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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 10:39

Tout petit blablatage, cette semaine - mais un blablatage hebdomdaire, ce qui est un meilleur rythme que ces dernier temps...

 

Pour la troisième année consécutive, Emily relance le challenge New-York en littérature. Et comme durant deux ans, ce challenge m'a permis de faire de belles découvertes, je ne pouvais pas ne pas m'y relancer !

ny-2013.jpg

Et le logo, à l'image de ce que la ville vient de subir cette semaine, est magnifique et terrible...

En revanche, ma PAL s'épuise dans ce challenge : je l'ai bien vidée cet été de romans qui y participaient. Quelle dommage, je vais devoir la remplir de nouveau ... !

 

 

Adalana organise une lecture commune de The Perks of being a wallflower, de Stephen Chbosky en honneur de la sortie du film, le 19 décembre 2012. C'est un roman et une lecture que je vous conseille chaudement, l'ayant adorée. C'est plein de finesse et d'intelligence, un régal !

 

Après le pirch dans le blablatage précédent, voici la couverture du prochain roman de Neil Gaiman : The ocean at the end of the lane, prévu pour mi-Juin 2013, d'après Aidan Moher.

the-ocean-at-the-end-of-the-lane-by-neil-gaiman.jpeg

Je ne sais pas vous, mais je suis déjà conquise - ce qui me donne très très très peur d'être déçue quand j'aurais l'objet entre mes mains...

 

Sinon, Urgonthe a lu La conquête de Plassans de Zola et en tire un parallèle intéressant avec les Barchester Towers, de Trollope ;La ruelle bleue a interviewé Claire Keegan

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 08:45

Testofsorrow.jpg"Instead, think of all your worst anxiety and fears, all the one you ever had, from the pot you suspect you left to boil dry, to the clatter that is surely the sound of a housebreaker outside your room, to the vision of there being a hell, but no God. And imagine they were all true, all along."

 

The Taste of sorrow est une biographie romancée des soeurs Brontë mais extrêmement bien documentée. L’auteur s’est imprégnée de La Vie de Charlotte Brontë, d’Elizabeth Gaskell et du Monde infernal de Branwell Brontë de Daphnée du Maurier pour décrire l’atmosphère de Haworth. Cependant, plus que des faits, Jude Morgan cherche à retranscrire les émotions, les sentiments qui ont traversé la vie de Charlotte, Emily et Anne, sans oublier les trop tôt décédées Maria et Elizabeth, le frère adoré Branwell, et le père aimé et craint.

Le style est très simple à lire en anglais, mais très enlevé et puissant. J'ai souvent été au bord des larmes, souffrant avec elles des pertes qui parsèment la vie des soeurs Brontë. Que la santé était précaire, à cette époque !! Que la vie était fragile !

Ce livre retranscrit aussi magnifiquement l'enthousiasme de la création et cette attirance puissante qu'est celle du "monde infernal" de l'imagination. Dans un esprit si fertile, le monde imaginaire, le monde virtuel, est plus vivant que le monde réel.

Parmi les trois sœurs, Emily, à fleur de peau, m’a beaucoup touchée. Cette biographie m'a donné envie de relire Wuthering Height, avec la vision de cette jeune femme mince et altière devant moi. Même si j'avoue que c'est de Charlotte que je - et sans doute l'auteur aussi - me suis sentie le plus proche. On y retrouve tellement Jane Eyre, déchirée entre sa morale et son âme plus grande que nature.

 

Lu en anglais

Lirenanglais

Lu dans le cadre du challenge Un Automne avec les soeurs Brontë

 

Lu dans le cadre du challenge victorien

victorien

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:53

InterviewwithaVampire.JPG

Dans les années 80, dans une ville illuminée et dynamique, dans un bureau blanc et épuré qui surplombe la rue, une interview a lieu. Entre un témoin, et un vampire. Blond, blanc (déjà, le maquillage farineux), beau (Brad Pitt, quoi), mystérieux et fascinant.

