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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:58

Je commence ce blablatage avec une nouvelle qui m'a beaucoup attristée : Henri Bauchau, un auteur que je connaissais à peine, a disparu. Je n'avais lu que son Antigone, mais que je l'avais aimée !

J'avais apprécié cette intelligence, cette humanité et ce style, oh mon dieu, ce style qui m'avait enchantée. Je m'étais alors promise de tout lire, en me réjouissant que cet auteur soit encore vivant.

Hélas...

Sylire et Mango regrettent aussi le décès de cet écrivain.

 

***

 

Cette semaine est sortie une nouvelle bande annonce pour The Hobbit. Le livre de Tolkien devrait être adapté en trois parties (3 !!!) soit autant pour un roman pour enfant de 200 pages, qu'il y en a eu pour une trilogie mythique de 2000. Bref. Je suis assez inquiète de ce qui nous attend...

 


 

Et cette bande annonce ne fait rien pour calmer mes inquiétudes. Je suis assez déçue par les décors et les costumes. Les nains font cheap, avec des masques en carton pâte. La Comté a l'air de sortir d'un conte pour enfants (en même temps, The Hobbit est un conte pour enfant).

Seule la perspective de la rencontre Bilbo/Gollum m'excite un peu.

 

***

 

Deux bonnes nouvelles sont venues frapper mes oreilles, cette semaine. Deux auteurs de fantasy que j'aime beaucoup préparent des romans qui, je le sens, vont me plaire.

Le premier, c'est notre ami George RR Martin. Non, ce n'est pas la sortie de The Winds of Winter (I'd hope !), mais une nouvelle novella-prequelle au Trône de Fer, avec nos amis Dunk et Egg. Et cette fois, nous les retrouverons à Winterfell. Y-verrons nous cette chère Old Nan dans sa primer jeunesse ? Plus d'information chez Aidan Moher.

La seconde, c'est Robin Hobb, qui aurait repris l'écriture d'une trilogie featuring le Fou et Fitz. Le projet n'en est encore à ses balbultiements, et cette chère Robin ne veut pas qu'on lui pose trop de questions à ce sujet, préférant prendre son temps pour écrire. Mais revoir le Fou, découvrir son mystère ... Oh que cela me tente ! Plus d'informations toujours chez Aidan Moher.

Et puis, chez le même, j'ai découvert cette adorable carte de Westeros.

Westeros.jpg

 

 

Sinon, Maggie a vu l'adaptation BBC de Jane Eyre (et l'a beaucoup aimée); Folfaerie fait une récap de ses adaptations préférées de Jane Eyre ;Maggie fait un récapitulatif de son challenge Shakespeare (et me rappelle que je suis bien en retard...) ;Christoblog relance son festival de cinéma blogesque; Titine et Cryssilda sont allées au festival America (ici, ici, ) ainsi qu'Yspadadden ; Yohan a lu Pot-Bouille de Zola.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:17

79439"Antoine : Je pense à toutes les âmes perdue par ces faux dieux.

Hilarion : Ne trouves-tu pas qu'ils ont ... quelque fois ... comme des ressemblances avec le vrai ?

Antoine : C'est une ruse du Diable pour séduire mieux les fidèles. Il attaque les forts par le moyen de l'esprit, les autres par la chair."

 

Antoine vit en ermite en haut d'une montagne égyptienne. Une nuit, les tentations viennent tester sa foi et sa constance, tentations dont il sortira vainqueur, bien sûr (sinon, ça ne serait pas Saint Antoine).

Ce sont d'abord les péchés de la chair qui viennent le poursuivre, la luxure, la gourmandise, vite suivis par les philosophes. Ils sont introduits par un homme, une ombre qui se présente comme Hilarion, disciple d'Antoine, qui fait défiler devant les yeux de son maître toutes les philosophies, toutes les sectes, plus bizarres et étranges les unes que les autres. Antoine est troublé, mais résiste toujours. Ce sont ensuite les religions païennes qui sont amenées devant ces yeux, le Bouddha, les religions de l'Orient ancien, de la Grèce, de l'Egypte, les dieux familiers des romains.

