d'un autre texte, beaucoup plus long mais au titre moins aguicheur : la Promenade Vernet. Le philosophe raconte son séjour dans le château d'un ami, durant un bel été. Alors que tout le monde s'amuse et se distrait, le philosophe, sérieux et solitaire, se promène avec le pédagogue des enfants de son hôte dans la Nature (visez la majuscule). Le pédagogue soutient que rien n'est plus beau que la nature sauvage ; le philosophe mondain qu'elle est sublimée dans les tableaux de son ami le peintre Vernet. D'où quantité de descriptions de paysages, d'extases subite devant un coucher de soleil, du pré-romantisme larmoyant et lourdingue, où il ne faut pas être très fin pour comprendre que Diderot ne décrit en rien la Nature, mais les tableaux aussi peu naturels que possible de son ami Vernet.

En lisant le texte, je ne connaissais rien de Vernet. Mais les descriptions que Diderot faisait de ce peintre à la mode ne m'ont paru guère engageantes : et des tempêtes par ci, des navires en perdition, des bergères et des belles dames. Le genre de peinture qui m'horripile !!

J'ai depuis été me renseigner sur Vernet, et ce que je vois dépasse mes pires cauchemars :

vernet.jpg

 

Au final, je ressors de ces deux courtes lectures assez perplexe. Elles sont toutes deux assez pittoresques, montrant une face du XVIIIème que je ne connaissais pas : le mauvais goût. Mais elles ont entaché l'image que j'avais d'un philosophe estimé, montrant que finalement, nul n'est parfait.

 

Dernière lecture un peu en retard pour le challenge XVIIIème (la lecture était en 2010, mais le billet a trainé), que je finis ainsi...

défiXVIII

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 21:04

 

Tiphanya lance un challenge pour nous faire voyager : le challenge Récit et carnets de voyages. Composé de plusieurs mini-challenges tous plus évocateurs les uns que les autres (Challenge Yoko-Tsuno, ou Phileas Fogg), il aurait presque pu me faire renoncer à mes bonnes résolutions !

 

Mais j'ai trouvé d'autres challenges pour me faire succomber ...

 

Mimi lance un Challenge des Nobels. Comme j'ai failli le faire cette année aussi, je ne pouvais pas résister. J'étais obligée de m'inscrire !!

Son challenge propose de lire des oeuvres écrites par des Prix Nobel de littérature, entre le 10 Novembre 2010 (et oui, j'arrive un peu tard) et le 7 Octobre 2011, date de la remise du Prix Nobel de Littérature. Elle donne trois niveaux de challenge différent. Comme je suis (un peu) raisonnable, je m'inscris au plus petit des trois : Le Nobel pétillant.

Nobel

Pour l'instant, je me propose de lire :

- Herman Hesse, dont j'avais bien aimé  Le loup des steppes, et adoré Narcisse et Goldmund,

- Faulkner, et son Le bruit et la fureur sur lequel je bloque

- Gabriel Garcia Marquez, que j'aime d'amour et dont j'ai L'incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique dans la PAL.

- et

 

Merkillia lance son challenge Guy Gabriel Kay. De cet auteur, j'ai déjà lu Tigane, que j'ai trouvé original, intelligent et bien écris (plein de choses qui manquent en général aux romans de fantasy ...). Je suis donc tout à fait d'accord pour poursuivre ma découverte de cet auteur, d'autant plus que le challenge est à durée illimitée...

GuyGavrielKay

Je me suis donc inscrite pour le challenge Voyageur, qui consiste à lire (ou relire) et chroniquer ses quatre romans indépendants...

 

L'Ogresse de Paris lance un challenge qui me plait beaucoup : Paris je t'aime. Il s'agit d'écrire des billets qui permettent de découvrir les visages de Paris. Ma chère ville (dans tous les sens du terme) méritait bien ça ! Et je ne pouvais pas passer à côté...

Paris.jpg

 

 

Cryssilda et Emma récidivent leur semaine thématique, en nous conviant cette fois dans les terres glacées du Nord, et peuplée de grands Vikings blonds. Bien que ma participation à la semaine russe ait été pitoyable, je récidive pour cette semaine nordique, en m'inscrivant pour la semaine Valkyrie : 3 billets du grand nord publiés.

nordique

Je pense que je vais en profiter pour lire Pêcheur d'Islande, de Pierre Loti, vous parler un peu de musique, et pourquoi pas un peu de cinéma ?

 

Cette semaine, j'ai assisté au concert de Revolver, au Bouffes du Nord. Je vous en parlerai plus tard, et de mon affection pour cet album, mais je voulais revenir sur la chanson qui m'a fait découvrir cleur album. Album que je réécoute en boucle depuis une semaine ...