Avant d'être un vampire, Louis était un propriétaire terrien du sud des Etats-Unis, près de la Nouvelle-Orléans, rendu inconsolable par le décès de sa femme tant aimée. Avant sa rencontre avec Lestat, il écumait les lieux mal-famés à la recherche d'alcool, de prostituées, avec lesquels oublier sa douleur. Lestat lui promet l'ultime jouissance : la mort sans la mort, l'immortalité qui se nourrit de la mort des autres. Mais est-ce la solution à la dépression de Louis ? Comment se satisfaire d'un plaisir égoïste, sadique, qui vide la vie d'un autre ? N'est-ce pas la pire des malédictions, celle d'être un vampire empathique ?

 

Entretien1.jpg

 

C'est un film qui me laisse un sentiment mitigé. J'ai adoré l'histoire. J'ai adoré l'ambiance, cette Nouvelle-Orléans aux mythes puissants, à l'atmosphère humide et lourde, la sensualité qui se dégage de chaque scène. Je meurs d'envie maintenant de lire le roman d'Anna Rice dont il a été tiré, peut-être en espérant y retrouver ce quelque chose qui m'a tant plu dans  Les contes de la fée verte de Poppy Z Brite

Les acteurs aussi sont excellents. Si Brad Pitt est parfois un peu terne, un peu trop guindé, digne, vampiresque, Tom Cruise est excellent. L'a priori que j'avais de cet acteur – un acteur de films d'action sans beaucoup d'intérêt – s'est révélé totalement faux. Il est brillant, il est juste, il est séduisant et dangereux en même temps. Et la révélation, Kirsten Dunst à peine sortie de l'enfance, la même petite fille qui jouait dans Little Women, mais en vampire capricieuse et séduisante, magnifiquement manipulatrice. Déjà un talent.

Ceci mis à part – mais le scénario, l'ambiance et les acteurs ne sont-ils pas la part la plus importante d'un film? - le film peine à me convaincre. Il est filmé sans finesse. Les effets spéciaux sont souvent grotesques. Les décors font bas de gamme, comme le maquillage, parfois désastreux. Et certaines scènes font plus rire que pleurer – leur but initial.

 

Entretien2.jpg

 

Est-ce un film majeur qui a mal vieilli ? Sans doute, mais c'est là qu'on reconnaît les chefs-d’œuvre : ils vieillissent sans peine. Entretien avec un vampire n'en est pas un.

 

Vu dans le cadre du challenge Halloween 2012

Halloween

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 17:00

DaddyLongLegs.jpg"Everybody likes a few surprises; it's a perfectly human craving. But I never had one until Mrs Lippett called me to the office to tell me that Mr John Smith was going to send me to college."

 

Judy Abbott a vécu toute sa jeune vie dans un orphelinat et son avenir n’est guère plus brillant que son enfance : elle est promise à travailler au sein de cet orphelinat. Jusqu’au jour où un des riches donateurs de l’orphelinat, séduit par une de ses rédactions décide de lui payer l’université, afin qu’elle devienne écrivain. Deux conditions à ce miracle : qu’elle lui écrive chaque mois une lettre, afin qu’il puisse juger de son talent d’écrivain – lettre à laquelle il ne répondra pas ; et qu’elle ne cherche jamais à connaître son nom. Pour elle, il restera Mr John Smith, un nom qui ne lui plait pas du tout et qu’elle rebaptise en Mr Daddy Long Legs,  terme anglais pour les faucheux, ces grandes araignées maigres à grande jambes. Car c’est bien à ça que la silhouette de Daddy Long Legs lui a fait penser quand elle l’a vu, de loin, repartir de l’orphelinat.

Trois années d’université, la découverte de la littérature, la découverte de l’amitié, la découverte de l’amour. Une jeune fille qui grandit, qui développe son caractère, ses colères envers son « Daddy Long Legs » qu’elle aime malgré tout – car qui peut elle aimer d’autre ?, ses peines, ses joies et sa liberté.