Enfin, l'ombre qui se prétend Hilarion se dévoile : il est la Science, il est le Diable qui emmène Antoine dans un voyage à travers l'espace, lui montrant la petitesse de sa manière de penser, et l'absence du Dieu qu'il prie. Mais Antoine espère encore, et ce n'est ni la Mort, ni la Luxure, dernières visiteuses imbriquées l'une dans l'autre, qui le feront changer d'avis.
Quand le Soleil se lève, c'est le Christ qui lui apparait dans le disque.

 

"Et ils vivent toujours ! L'Empereur Constantin adore Apollon. Tu retrouveras la Trinité dans les Mystères de Samothrace, le baptême chez Isis, la rédemption chez Mithra, le martyr d'un Dieu aux fêtes de Bacchus. Proserpine est la Vierge ! ... Aristée est Jésus."

 

Quelle oeuvre étrange et baroque ! Mi pièce de théâtre fantastique, mi poème en prose, il est de lecture ardue. Les noms se succèdent, les références aussi, et ma faible culture m'a empêchée de tout comprendre. Si les références à l'Egypte, à la Grèce, à Rome passaient bien, j'ai senti mon manque quand il s'agissait de l'Orient ancien ou des débuts de Christianisme.

Qu'importe : je me suis laissée bercer par les phrases, leur rythme, la beauté des substantifs choisis. Flaubert déroule devant nos yeux une fresque soyeuse et riche, et peu m'importe si des figures m'y étaient inconnues. J'y ai retrouvé des passages à la Théophile Gautier, à la Nerval, à la Baudelaire ; des images qui m'ont fait penser à des tableaux de pré-raphaélites.

Très loin de la sécheresse aride de Bouvard et Pécuchet, qui m'avait ennuyée, cette oeuvre lue par petits bouts, saynettes après saynette, m'a séduite.

 

Lu en lecture commune avec Maggie

lecturecommune1

 

Lu, sans le savoir a priori, dans le cadre du challenge Mythes et Légendes

mythologiedécouverte

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 08:00

BeignetsTomatesVertes.gif"A propos, est-ce que quelqu'un saurait comment se débarrasser d'empreintes de pattes de chien dans du ciment frais ? Appelez moi ou passez à la poste pour me le dire."

 

J'ai enfin ! découvert ce petit chef d'oeuvre et, mon dieu !, quel plaisir. Je regrette de ne pas avoir mis mon nez dedans avant, car ma lecture fut un régal. Ce livre est un hymne à la vie, à l'amour, au bonheur, et au fait que toutes ces beautés permettent de passer même à travers les moments les plus difficiles.

En 1929, ouvre le Whistle Stop Café, tenu par un couple de femmes, Ruth et Idgie, le fils de Ruth, et une famille de noirs, Sipsey, Onzell et Big George. Pendant des dizaines d'années, ce lieu devient le coeur du village de Whistle Stop, Alabama, et y voit l'évolution du monde, la Grande Crise, le Ku-Klux-Klan, la Guerre, la disparition des lignes de train ...

Soixante ans plus tard, Ninny, une habitant de Whistle Stop maintenant en maison de retraite, raconte à Evelyn, les aventures du village, et donne de la force à la jeune femme pour changer de vie.

 

Mais c'est un régal que Whistle Stop !! J'ai maintenant envie de remonter dans le temps, déménager, et habiter auprès de ces gens tous si charmants, si vivants, si généreux. J'ai lu ce roman d'une traite dans l'avion qui me ramenait de Grèce, et j'étais loin, très loin des messages des hotesses de l'air, ou des turbulences.

La narration est constituée de très courts chapitres, de points de vue, qui dynamisent encore plus l'ensemble (comme si un livre avec Idgie avait besoin d'être dynamisé !). J'ai aimé les récits de Ninny, ses souvenirs et la révolution qui s'établit chez Evelyne. J'ai adoré les extraits du journal du village, sa fraîcheur et le bonheur qui semble être la loi de Whistle Stop. Et les passages centrés sur Idgie sont des petits bijoux, tellement ce personnage de femme de tête, sensible et émouvante, est adorable.