 

Ces jeunes garçons (bon, ok, ils ont presque mon âge, mais qu'est ce qu'ils font jeunes, sages et bien élevés sur scène !!) ont un sens de la mélodie impressionnant, une technique incroyable (on sent le travail bien fait ...), une capacité à mêler pop, folk et musique classique fantastique, et trois voix ... splendides.
radioblog
C'était ma participation du mois à la playlist de Leiloona !

 

Sinon, Lancellau cherche des librairies sympas dans la région parisienne, In the mood for cinema donne le trailer du festival My French festival, un festival de cinéma sur internet ; Cédric Ferrand, qui a déjà écrit nombre de nouvelles qui m'ont enchantées, a également commis un roman de fantasy : pour se faire connaître, il a mis le premier chapitre ici, et je vous conseille d'aller le lire.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 10:38

Ma PAL a subi à Noël une attaque de laquelle elle ne se remettra pas. C'est de ma faute aussi : dès qu'on me demande ce que je veux, je sors ma LAL et je fais des sous-listes. Je l'ai donc mise à jour - j'espère que ça ne vous fera pas peur. Moi si.

Si vous avez des lectures communes qui vous tentent, proposez donc en commentaire de ce billet !

 

En effet, je me lance dans de nouvelles lectures communes (comme quoi, une de mes bonnes résolution de l'année sera peut-être tenue !).

lecturecommune1

Au programme :

Pour le 15 Février : Le Moine de Lewis, avec Maggie

Pour le 28 Février : Blonde, lecture commune avec George et Nathalie prévue de longue date et repoussée, repoussée, repoussée par la longueur du roman.

Pour le 1er Mars : lecture commune d'Indiana de George Sand sur Whoopsy-daisy

Pour le 30 Mars : Daniel Deronda, une lecture commune également repoussée avec George, Titine et Penelope

Pour le 15 Avril : Ce que savait Maisie, d'Henri James, avec Anne, Reka et George

Pour le 15 Mai : La Princesse de Clèves, de Mme de La Fayette, avec Anne, Vilvirt, Delphine, Alfie et Karine :)

Pour le 5 Juin : Tous les matins du monde, de Pascal Quignard, avec Anne, Vilvirt, Delphine, et Sabbio

Pour le 15 Juin : Les ailes de la colombe, d'Henri James, avec Anne

 

Si vous voulez vous joindre à nous, ou si vous voulez me proposer de nouvelles lectures communes (ma PAL mise à jour après Noël est là), n'hésitez pas à me laisser un mot dans les commentaires !

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 10:37

dharma_bums.jpgJ’ai entamé Kerouac par Sur la Route que je n’avais pas du tout aimé et ainsi décidé de ne pas poursuivre la découverte de cet auteur et plus largement de la Beat Generation. Puis, au détour d’un Masque et la Plume consacré à la littérature, j’ai appris qu’On the Road ressortait dans une nouvelle traduction beaucoup plus conforme à l’original et notamment basée sur le « rouleau ». Pour la petite histoire, Kerouac qui tapait à la machine trouvait que le fait de changer de feuille toutes les 2 minutes le coupait dans son inspiration et a donc inventé une sorte d’énorme rouleau de PQ de plusieurs centaines de mètres de long sur lequel il a écrit On the Road d’une seul traite.

Intrigué par cette histoire de traduction et de rouleau de PQ géant, j’ai profité d’une petite expédition chez WH Smith pour feuilleter quelques bouquins de Kerouac en anglais. J’ai en l’occurrence été surpris par la qualité et le rythme du style et ai donc empoché The Darma Bums (Les clochards célestes) puis suis retourné chez moi en rasant les murs avec le plaisir coupable de celui qui vient encore d’engraisser sa PAL (la mienne restant nettement moins impressionnante que celle de Céline).

Bon, autant le dire tout de suite, je n’accroche toujours pas trop avec le côté junkie qui pense avoir trouvé l’illumination transcendantale au milieu du jardin de maman et je trouve leurs idées et idéaux débiles et puérils. Je trouve qu’ils feraient mieux de se secouer les puces (vu leur mode de vie je pense d’ailleurs qu’ils en sont couverts), de se laver (pas du luxe) et d’arrêter de se prendre pour la réincarnation de boudha, surtout qu’en plus il est de notoriété commune qu’ils n’ont rien, mais alors RIEN, compris au bouddhisme, leur version étant une sorte de soupe indigeste à base de « crypto christiano bouddhisme mystico panthéiste à la sauce je me révolte contre ma culture puritaine américaine en mode j’aime les petites fleurs et les gentils pipaillons quand je suis pas tellement bourré que j’arrive plus à trouver la bouteille pour continuer à picoler »… ouais tout ça…