Voici un très joli roman, que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. Judy est une interlocutrice vive, gaie, joyeuse et sa description du pensionnat est originale. Alors que, dans la plupart des récits de ce genre, le narrateur regrette se vie d’avant, sa famille et met un peu de temps à s’habituer à la vie en communauté, Judy est tout le contraire : la vie en communauté, après 15 ans d’orphelinat, elle connaît et il n’y a rien, ni directrice bienveillante, ni amie d’enfance qu’elle regrette.

Cette sorte de virginité facilite encore l’identification à l’héroïne. A travers ses yeux, nous découvrons ce monde, nous nous attachons à ses camarades et, hélas, ce qui n’a pas du tout marché chez moi, nous ne tombons pas amoureuse.


Car c’est là le seul reproche que je ferais à ce livre : l’histoire d’amour. Il est difficile de la critiquer sans en dire trop, mais elle m’a semblé vraiment mal ficelée. Et gênante, à la fin, quand une sorte de tabou tombe. Dommage, car je suis sortie du livre avec un goût amer, alors que tout le reste est un régal !

 

 

Lu dans le cadre du challenge Une rentrée en pensionnat sur whoopsy-daisy

pensionnat2

 

Lu dans le cadre du challenge Cartable et Tableau Noir

CartableTableauNoir

Lu en anglais

Lirenanglais

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 23:50

Cryssilda et d'autres se sont émues des difficultés de la librairie russe de Paris, La librairie du Golbe. C'est pour ça qu'avec Titine, elle lance un challenge de littérature russe, pour tout l'hiver !

Russe.jpg

Le but est de lire des romans russes, dont certains en lecture commune. Je lirais bien La fille du capitaine, de Pouchkine, qui réside dans ma PAL depuis des lustres !

Qui se joindrait à nous ?

 

Un autre challenge m'a beaucoup tentée : Au service de ... Il s'agit de "surfer" sur la vague Downton Abbey, en s'intéressant aux oeuvres mettant en scène des domestiques.

AuServiceDe.jpgPar prudence, je ne me suis inscrite qu'en Jeeves (2-5 oeuvres avant le 10 Septembre 2013), mais qui sait ? Je me laisserai peut-être tenter pour plus ...

 

D'autres challenges sont également sortis en cette période pré-hivernale : Lili Galipette propose ainsi qu'on se choisisse un animal totem et que l'on lise des romans qui y font référence.

Quant à George, pour rendre hommage à George Chaulet en lisant des Fantômette, auteur dont Méloë aussi souhaite parler.

 

Une excellente nouvelle est parvenue à mes oreilles : le prochain roman de Neil Gaiman va bientôt être publié. Il s'appelera The ocean at the end of the lane, et le pitch en est gaimanesque à souhait. Vous aurez plus de détails chez Aidan Moher.

J'ai hâte !

 

Titine est en pleine période Gaskell - et elle souhaite nous faire participer ! Après sa lecture des Confessions du Dr Harrison, elle organise deux jeux concours.

Le premier porte sur Nord et Sud, un roman magnifique, un croisement entre Austen et Zola - totalement swoonant. Pour celui-ci, vous avez jusqu'au 23 Janvier pour participer. Le second porte sur deux chroniques de la vie villageoise, la merveilleux Cranford, et Les confessions du Dr Harrison, justement. Pour ce second, il vous faudra répondre aux questions avant le 1er Novembre.

 

Sinon, Maggie nous parle de Flaubert ;Phooka propose d'interviewer Bénédicte Taffin ;Tor s'intéresse aux vaporistes (ie amateurs de steampunk) en France ; Titine, qui a déménagé, a été voir l'expo sur les Impressionistes et la mode ; InColdBlog a lu Bouquiner d'Annie François, qui décrit très bien la physiopathologie du lecteur ou de la lectrice ; Gromovar donne le planning des futures Utopiales ; Urobepi a participé à une visite sur les traces de Mme de Sévigné et nous parle aussi de son cousin Bussy-Rabutin ; Alexandra Bourdin a vu North and South et en fait une très jolie analyse ; Yspadadden a lu Médecin des morts de Philippe Charlier, auteur de Male Mort que j'avais adoré.