Bref, lisez le ! et merci à Sabbio pour ce merveilleux présent

 

Lu dans le cadre du mois américain

Amerique

Lu dans le cadre de l'oublié challenge Southern Literature sur Whoopsy-daisy (que je finis ainsi)

Southernlitterature

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 17:00

VieuxNewYork.jpg« Issus de la bourgeoisie anglaise, ils n'étaient pas venus dans les colonies mourir pour une foi, mais vivre pour un compte en banque. »

 

Quatre nouvelles, quatre décennies (de 1850 à 1880), un lieu : New-York, un milieu : sa grande bourgeoisie. De la petite ville excentrée aux confins du monde, au mythe du futur XXème siècle, on voit naître cette grande cité, à travers les yeux de ceux qui intéressaient si particulièrement Edith Wharton : l'aristocratie de l'argent, son esprit étriqué et ses mœurs petit-bourgeois.

 

Dans la première nouvelle, l'Aube Mensongère, l'Europe est encore le phare. Un jeune homme de famille riche est envoyé par son père qui le méprise, en Italie, pour constituer une collection d'art (avec si possible, un Raphaël). Devant les montagnes des Alpes et la beauté de Florence, le jeune garçon va découvrir l'art et la beauté, et se prendre de passion pour les peintres de la fin du Moyen-Âge. Hélas pour lui, ils ne seront à la mode que quelques décennies plus tard, et son père le déshéritera pour cette collection ratée, trop avant-gardiste.

 

La seconde nouvelle, La vieille fille, est encore plus touchante. Une fille-mère, à la veille de se marier, supplie sa cousine, une jeune épouse bourgeoise, de prendre soin de sa fille. La cousine adopte l'enfant, mais s'arrange pour rompre les fiançailles. Les deux femmes vivent ensuite ensemble, l'une mère respectée de New-York, l'autre vieille fille aigrie et crainte même par sa propre fille, victime de l'hypocrisie de la société.

 

Dans la troisième nouvelle, L'Etincelle, un vieil homme est ridiculisé par sa jeune femme et son amant. Mais en apprenant à le connaître, le narrateur lui découvre un passé de héros durant la guerre. Comment faire coincider ces deux images ?

 

La quatrième nouvelle, Jour de l'an, m'a aussi énormément touchée. Elle raconte le sacrifice immense d'une jeune épouse, surprise sortant d'un hôtel avec un ami de son mari, son amant. Trahison ? Non, amour immense et éperdu pour son invalide d'époux, pour assurer le confort duquel elle se prostitue. Mais qui peut comprendre cette grandeur d'âme chez les matrones de New-York ?

 

« La petite société de ce New-York disparu n'accordait pas une grande importance à la richesse, mais elle considérait la pauvreté comme étant si détestable qu'elle l'ignorait tout simplement. »

 

C'est un recueil de nouvelles absolument magnifique, bien que totalement méconnu. Les quatre récits se parlent et se répondent, racontant une société qui évolue, mais dont les fondamentaux, le cynisme et l'hypocrisie demeurent. J'y trouve l'auteur de The house of Mirth et de The Age of Innocence dans ce talent pour peindre des destins tragiques, étouffés par les convenances. Mais sous le luxe des dentelles et des velours, que ces hurlements sont perçants, que ces âmes sont vives, que ces passions sont nobles !!

 

Lu dans le cadre du mois américain.

Amerique

 

Lu dans le cadre du challenge New-York

challenge-ny-12

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 13:00

LiftedVeil.jpg

"For I foresee when I shall die, and everything that will happen in my last moments."

 

A ma grande surprise, George Eliot n'a pas écrit que des gros pavés de 652 pages (au moins). Elle a aussi commis des nouvelles et The lifted veil m'a semblé tout à fait adapté à la lecture victorienne des Frogs pour cet été. Je n'avais pas très envie de me replonger dans un monument eliotesque, quelques mois après mon échec retentissant avec Daniel Deronda.

Le mini-format et la tête pensive m'ont séduite et je me suis plongée dans la vie de Latimer, un second fils malheureux, moins beau, moins sportif, moins intelligent que son frère aîné. Alors qu'il est dans un collège en Suisse, il est touché par une maladie, à la suite de laquelle son père et son frère viennent le rejoindre. Il subit alors deux flashs de préscience : l'arrivée d'une jeune fille, Bertha, quelques minutes avant son arrivée effective ; et une vision de Prague, une ville qu'il ne connait et n'a jamais vue.

Bien sûr, il tombe amoureux de Bertha ; bien sûr, Bertha flirte outrageusement avec lui, mais se fiancie avec son frère. Et lorsqu'un nouveau flash apparait, le montrant en couple malheureux avec elle, il ne sait plus du tout quoi en penser...