Comment vous dire, on a l’impression de se retrouver dans la tête d’un de ces gentils rêveurs qu’on rencontre parfois en soirée quand on a 20 ans ; ces mecs « dans leur trip », généralement tout mous avec un gros spliff entre les lèvres, qui viennent vous expliquer longuement (si vous trouvez pas une bonne excuse vous êtes glués pendant 3 heures) que depuis qu’ils ont lu Kant, un mec génial d’ailleurs (ou n’importe quel autre philosophe ou auteur connu dont Anna Gavalda) leur vie à changé et où vous vous dites, sur la base de vos maigres (en tout cas pour moi) connaissances sur la philosophie en général et sur celle de l’ami Manu en particulier, euhhh c’est moi ou t’as vraiment rien percuté ? Tu l’as lu ou t’as du marshmallow dans le crâne ? Au fait tu fais quoi dans la vie t’es pas étudiant en philo en quand même, rassure moi ? Non ? (in peto – Ouf) … Oui je me disais bien …

Ceci dit et même si les quelques lignes qui précèdent pourraient laisser penser que je n’ai pas aimé ce livre, c’est tout l’inverse : j’ai passé un très bon moment.

L’une des raisons en est que, contrairement à On the Road, les trips junkies sont moins envahissants et peut être plus solaires (principalement du fait du personnage principal, alter égo de Gary Snyder, poète américain qui a un peu gravité autour de la Beat Generation sans réellement en faire partie). L’influence de Snyder se fait sentir notamment par son côté très terre à terre et son amour de la nature qui me semblent canaliser un peu les ardeurs illuminées de Kerouac (un illuminé qui en canalise un autre… tout va bien).

L’un des thèmes principaux de The Darma Bums est la tentative de trouver l’illumination par le retrait du monde dans la nature. A ce titre, on retrouve dans ce roman de nombreux points communs avec le film de Sean Penn, Into the Wild. On doit à cette thématique les meilleurs passages du roman, notamment la vraiment très réussie ascension du Matterhorn Peak ou, à la fin, les passages dans la cabane de garde forestier sur Desolation Peak.

Enfin et surtout, c’est aussi pour moi la découverte du vrai style de Kerouac, lu en version originale. Son écriture est à la fois dynamique, musicale et rythmée. Le tout est totalement erratique et un peu illuminé, à l’image de la personnalité de l’auteur mais donne une vraie consistance et un vrai charme au roman. On est totalement happé par quelque chose qui, dans une large mesure n’a pas réellement vocation à nous intéresser, du moins pour ma part.

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Published by B. - dans Lecture
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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:55

harrypotter.jpg"These are dark times, there is no denying."

Un billet très ancien, qui a été repoussé, repoussé, repoussé à cause des vacances. Voici donc notre avis tardif sur Harry Potter :


 L'avis de Céline (qui n'a pas lu le livre)

J'ai tout bonnement et tout simplement adoré cet opus. Alors que dans les autres films, trop de choses étaient passés sous silence, ce qui rendait le film difficilement compréhensible à tous ceux qui n'avait pas lu (ou oublié) les romans, cette première partie prend son temps, détaille, explique. Bref, le film devient complet et n'est plus qu'une simple mise en image d'une série à succès.
Alors bien sur, 700 ou 800 pages ne se résume pas en deux heures et cela implique de faire deux films. Bien sûr dans tout roman, la première partie est plus descriptive et la seconde comporte plus d'action. Bien sûr cette première partie est lente. Est explicative. Mais c'est justement ce que j'y ai aimé.
Bref, j'ai pris un immense plaisir à voir cette fuite en avant de nos jeunes héros, se débarrassant de leur enfance, de leur passé pour qu'il y ait un avenir (Le tout début, où Hermione ensorcelle ses parents est d'une beauté douloureuse ...). Ces jeunes adultes seuls avec leurs peines, leur doutes, leurs chagrins, et leurs blessures.
L'ambiance est merveilleusement sombre et triste. Des nuages, sortent des ombres mauvaises ; les proches de Voldemors s'infiltrent partout ; on se grime et on se contrefait pour ne pas être reconnu ; les morts et leur souvenir plannent. J'ai adoré voir cette tension monter petit à petit, jusqu'à la dernière scène, où Voldemort atteint enfin ce qu'il cherche.
J'ai également beaucoup aimé le conte sur les trois présents de la Mort, pour de multiples raisons. Le conte me plait beaucoup en lui-même ; je fantasme complètement à l'idée de voir les objets d'un conte ou d'une légende devenir réels ; et la représentation de ce conte est absolument parfaite, belle et épurée à souhait.