Et surtout, Morgouille a besoin de notre aide pour son mémoire : juste un petit questionnaire à remplir !

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 08:00

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé musique ici, plus par timidité sans doute que par manque de matière, car les disques qui ont charmé mes oreilles ces derniers temps sont nombreux.

Mais quel est l’intérêt de dire que le second disque de The XX est aussi magnifique que le premier, auquel il ressemble beaucoup (trop ?) ; que Grizzly Bear est un album avec de très jolies chansons (même si je ne le mettrais pas au niveau stratosphérique auquel le mettent certains) ; que je découvre Françoiz Breut avec son quatrième album et que c’est magnifique et que je ne comprends pas comment j’ai pu ne pas la connaître avant. Quoique, pour cette dernière artiste, je repasserai.

 

Mais c’est de La Féline que je veux vous parler aujourd’hui, et de son dernier album Wolf & Wheel. Album étrange, varié, variable, fantasque, dont toutes les chansons ne me plaisent pas mais dont certaines me séduisent et m’emmènent très très loin.

La première chose qui frappe en écoutant La Féline, c’est la voix de la chanteuse, Agnès Gayraud. Cristalline, pure, frêle, émouvante. Cette voix qui semble plus féérique qu’humaine est la première ouverture vers ce monde fantastique que dévoile La Féline à nos oreilles.

 

 

 

Petit à petit, l’ambiance folk américain mâtiné d’électro nous emmène dans un monde lointain, sauvage, vierge, innocent comme une bête féroce. Avant la découverte finale, si étrange, si surprenante, la reprise d’une chanson si traditionnelle, si française, si délicate comme un marquis en perruque poudrée, mais ornée par la voix d’Agnès Gayraud et par l’arrangement qui fait ressortir la violence shakespearienne de la chanson.

 

 

Outre celle là, mes préférées sont La peur et le courage, Mystery Train, Johnny Remember me, et Into the Night, mais je vous conseille d’écouter l’album en entier : son atmosphère se construit pas à pas, chanson après chanson.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 17:32

LittlePrincess.jpg"I was wondering, " she said in a low voice, "what my papa would say if he knew where I am tonight."

 

Londres, un matin d’automne. La petite Sara Crewe le cœur gros : son papa chéri, tant aimé, va la quitter pour retourner en Inde en la laissant dans la pension de Miss Minchin, dans Londres la brumeuse. Mais le Capitain Crewe a tout fait pour que le séjour de sa Little Missus se passe bien : le luxe de sa chambre fait l’émerveillement de tous, et sa poupée Emily l’aidera à passer les heures solitaires. Même la rigoureuse Miss Minchin s’attendrit pour la fillette, si riche et si bien élevée qu’elle en gagne le surnom de Princess Sara.

Mais Sara est une petite fille fort raisonnable, aimable et généreuse, qui sait quand l’amitié est réelle ou factice.

Alors, quand son père meurt en la laissant ruinée, Sara n’est pas étonnée de se retrouver transformée en bonne à tout faire dans un grenier glacial. Mais c’est tellement dur de rester une princesse dans ces conditions…

 

C’est le roman de mon enfance. Avec quelques Jules Verne, certes. Mais Petite Princesse, je l’ai relu tant de fois, que je le connaissais par cœur. Le Londres dickensien, brumeux et neigeux, avec des enfants mourant de faim dans la rue ; les demeures bourgeoises chaleureuses et pleines d’enfants ; le pensionnat de Miss Minchin, ses salles de classe et ses élèves. Et la puissance du rêve et de l’imagination pour agrémenter son quotidien. Ils ont bercé mon enfance, et je les retrouvés avec tellement de plaisir à l’âge adulte.