 

"Our position were reversed. Before marriage she had completely mastered my imagination, for she was a secret to me; ans I created the unknown thought before which I trembled as if it was hers. But now that her soul laid open to me, now that I was compelled to share the privacy of her motives, to follow all the petty devices that preceded her words and acts, she found herself powerless with me, except to produce in me the chill shudder of repulsion."

 

Je ne pourrais dire que j'ai vraiment aimé cette nouvelle. Sur le moment, je la trouvais de la bonne longueur, et en y réfléchissant pour écrire ce billet, je me demande si elle ne me laisse pas sur la langue un goût d'inachevé. Les personnages, Bertha et Latimer, sont à peine esquissés, des "types" derrière lesquels on devine qu'Eliot voyait des être infiniment plus profonds.

Les thèmes abordés, sont passionants. Cette intrusion du fantastique chez une auteur qui montre surtout sa très grande rationalité, est bien abordée : au début, Latimer refuse de croire à son don. Il faut qu'il retrouve sur l'ombre d'un trottoir de Prague la même ombre qu'il avait devinée dans son imagination pour qu'il se laisse convaincre. Mais qu'est-ce qu'une ombre, quel genre de preuve est-ce là ?

Et qu'est-ce qu'un narrateur, si ce n'est quelqu'un qui nous use et nous manipule à sa guise ?

Bertha nous est présentée comme un charmant serpent, séduisante et mauvaise, adorée puis détestée de Latimer. Mais cet avis semble si peu partagé par le monde autour de lui, que le texte lui-même est construit comme une justification vis à vis du monde de la conduite que l'homme a eu à l'égard de sa femme.

Et si Latimer nous menait en bateau ? Et si cette "prescience" qui l'a autorisé à haïr sa femme n'étaait que mensonge ?

 

Ces aspects passionants mis à part, je n'ai pas accroché plus que ça au style, à l'ambiance, aux personnages. Latimer est un petit garçon geignard et Bertha une pimbêche insupportable. Leur vie ne m'a pas touchée, ne m'a pas intéressée plus que ça.

Peut-être qu'Eliot est plus à son aise dans les pavés de 652 pages, finalement.

 

Lu en anglais.

Lirenanglais

Lu dans le cadre du challenge victorien

victorien

VFAL.jpg

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 08:25

Me voici rentrée de vacances... Je sens que je vais les regretter, ces trois semaines à se baigner, se ballader dans la campagne, manger des poissons grillés et bouquiner. Et oui, pour votre information, j'ai dévoré presque tous les livres que j'avais emmenés avec moi. Billets à suivre dans les semaines qui viennent. Il faut encore que je les écrive !

Santorin

En attendant, mon reader plafonne à +1000 : vous en avez écrit des choses pendant mon absence !

 

 

Vous avez lancé de nouveaux challenges. Beaucoup.

Titine et Maggie, par exemple (oui, c'est vous que je montre du doigt, coupables que vous êtes) qui nous emmenez à Londres avec ce challenge I love London !

IloveLondon.jpg

Auquel je ne pouvais pas ne pas m'inscrire (c'est Londres, quand même). J'ai quand même essayé de résister, et je ne me suis engagée que dans la catégorie Notting Hill (soit, 5 livres avant la rentrée prochaine).


Quand au challenge Halloween, de Hilde et Lou, il se fera sous la forme d'un voyage autour du monde. Je ne l'accompagnerai que pour les étapes britanniques et scandinave, ayant la série des Soulless et Frankenstein dans ma PAL.

Halloween2012-copie-1.jpg

 

Et Lou et Titine organisent le challenge du Prix Campus. Ce challenge se greffe sur la liste du Prix Campus organisé par Folio et propose de lire certains titres avant le 31 Décembre.

PrixCampus.jpg

Comme j'en ai quelques uns dans ma PAL (Le bruit et la fureur, Au bonheur des ogres) et que les titres de la liste que j'ai lus ont été des coups de coeur, je m'abonne !

 

Et je ne m'inscrirai pas au challenge In italiano da Maria et Georgia, parce que je suis incapable de lire plus d'une demi-phrase en italien (à mon grand regret).