Ces aspects très positifs mis à part, je trouve que ce film souffre d'un certain nombre de défaut. Une niaiserie insupportable par moment : franchement, quand Hermione trace une couronne mortuaire blanche au dessus de la tombe des parents de Harry, c'est kitsch ! C'est pas émouvant, c'est pas triste, c'est juste kitsch !
Autre défaut, encore plus grave, l'absence de proportion dans les capacités de nos jeunes héros : ils sont sensés être hyper doués, et nous le démontrent couramment ; possèdent des objets magiques puissants ; se battent contre des proches de Voldemort et gagnent ! Mais quand trois pékins les poursuivent, ils seraient incapables de les ralentir ? Ça n'a pas de sens !
Autre aspect que j'ai adoré au début, et qui a fini par m'ennuyer : les références aux autres films. Si le clin d'oeil à Brazil m'a au début beaucoup plu, j'ai fini par trouver que le réalisateur s'appuyait trop sur cet aspect plutôt que de développer un imaginaire personnel. Et les références au Seigneur des Anneaux et à l'Anneau ! De plus, je pense que c'était réellement la référence à ne pas faire. Les deux histoires sont beaucoup trop proches, on ne peut pas s'empêcher de faire la comparaison, aux détriments d'Harry. Dommage de ne pas avoir cherché plus d'inovation !
Ces quelques reproches mis à part, j'ai passé un excellent moment en voyant ce film, et attend maintenant avec impatience la sortie du second volet !

 

 

 

 

L’avis de B :
Bienvenue dans la bande annonce la plus longue de l’histoire du cinéma. Ce film dure 2h25 et globalement il ne s’y passe pas grand-chose. C’est là tout le problème d’avoir coupé le dernier opus en deux : on met tout en place dans le premier et tout se dénoue dans le second ...
Alors oui c’est Harry Potter donc forcément l’univers est sympa, en plus ils ont les moyens donc l’image est belle, les paysages superbes, les effets spéciaux pas mal etc. mais ce n’est pas assez pour faire un bon film. C’est aussi un peu dommage qu’avec tout cet argent ils ne soient pas capables de se payer un metteur en scène convenable parce que David Yates nous rend une sorte de super production filmée comme une série TF1 là ou l’on aurait pu attendre quelque chose qui ait l’intensité d’un Seigneur des Anneaux. Tout est un peu trop gris, donc à la fin légèrement plat, on ne s’arrête devant aucune grosse ficelle (Hermione qui fait pousser une chouette petite guirlande fleurie sur la tombe des parents d’Harry, la mort d’un truc chose en images se synthèses qui dégage à peu près autant d’intensité que la première fois ou vous avez écrasé une fourmi, une sorte de petit cartoon kitsch au moment ou on nous lit le conte sur les Reliques de la Mort (si vous avez vu Kill Bill vous savez ce que peut donner une bonne utilisation de ce procédé), etc.
C’est très dommage parce que le dernier opus de la saga reste bon (le livre), c’est dommage car certains aspects auraient pu être développés : le ministère de la magie aux mains de fascistes et toutes les atrocités qui en découlent aurait pu être un peu plus développé ne serait-ce que pour sensibiliser les spectateurs à une problématique pas si neutre avec la montée de l’extrême droite en Europe et pas si neutre non plus dans l’évolution de la saga. Alors on a certes quelques clins d’œil à Brazil qui lui traite sérieusement du sujet mais c’est bien peu. Au final, alors que le monde entier vit un cataclysme on passe notre temps à scruter les petites émotions de nos trois héros obligés de fuir et se cacher. C’est dommage de ne pas passer plus de temps à montrer ce qui les pousse à un tel exil, de montrer pourquoi Ron est aussi inquiet et écoute la radio la terreur au ventre à l’idée d’entre le nom de son père ou sa mère cité parmi les rebelles éliminés…
Enfin, certaines références au Seigneur des Anneaux sont trop claires (le Horcrux autour du cou qui vous rend tout dépressif parce qu’il est maléfique …). Cela ne m’avait pas particulièrement dérangé dans le livre mais là on s’appesantit tellement sur le sujet que ça finit par faire un peu trop.
Bref, malgré tous les défauts que je viens de pointer on passe tout de même plutôt un bon moment parce que l’univers est bien, que les images sont belles et aussi beaucoup grâce au charme des acteurs mais franchement, nous sortir 2h25 d’intro pour un film qui sortira dans six mois, c’est tout de même un peu fort de café.