 

Je craignais beaucoup de la relecture (en anglais) de ce coup de cœur enfantin. Je n’aurais pas du. Les émotions que j’ai ressenties en le lisant étaient en tout point semblables à celle de mon enfance, une plus grande attention à la poésie du style en plus.

 

Un roman fin et intelligent à lire et à faire lire aux plus jeunes !

 

 

Lu dans le cadre du challenge Une rentrée en pensionnat sur whoopsy-daisy

pensionnat2

Lu dans le cadre du challenge I love London !

IloveLondon

Lu dans le cadre du challenge Cartable et Tableau Noir

CartableTableauNoir

Lu en anglais

Lirenanglais

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 15:11

Branwell.jpg"Par hérédité et par tempérament, il était le frère de ces aimables bons à rien venus de leur Irlande natale ; le frère de ces poètes qui déclament leurs oeuvres jamais publiées à Dublin ; de ces peintres aux toiles vierges ; de ces compositeurs sans partitions ; de ces pseudo-politiciens qui discutent fièvreusement dans les tavernes des bords de la Liffey, mais qui ont échoué à l'examen d'entrée à Trinity College. Oui, il était le frère de ces innombrables Irlandais, des hommes certes doués et pourtant des ratés, qui dans leur pays natal se contentent de rêver leur vie sans arriver à rien et qui, transplantés, se perdent corps et âme."

 

Comment être celui sur les épaules duquel a reposé tout l’espoir d’une famille, un père ambitieux, une tante, trois sœurs aimantes, et échouer ? Comment être l’artiste d’une fratrie, laisser ses sœurs se sacrifier comme gouvernantes pour subvenir à ses besoins, et ne jamais être publié, quand leurs romans rencontrent le succès, tant critique que populaire ? Comment avoir sorti de son imagination les personnages fabuleux, et être incapable de les mettre en scène, quand ses sœurs en tirent les mythes vivants que sont Rochester et Heathcliff ?

 

Plutôt que de s’intéresser directement à la biographie des sœurs Brontë, Daphnée du Maurier pointe le doigt vers leur frère raté, Branwell. Branwell, enfant brillant, sur lequel pèse tous les espoirs de la famille, trop d’espoir peut-être pour cet être intelligent mais sans génie.

Mais Branwell dont l’imagination créa l’univers dans lequel la fratrie rêvait dans leur enfance, du terrible Zamorna au noble Percy. Tandis que d’autres enfants de cet âge s’amusent, les jeunes Brontë écrivaient les aventures de leurs héros d’enfance, dans la fabuleuse région d’Angria, dans ce « monde infernal » qui devint vite pour Branwell un attrait si fort qu’il préféra y passer ses journées, dans l’alcool et l’opium, plus que dans le monde réel.

Au final, ce seront ses sœurs, plus sérieuses, plus  tenaces, qui feront naître les personnages d’Angria dans des histoires plus ou moins inspirées de leur vie réelle, les faisant passer à la postérité. Et Branwell mourra d’une maladie que son addiction à l’alcool et à la drogue aura longtemps cachée…

 

Cette biographie de Daphnée du Maurier est passionnante. Passionnante, parce qu’elle est extrêmement sérieuse et bien documentée. Passionnante parce qu’elle décrit l’histoire de la famille Brontë à travers un angle original.  Passionnante parce qu’en lisant ce que du Maurier pense de la tentation de l’écriture, du monde imaginaire,  on en apprend beaucoup sur son propre monde imaginaire : combien de temps Rebecca a-t-elle hantée son auteur ? Passionnante parce qu’elle est écrit avec cette langue magnifique que du Maurier manie si bien…

Bref, à lire.


Luen lecture commune avec George

Lu dans le cadre du challenge Un Automne avec les soeurs Brontë

Lu dans le cadre du challenge victorien

victorien

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 13:23

Et non, ce n’est pas un blablatage : je ne trouve plus le temps en ce moment de venir sur les blogs lire vos écrits, hélas, trois fois hélas. Alors, je les garde sous le coude, dans un reader qui dépasse les +1000 depuis bien longtemps, pour les lire lors d’un long dimanche pluvieux, un thé à la main (mais pas ce week-end, je serai à Lille).