Ni au Thursday Next Challenge, d'Alice, qui pourtant m'a beaucoup tenté. Thursday Next est une série qui fait aimer la lecture; et il y a des livres magnifiques dans cette liste, mais je les ai déjà lus (ou ils ne sont pas dans ma PAL). Mais je vous le conseille de tout coeur !

Ni au Challenge des lettres San-Franciscaines d'Emily, n'ayant là aussi aucune lecture dans ma PAL. Mais je vous fait confiance pour me tenter...

Ni au Challenge spatial de PurpleVelvet, n'ayant pas de grand amour pour la SF, surtout spatiale...


***

 

J'ai découvert sur ce blog un roman gothique dont je n'avais presque jamais entendu parler : The Children of the Abbey, de Regina Maria Roche. Il a l'air de remplir tous les poncifs du gothique XVIIIème et après ma lecture de Northanger Abbey, me donne bien envie de me plonger dedans. Et d'autant plus qu'il s'agit du roman préféré d'Harriet, dans Emma de Jane Austen, et que ça serait dans ce roman qu'Austen aurait trouvé le nom de Charles Bingley.  

 

 

Sinon, Maggie a vu deux Hitchcock et m'a donné envie de me faire une soirée DVD avec Une femme disparait et La loi du silence ; Matthew nous raconte comment sa tante lui a transmis l'amour de la lecture ; Soukee nous informe des Matchs de la rentrée littéraire de Price Minister ; Maggie fait des lectures et des visionnages communs ; Keisha nous fait voyager à Saint-Pétersbourg et Jo va en Ecosse (ici et ) ; Moka aussi est allée en Ecosse et y a goûté, entre autres, plein de bons petits plats ; Iluze donne les résultats du combat d'auteur Arthur Conan Doyle vs Maurice Leblanc et lance le suivant Serge Brussolo vs Pierre Bottero ; Lael nous présente quelques aspects de la culture japonaise ; Lou a lu Les filles de Mr Darcy et en fait un billet extrêmement drôle ; Soukee nous parle de la Revue XXI ; George regarde la manière dont la rentrée littéraire est traitée dans la presse ;Aidan Moher nous annonce que Patrick Rothfuss a signé pour une nouvelle trilogie ;et Cryssilda a lu Don Quichotte de la Manche, de Cervantes et l'a adoré !

 

Le blablatage s'arrête là pour aujourd'hui. Il ne me reste "que" 625 billets dans mon reader, mais je sens que je ne vais jamais publier ce blablatage si j'essaie de finir ...

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 09:38

DreamAngus.jpg« Myth is a cloud, based upon a shadow based upon the movement of the breeze. »

Angus est le dieu celte des rêves, de la jeunesse insouciante et de l'amour. Il est beau comme seul peut l'être un jeune dieu, tendre et amical, parfois cruel avec ceux qui se mettent en travers de son chemin. Chemin traversé par sa mère, la douce rivière Boyne, son père, le Dagda, plein de vie et de force, puissance d'égoïsme, son frère Midir ou la belle Emer. Il est le dieu vif argent, celui des devinettes et des ruses.

Alexander McCall Smith nous raconte donc le mythe d'Angus, de sa naissance à la rencontre de l'amour, qu'il intercale avec des nouvelles, se passant dans l’Écosse d'aujourd'hui ou d'hier, où Angus intervient.

 

Ce texte assez court est publié dans la collection The Myths qui vise à publier des romans écrits par des auteurs d'aujourd'hui pour raconter des mythes du passé. Ils ont ainsi publié The Penelopiad de Margaret Atwood, ou The story of the good man Jesus and the scoundrel Christ, de Pullman. Vous doutez bien que cette approche m'a beaucoup intéressée et j'ai sauté sur l'occasion. Un auteur que j'avais déjà apprécié, une mythologie qui me séduit, je n'allais pas passer à côté...

Au final, je suis un petit peu déçue. L'approche suivie par la maison d'édition me fait suspecter que ce texte est une commande, et je le ressens un peu dans le manque de passion dans l'écriture. Pour moi, la réécriture d'un mythe se doit d'être traversée par un souffle épique. Et c'est principalement vrai pour les mythes celtes, dont l'absence totale de logique et de rationalité fait qu'une écriture plan-plan ne peut les rendre à leur juste mesure.