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Published by Céline - dans Cinéma
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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:00

Premieresannees.jpg"Mais lorsqu'on ne conçoit, comme il est arrivé chez nous jusqu'à cette heure, l'existence d'une femme que d'une manière toute relative, dépendante, impersonnelle en quelque sorte et subordonnée, quel esprit veut-on qui préside à l'éducation des filles ? Que pourrait-on leur enseigner sérieusement, solidement, quand on suspends toute leur destinée aux bienséances éventuelles d'un mariage tout de circonstance ? quand l'intelligence peut devenir une difficulté, la raison un obstacle, la conscience une occasion de lutte ou de révolte, dans une existence  où l'on ne peut prévoir d'autre vertu que la docilité au maître, la résignation au sort, quel qu'il soit ? Que dire, qu'enseigner dans de telles éducations, qui ne soit puérilité, futilité, vanité qu'un souffle emporte ?"

 

Marie d'Agoult est une de ces bas-bleu du XIXème siècle : une femme vive et intelligence qui s'estimait aussi digne qu'un homme de prendre la plume. Une sorte de George Sand avec qui elle partage un nom d'auteur masculin (Daniel Stern), une histoire sulfureuse avec un musicien (Frantz Listz pour Marie) avec qui elle s'enfuit et a quatre enfants.

George et elles sont longtemps écrit, pleines d'une admiration mutuelle ; mais leur rencontre mis fin à leur amitié : "plus naturellement douée, George Sand souffre rapidement de la raideur raisonneuse de Marie d'Agoult et de ses poses de femme du monde, tandis que cette dernière se montre jalouse de l'ascendant naturel que la forte personnalité de Sand exerce sur tout le monde, Liszt compris."

Lorsque Sand publie son journal, Marie d'Agoult décide que sa vie vaut bien la sienne et se met à la rédaction de ses mémoires. Ce sont les premières pages, de sa naissance à son mariage, que nous permet de lire la petite édition que j'ai entre les mains.

 

"Le jour suivant, je fut plus hardie ; sur un rayon le mieux à portée de ma main, je pris un volume, le plus petit, le plus joli ; je l'ouvris. Il y avait une gravure en tête ; c'était Le Diable amoureux, de Cazotte ; ç'aurait pu être pire."

 

Cette lecture me laisse avec des sentiments mitigés. J'ai d'une part l'impression d'avoir plongé en plein dans la vie d'une petite fille (riche) de la première partie du XIXème - une chose passionnante ! Des relations avec son père, de la question de son éducation, de ses sentiments religieux, de ses premières lectures, de sa puberté ou de la vie dans un couvent de jeunes femmes, je n'ignore plus rien. Et j'avoue que cette immersion m'a énormément plu : Marie est une femme intelligente, en avance sur son temps, au regard perçant sur ceux qui l'entourent, et ces pages s'enrichissent de ses observations. Les quelques pages sur l'hygiène au sein du couvent du Sacré-Coeur ouvrent les yeux sur le XIXème siècle : le corps, c'est le mal, donc il ne faut pas s'en occuper, et donc par exemple, pas le laver ...

Marie_d-Agoult.jpg

Et en même temps, la personnalité de Marie transparait à toutes les pages ... Je croyais l'aimer, car la Béatrix de Balzac que j'adore est inspirée d'elle, mais dès les premières pages, j'ai eu envie de la baffer.

C'est pas la modestie qui l'étouffe, la chère Marie ! Persuadée de descendre d'une des familles les plus nobles de France du côté de son père et d'une des famille les plus estimées de Francfort du côté de sa mère, elle nous le fait savoir - et pas qu'un peu ! Sa rencontre avec Goethe à l'âge d'une dizaine d'année est environnée d'une aura romantique très lourde ; la description des invités prestigieux de sa grand-mère dans sa maison de Francfort est complaisante à souhait. Elle s'étend si longuement sur la perfection de son enfance qu'on a envie de rayer de la carte le château de famille.

En deux mots comme en cent : Marie d'Agoult se sentait supérieure à tous et à chacun, et elle n'éprouvait aucun remord à montrer son orgueil.

 

Conclusion : c'est un petit livre à la fois très intéressant, et profondément agaçant. Je n'ai aucune envie de lire la suite de ses mémoires (et en plus, cette c*** a connu Balzac, Hugo, Dumas, Rossini, Chopin, et les autres, je suis certaine qu'elle s'en vante comme si c'est elle qui les avait créés !), mais j'ai passé un agréable moment deux cents ans en arrière durant ma lecture.

 

Lu dans le cadre du challenge Dame de lettres !

dame d11Et elle est enterrée au Père Lachaise ... (j'irais voir sa tombe, un de ces jours... Je suis certaine que c'est un truc très romantique et très lourd...)

deadauthor

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Published by Céline - dans Lecture
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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 15:42

Première résolution : me remettre à tenir ce Top Ten Tuesday ! Et comme cette semaine, il tombe sur les bonnes résolution blogo-littéraires que je suivrais en 2011 - ou pas, on est tout à fait dans l'ambiance de Janvier et de ses bonnes résolutions...

 

bookcase


Alors, ce Blog Bleu, que lui réserve la nouvelle année ?