 

En attendant, je vois la fin de l’année qui approche, et avec elle, la fin de nombreux challenges. C'est peut-être le temps de faire un point sur mes challenges.

Certains se terminent en Décembre : ce sont les plus urgents. Par chance, j’en ai déjà remplis plusieurs : le challenge Je lis en anglais, le challenge victorien, le challenge New-York en littérature 2012 sont finis et, même si je continue à lire des romans qui entrent dans ces cadres, ça sera « sans pression ».

CategorieRacine

D’autres en revanche, vont nécessiter un coup de pouce. Par exemple, je n’ai pas commencé le challenge En scène, qui me demande de lire quatre pièces de théâtre. Je sais, une pièce de théâtre se lit vite, mais à part du Shakespeare (La tempête et Le roi Lear), je n’ai pas trop d’idées. J’ai autrefois lu beaucoup de pièces du théâtre classique français ; je n’aime pas trop le théâtre moderne (je sais, je suis chiante). Alors si vous avez des choses à me conseiller …

TrollopeSans pression pour le challenge victorien, certes, mais je ne vais pas arrêter de lire du victorien pour autant, car j’ai beaucoup de retard pour le challenge Trollope aussi. Dans un monde idéal, il me faudrait lire deux de ses énormes pavés pour la fin de l’année… Je ne suis pas certaine d’y arriver, mais rien n'empêche d'essayer.

OnceUponATime

Je suis aussi en retard pour le challenge Once upon a time. Je sais bien qu’il n’y a pas de nombre limite pour ce challenge et seulement une date limite, mais comme pour son parallèle Fairy Tales, sur whoopsy-daisy, il faut lire 5 livres (sans limite de temps, cette fois), j’aimerais appliquer cette règle pour les deux. J’en ai déjà lu trois, et il me reste donc, dans ma PAL Deerskin et Miss Pettigrew lives for a day.

 

challenge naufrages 9
J’avais été raisonnable pour le Challenge Les naufragés, en ne m’inscrivant que pour un opus. Et ma future lecture de La Tempête de Shakespeare, permettra de répondre à ce challenge sans problème. J’aurais aimé faire plus, mais je n’ai pas vraiment d’idées de romans entrant dans cette thématique – à part les Jules Verne de mon enfance…

mondesimaginairesJe suis aussi en retard pour le challenge des Mondes Imaginaires. Il m’en manque 2, mais j’ai amplement dans ma PAL de quoi répondre à ce challenge. En particulier, j’aimerais en profiter pour lire The lions of Al Rassan, de Guy G Kay, pour le challenge dédié à cet auteur.


Et enfin, le prix Campus, avec Le bruit et la fureur et Au bonheur des ogres, au programme. Et je ne parle même pas de mon propre challenge Mythes et Légendes, que j’ai très mal honoré cette année…

Et comme, sur whoopsy-daisy, on passe l’Automne avec les sœurs Brontë, je vais lire Stancliffe’s Hotel et La vie de Charlotte Brontë, d’Elizabeth Gaskell.

Voici donc les lectures que je prévoie pour la fin de l’année, en plus des quelques lectures communes présentes dans la colonne ci-contre :

Shakespeare : La tempête

Shakespeare : Le roi Lear

Trollope : The Eustace Diamonds

Robin McKinley : Deerskin

Winifred Watson : Miss Pettigrews lives for a day

Guy Gavriel Kay : The Lions of Al Rassan

Faulkner : Le bruit et la fureur

Pennac : Au bonheur des ogres

Charlotte Brontë : Stancliffe’s Hotel

Gaskell : The Life of Charlotte Brontë

La bonne nouvelle c'est que je peux presque finir tous mes challenges sans rentrer dans une librairie. La mauvaise ... c'est que je peux presque finir tous mes challenges sans rentrer dans une librairie... Snif. Si ça vous dit de vous joindre à moi, ou si vous voyez dans ma PAL un autre ouvrage qui pourrait rentrer dans un des challenges ci-dessus… N’hésitez pas !