 

Résolution n°1 : le tenir sans faille, et à un rythme régulier. L'an dernier a connu quelques périodes de baisse, pendant lesquelles je l'ai abandonné. J'aimerais beaucoup qu'en 2011, je parvienne à écrire un billet par jour, ou tous les quelques jours, sans flancher.

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? Parce 2011 va être l'année où je vais aussi rédiger ma thèse. Et que je pense que ma période de rédaction sera assez dense. Et que je ne vais donc pas beaucoup lire, et encore moins avoir envie d'écrire durant mes loisirs...

 

Résolution n°2 : écrire mes billets sitôt que j'ai reposé le livre, afin d'avoir l'histoire et mes impressions encore toutes fraîches dans la tête.

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? Parce que je suis une procrastinatrice invététérée.

 

Résolution n°3 : cesser d'acheter des livres et baisser ma vilaine PAL, et plus-vite-que-ça-non-de-dieu !

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? Parce qu'acheter des livres est un plaisir presque aussi grand que celui de les lire. Et parce que j'aime ma PAL, en fait, j'aime avoir tous ces livres et toutes ces rencontres qui m'attendent ...

 

Résolution n°4 : ne plus me laisser tenter par le moindre petit challenge qui passe. Ca fait tellement, que je ne me souviens même plus de ceux auxquels je m'inscris... Heureusement, que j'ai ma liste des challenges en cours et passés, sinon, je serais encore plus perdue.

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? Parce que tant que je serais sur la blogosphère, je serais tentée par toutes les idées originales des autres blogueurs, et parce que tant que les dits-blogueurs feront des logos aussi charmants, je n'aurais aucune raison de ne pas m'inscrire...

 

Résolution n°5 : écrire plus de billets scientifiques. Et d'autant plus que l'actualité dans mon domaine est en ce moment florissante. J'ai laissé passer le "brouillon" de génome de Néanderthal (mais j'aime pas être méchante en public), je suis en train de laisser passer des articles sur la domestication des chevaux, sur la découverte d'une nouvelle espèce humaine. Qui sait, peut-être n'écrirai-je même pas de billet sur mon prochain article ?

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? Parce que même quand j'ai lu et que je connais par coeur les articles dont je veux parler, préparer un article scientifique prend un temps fou. Et je ne suis même pas sure d'être intéressante, car peu de gens réagissent sur ces articles...

 

Résolution n°6 : ne pas laisser le blog m'imposer des lectures - et surtout m'empêcher.de lire certains livres. Pour continuer à avoir du matériel, j'ai remarqué que depuis le début de ce blog, j'ai tendance à lire surtout des livres courts, qui peuvent se lire en quelques heures, plutôt que les gros pavés avec lesquels j'aime passer du temps.

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? L'attrait du bouton "Publier l'article", et le bonheur d'échanger avec des amis sur le blog...

 

Résolution n°7 : me relire avant d'appuyer sur le bouton "Publier l'article", afin d'éviter fautes d'orthographe, oublis de mot, et phrases non-sensiques.

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? J'ai horreur de me relire... Si je me mets à me relire, je ne publierai plus rien.

 

Résolution n°8 : réussir mes challenges.

Pourquoi ne je ne la tiendrai pas ? Vous avez vu la taille de ça ? Ça m'effraie !!

 

Résolution n°9 : lire, même à la maison. Je lis principalement dans les transports (2h30 par jour quand tout va bien, ça me laisse du temps). Malheureusement, dès que j'arrive à la maison, je pose le bouquin et me précipite sur le PC. Alors même que j'aurais peut-être préféré lire !!!

Pourquoi je ne la tiendrai pas ? Parce que mon google reader est toujours en train d'exploser, que j'ai des billets à écrire, des post à faire sur whoopsy-daisy, que j'ai toujours du temps à perdre sur facebook. Et parce que la dernière extension de World of warcraft est sortie en Décembre, et que j'ai envie d'y passer du temps...

 

Résolution n°10 : continuer les lectures de groupe. C'est hyper motivant, c'est rigolo, ça permet de sortir des livres de la PAL qu'on aurait pas eu envie de lire, d'échanger des impressions quand elles sont toutes fraîches. Bref, un bonheur !

Pourquoi ne la tiendrai-je pas ? Mais je compte bien la tenir, celle là !!

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 19:57

pierreetcendre.jpeg"Telle est notre fin à tous,  si fiévreusement qu'ait battu notre coeur, et qu'aient été rythmées nos vies. Qui peut jamais savoir quelles histoires, quels désirs et consupiscences, quelles amours, quels appétits, quelles déceptions se désagrègent en même temps que nos os sous le tertre du sépulcre ?."

 

J'ai failli être en retard pour la lecture commune, et sans le message de George sur facebook d'hier soir, j'aurais complètement oublié cette lecture commune... Heureusement, De pierre et de cendre se lit vite et j'ai pu rattraper mon retard sans peine. Ca sera la première fois que j'écris un billet aussi vite après avoir lu un roman (une bonne habitude à prendre pour l'année 2011 ?) !

 

De pierre et de cendre est racontée par Samuel Godwin, jeune peintre débutant embauché comme professeur d'art de deux demoiselles, Elinor Juliana et Marianne, et par Charlotte Agnew, leur demoiselle de compagnie. Dès les premiers pas de Samuel dans le domaine, nocturnes comme il se doit, Marianne lui tombe dans les bras, victime d'une terreur incommensurable et craignant le terrible Vent d'Ouest...


"Une femme se jette sur moi. Un sourire de circonstance étire ses lèvres peintes. Son foulard noué avec art est fermé par une broche. Combien de fois ai-je du me coltiner ce genre de sangsue ?"


Autant être clairs dès le début : je n'ai pas aimé ce roman. D'ailleurs, je me doutais que ce serait le cas, car je l'avais commencé il y a quelques temps, et arrêté dès le prologue, agacée par le style. C'est d'ailleurs pour cette raison que je m'étais inscrite à la lecture commune, en espérant que la compagnie des autres me motiverait.

Ce roman est d'une lecture extrêmement aisée et j'ai, cette fois, pu donc passer sans mal le prologue. Malheureusement, mon avis sur le roman n'a pas changé : c'est un pastiche de roman victorien, et même pas très réussi...

Attention : des spoilers risquent de suivre ...

Ca commence comme une copie de Raison et sentiments : deux soeurs de caractère opposé, deux orphelines (mais de mère, cette fois-ci), dans une demeure splendide, et l'ombre d'un amant enfui. Puis, il continue comme un roman gothique : un secret entache la maison. La mort de la mère est bien mystérieuse, et Marianne rôde la nuit dans les couloirs sombres... Malheureusement, le gothique demande des ténèbres, des questions, des secrets, et ceux qui sont dans ce roman s'éventent vite. Et ça se termine ... en vilain fait divers, assez plat et relativement prévisible.

On ne retrouve nulle part les personnages véritablement odieux ou véritablement angéliques que j'aime revoir dans les romans victoriens. Le père même apparait plus comme un pauvre type que comme un monstre. Il n'y a que pour le sculpteur, Waring, que j'ai ressenti une véritable émotion, son passage dans le livre créant comme une fenêtre d'air frais.

Quand aux coïncidences, elles sont trop nombreuses, et le personnage de Charlotte en devient presque ridicule. Certains événements se produisent à point nommé ; on ne comprend pas pourquoi elle prend conscience de certains faits à certains moments ; et la révélation de sa parenté avec les deux jeunes soeurs ne sert absolument à rien.

 

Quant à l'épilogue, je les trouvé de trop. J'eu préféré amplement qu'on laisse du répit aux personnages après les événements du roman, plutôt que de nous les montrer vingt ans après, dans un bonheur qui me semble finalement surfait. Et d'autant plus qu'un drame les touche, terrible et presque sans espoir : la vie d'un jeune homme de vingt ans réduit par la guerre à un état de légume.

Pour être tout à fait honnête, la page du Times qui clot le roman m'a beaucoup plu : cette simple page aurait remplacée à merveille l'épilogue ! (et, l'avouerais-je ? Elle semble si vraie que j'ai été chercher sur le web si une bio de ce Samuel James Godwin existait ...)

 

Je suis d'autant plus déçue par cette lecture que certains passages sont réellement bons. En particulier, ceux flirtant avec l'art, la description des trois Vents, ou le regard du jeune peintre sur la maison qui l'entoure m'ont touchée. Mais les personnages manquaient trop de corps pour me permettre d'entrer dans cette histoire...

 

Ce roman a été lu en lecture commune avec George, Syl, Miss Alfie, Hélène, Vilvirt, Lael, Karine...

lecturecommune3

 

Il rentre dans le cadre du challenge Néo-victorien

challengeneovic

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 16:16

Normalement, ce billet aurait du être publié le 24 Décembre. Et puis ... j'ai été prise d'une paresse indescriptible, dont je ne suis pas sure d'être sortie, d'ailleurs. Et comme Noël a été suivi d'une période de vacances à l'étranger, avec une visite de Vienne et de Prague, le voilà donc retardé de deux semaines...

J'en profite donc pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2011. Qu'elle soit fertile en belles lectures, et découvertes passionantes, et en joies de toute sortes !

 

Mais que s'est-il passé ces derniers temps ?