Et parce que je ne pense pas que la fin du monde approche, il faut aussi penser aux autres challenges plus loin dans l’année. Deux en particulier tirent la sonnette d’alarme : le challenge Henri James, sans limite de temps, certes mais que j’ai débuté il y a longtemps, et le challenge Balzac, qui se termine au Printemps.

Pour ce dernier, il me reste quatre romans à lire et je n’en ai pas tant que ça dans ma PAL. Il va donc me falloir investir ! En attendant, si quelqu’un est tenté par une LC des Chouans ou de la Fausse maîtresse cet hiver, qu’il me fasse signe !

Et pour Henri James, j’ai De Grey, histoire romantique, qui m’attend comme nouvelle. Il me faudra en trouver une autre, ainsi qu’un essai sur l’auteur, chose qui me laisse encore très perplexe.

 

En attendant, je suis en retard pour ma lecture commune de Le monde infernal de Branwell Brontë, que j'ai commencé mais que je suis encore loin de finir. Au lieu de Samedi, mon billet sera publié Lundi, j'espère que mes compagnes de lecture ne m'en voudront pas trop !

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 13:28

Frankenstein.jpg"Dans le domaine de la recherche scientifique, au contraire, il y a toujours matière à nouvelles découvertes, à de nouveaux émerveillements."

 

Victor Frankenstein est un jeune homme plein d'avenir. Né dans une famille aimanté, hélas endeuillée par le décès précoce d'une mère tant aimée, il est promis à son amie d'enfance, sa sœur de cœur, la douce Elizabeth. Alors qu'il atteint l'âge adulte, son père tant aimé l'envoie loin des siens, son frère chéri, son ami Clerval, son Elizabeth adorée, pour accéder à l'un de ses vœux les plus chers : apprendre la philosophie naturelle à Ingoldstad.

 

Il va apprendre, pour son malheur, et sa soif de savoir, l'éloignement des liens familiaux, vont le conduire au pire : se croire Dieu lui-même et créer la vie sous la forme d'un être pseudo-humain, fait d'organes pillés dans les cimetières et ramenés à la vie par l'électricité. Mais la créature est un monstre, abominable, et Frankenstein refuse d'en assumer la conséquence.

Tombant malade, alors que la créature s'enfuit dans la nuit, il reste des mois alité, incapable de partager avec son ami Clerval l'infâme acte qu'il a commis. Alors qu'il se remet doucement, une terrible nouvelle surgit : son jeune frère, l'innocent William, a été étranglé, et c'est une amie de la famille, une jeune fille naïve, incapable de faire du mal est accusée...

 

"La vision de ce que la Nature avait de grandiose avait d'ailleurs toujours eu pour effet d'ennoblir mes pensées et de m'amener à oublier les tracas passagers de l'existence."

 

J'ai enfin lu ce classique de la littérature fantastique … qui m'est plus apparu comme un classique de la littérature romantique. A part la naissance de la créature, mais que le narrateur assure pouvoir expliquer scientifiquement, même s'il s'y refuse, les thèmes que traitent le roman sont ancrés dans leur époque. Deux thèmes en particuliers, constituent la trame intime du roman : quelle est la responsabilité ? L'homme est-il bon par nature, ou est-il corrompu par la société des autres hommes et leur regard ?

La créature l'assure : elle était bonne à sa naissance, bonne et vertueuse. C'est le rejet de Frankenstein d'abord, son incapacité à assumer son acte, c'est le dégoût des De Lacey, ensuite, et celui de tous les autres hommes qui l'ont conduit à agir ainsi, à se venger sur d'autres êtres innocents du mal causé par des êtres moins innocents, corrompus par le savoir et la connaissance.