 

Soukee, forte du succès de son challenge Bienvenue en Inde, récidive en 2011, avec une organisation encore plus originale : L'Inde en fête. Elle et Hilde ont choisi 5 jours de fêtes indiennes, et attribué à chacune de ces cinq journée un thème.

Par exemple, le 12 Février, c'est la journée de critique d'un roman indien. Et en Juillet, celle d'un film de Bollywood.

Je n'en suis pas, mais je trouve cette idée vraiment intéressante !

 

Un autre challenge auquel je ne participe pas (bien qu'à mon avis, je vais quand même le faire sans le vouloir) : le défi des 1000, proposé par Fattorius. Le but est de lire un roman de plus de 1000 pages lors de l'année 2011.

 

Direction le Sud avec le challenge Autant en emporte le vent d'Evy. Je ne m'inscris pas, bien que j'aimerais lire un jour cette oeuvre mythique, mais ma PAL a eu tellement mal à Noël (et j'ai été tellement heureuse), que je préfère ne pas me lancer dans des défis de ce genre !

Edelwe propose elle de rendre hommage à l'auteur Pierre Bottero, en lançant un challenge dédié à cet auteur.

 

Et comme ma capacité de résistance est bonne en cette nouvelle année (j'ai pris de bonnes résolutions* qui tiendront, hum hum, le temps qu'elles tiendront, je ne m'inscris pas non plus au challenge Sherlock Holmes, organisé par Filipa.

Et pourtant, les logos en sont mignons à croquer !

 

*Bonnes résolutions ayant à voir avec une augmentation conséquente de la PAL liée à Noël. En décembre, quand les gens me demandaient ce qui me ferait plaisir, je répondais systématiquement en sortant mon carnet avec ma LAL. Et comme j'ai été exaucée...

 

En revanche, mes bonnes résolutions ne peuvent jamais tenir à Whoopsy-daisy : Damien organise un challenge Roman néo-victorien, dont le but est de lire des romans contemporains, mais qui font référence aux grands romans anglais du XIXème siècle.

Comme je suis encore un peu raisonnable, je craque pour le mini-challenge Servante victorienne, avec trois romans à lire...

challengeneovic.jpg

 

Télérama propose deux places dans son jury littéraire chargé de récompenser le meilleur roman paru durant l'hiver. Pour participer, il suffit d'écrire une courte critique (1500 à 2000 mots) concernant un des romans de leur liste et d'être sélectionné.

 

Lu dans Le Monde vendredi - et c'est une merveilleuse nouvelle : la chanson Comme un Boomerang, que j'adore déjà quand elle est chantée par Dani et Daho, a en fait été écrite par Gainsbourg (ce que je ne savais pas), et une version où il la chante est disponible ici. Elle est un peu compliquée à obtenir, mais ça vaut le coup !

Aller, pour le plaisir :

 

Question cinéma, quelques nouvelles.

Une adaptation de Le Moine, de Matthew Gregory Lewis, un livre culte du courant gothique, par Dominik Moll, et avec Vincent Cassel dans le rôle titre. Je n'ai jamais lu ce roman, mais je compte profiter de cette adaptation pour le découvrir...

Les Mystères de Lisbonne, ce film fleuve qui a fait mes délices, a été récompensé par le Prix Louis Delluc, devant des films aussi célèbres que The ghost-writer, La Princesse de Montpensier ou Des Hommes et des Dieux. Je vous conseille encore une fois de guetter la sortie de ce film sur Arte...

 

Sinon, j'ai découvert une boutique merveilleuse, grâce à Camille : Out of Print. Nan, franchement, c'est la classe, non ?Tshirt.jpg

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Janvier 2013

Lecture commune approximative : Imposture, de Benjamin Markovits, avec George

 

9 Janvier 2013

Lecture commune : Silvia's lovers, de Gaskel, avec Titine

 

20 Janvier 2013

Lecture commune : Les Chouans, de Balzac, avec Maggie, Nathalie , Cléanthe et Marie

 

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4 Mars 2013

Lecture commune : Le temps des métamorphoses, de Poppy Adams, avec Tiphanie, Soukee et Titine

 

Mars 2013

Lecture commune : The scarlett letter, de Nathaniel Hawthorne, avec Noctenbule et Titine

 

Mars 2013

Lecture commune : Quelle époque !, de Trollope, avec Adalana, Shelbylee, Maggie et Titine

 

Avril 2013

Lecture commune : Les vagues, de Virginia Woolf, avec Cléanthe , Anis et Titine


21 Juin 2013

Lecture Commune : Petite soeur, mon amour, avec Valérie

 

 Juin 2013

Lecture de L'Argent, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Juillet 2013

Lecture de La débâcle, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Août 2013

Lecture de Le Docteur Pascal, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

7 Novembre 2013

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