Car là est la faute première de Frankenstein, le premier péché : la soif de connaissance, chercher à comprendre comment marche le vivant, ce qui cause la vie. Et, second péché, Frankenstein est trop intelligent : il perce des mystères qui ne devraient être connus que de Dieu, ce qui le conduit au péché ultime : se prendre pour Dieu en créant un être vivant. Mais un être vivant à son image, monstrueux.

Parce qu'il sait, Frankenstein est chassé du Paradis, et apporte la peine et la misère sur ceux qui y restent : William, Justine, Clerval, Elizabeth, son père...

 

Bien sûr, ce thème ne peut que parler à la scientifique que je suis. Je ne crois pas qu'il y ait un mal quelconque à chercher à dévoiler la nature, à comprendre la vie, à savoir, toujours plus. S'il y a une responsabilité du scientifique sur la manière dont le savoir qu'il dévoile est utilisé, il y a aussi un devoir, qui est de ne pas s'arrêter dans la quête du savoir.

Ce qu'avait rêvé Mary Shelley est maintenant en train de devenir vrai. Pas à l'échelle d'un être humain, bien sûr, à celle d'une toute petite bactérie, une des plus simples, une bactérie que Craig Venter a recrée à partir d'un cytoplasme vide, mort, et d'une molécule biochimique, un génome complet synthétisé au laboratoire. Dans certains laboratoires, des chercheurs essaient de redonner vie à des mammouths, une espèce éteinte depuis plus de 10 000 ans. Si cela marche, ce sera bientôt, peut-être, l'Homme de Néandertal qu'on cherchera à faire revivre.

Que peut nous dire Mary Shelley de ces êtres nés de la science ?

 

Ces questions soulevées par ce roman m'ont passionnée, même si le roman lui même m'a parfois ennuyée. Le style est excessivement romantique, dans toute la glorification de la nature et de la vertu et des douceurs des jeunes filles comprises. Frankenstein lui même est un héros romantique, indécis, hésitant, faible, insupportable. Ses atermoiements sans fin ont fini par me lasser.

Quant à la créature elle-même, une fois admis qu'elle était capable de parler dans le plus pur des langages, son témoignage m'a plus intéressée. Son éveil à la vie, aux sensations, aux sentiments est magnifiques – même si son séjour auprès des De Lacey contient parfois des passages hors-sujet.

 

Au final, c'est un roman à lire, un classique, mais sans doute plus intéressant pour son romantisme et son rousseauisme. On est loin du fantastique et du gothique...

 

 

 

Lu dans le cadre du challenge Halloween 2012 - étape scandinave avec un peu de retard

Halloween

 

Lu dans le cadre du challenge romantique

Romantisme

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Mon planning

Janvier 2013

Lecture commune approximative : Imposture, de Benjamin Markovits, avec George

 

9 Janvier 2013

Lecture commune : Silvia's lovers, de Gaskel, avec Titine

 

20 Janvier 2013

Lecture commune : Les Chouans, de Balzac, avec Maggie, Nathalie , Cléanthe et Marie

 

Février 2013

Lecture commune : La fausse maîtresse, de Balzac, avec Marie

 

4 Mars 2013

Lecture commune : Le temps des métamorphoses, de Poppy Adams, avec Tiphanie, Soukee et Titine

 

Mars 2013

Lecture commune : The scarlett letter, de Nathaniel Hawthorne, avec Noctenbule et Titine

 

Mars 2013

Lecture commune : Quelle époque !, de Trollope, avec Adalana, Shelbylee, Maggie et Titine

 

Avril 2013

Lecture commune : Les vagues, de Virginia Woolf, avec Cléanthe , Anis et Titine


21 Juin 2013

Lecture Commune : Petite soeur, mon amour, avec Valérie

 

 Juin 2013

Lecture de L'Argent, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Juillet 2013

Lecture de La débâcle, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Août 2013

Lecture de Le Docteur Pascal, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

7 Novembre 2013

Lecture de Le dernier Homme de Camus, dans le cadre du défi Albert Camus

Mes défis persos

On peut me retrouver : whoopsydaisy.jpg
Et j'en fais partie :
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