Est-ce parce que Alexander McCall Smith s'est un peu ennuyé en l'écrivant que je trouve que ce texte fait un peu « devoir d'écolier » ? Est-ce que le style d'Alexander McCall Smith n'est pas caractérisé par son lyrisme (qui ne m'avait pas frappé dans 44 Scotland Street) qu'il n'était pas le meilleur auteur pour écrire une adaptation à mon goût ?

En tout cas, cette rencontre ne s'est pas faite. Je n'ai pas passé un moment désagréable en le lisant. Certaines de nouvelles sont même très bien. Mais je m'attendais à mieux...

 

Lu en anglais

Lirenanglais 

Lu dans le cadre du challenge Mythes et Légendes- catégorie mythologie celtique

mythologieceltique

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:45

JanuaVera.jpg"Plus bas, en arrivant près du port, non loin de l'arsenal, la via Mala devient plus animée. Elle sent le sang ; des filets noirâtres ruissellent sur la chaussée en pente depuis les abattoirs. Des nuées de mouches obscurcissent l'air, des colonies de rats grouillent au bas de façades. On entend parfois, derrière le mur d'un boucher, le meuglement d'une bête qui sent la mort. Arrivé là, je m'arrête. Je hume à plein poumons l'odeur de viande, de crasse, de merde.Je me ressource. Je suis chez moi."

 

Des siècles auparavant, un héros demi-dieu a unifié le Vieux Royaume. Des siècles après sa mort, il n'en reste plus qu'un éparpillement de duchés, comtés, cité-Républiques. Janua Vera conte cette société réduite à une forme d'anarchie, qui rêve encore le temps de sa splendeur. Après un conte éponyme voué à la déchéance du héros fondateur, sept nouvelles, sept membres de cette société féodale, de l'assassin au clerc, du galant chevalier à la paysanne dont la vie est transformée par sa rencontre avec un elfe.

 

C'est de plus magnifiquement écrit. Jaworski adapte son style à son personnage, à l'ambiance dans laquelle il se trouve. Epique pour le chevalier, drolatique pour le scribe, policier pour l'enquête menée dans un village pour connaître l'origine de la malédiction qui le poursuit. Chaque chapitre est une réinvention, un monde nouveau qui s'ouvre et pourtant dans le même univers.

J'y ai retrouvé un peu de la noirceur de George RR Martin, dans ce royaume qui part en charpie, du George RR Martin de A storm of crows, ou de celui de sa nouvelle, Le chevalier errant (je m'aperçois que je n'ai pas fait de billet sur cette nouvelle). J'y ai lu le même désir de réalisme brut et poétique que dans Chien du Heaume de Justine Niogret. En bref, j'ai adoré et je compte bien vite commencer Gagner la guerre.

Serais-je en train de me réconcilier avec la fantasy française ?

 

Lu dans le cadre du challenge Mondes imaginaires

mondesimaginaires

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 07:47

Leherosau1001visages.jpg

"Cette science nouvelle [la psychologie] fait apparaître qu'à travers les contes merveilleux - qui se proposent de raconter la vie des héros légendaires et qui mettent en scène les divinités de la nature, les esprits des morts et les ancêtres totémiques du groupe - une expression symbolique a été donnée aux peurs, tensions et désirs inconscients qui sont à la base des différents types de comportement humain conscient. En d'autres termes, la mythologie est psychologie et non, comme on l'a interprêtée à tort, biographie, histoire ou cosmologie."

 

Cet ouvrage rédigé à la fin des années 40 est une somme de mythologie comparée : à travers les différents mythes du monde entier, il dégage une direction générale, un monomythe, celui du voyage du Héros. Pour tous, quelques soient leur origine géographique, la nature de leur héros (dieux, prophètes, ou banal paysan de conte de fées), l'épopée correspond à un voyage interne dans lequel leur véritable nature se révèle.

Dans le monde de la réalité, le héros reçoit un appel de l'aventure, qu'il peut d'abord refuser, mais qu'il finira de toute façon par accepter. Son initiation va comporter une série d'épreuves qui vont le conduire à utiliser de l'aide qu'il a gagnée à l'extérieur, en voyant au delà de l'apparence des choses. Il va subir une épreuve particulièrement difficile, après laquelle, s'il survit, il obtiendra le don suprême qui le conduire à changer de nature.

L'auteur se base particulièrement sur l'histoire de Bouddha, d'Osiris, de Jésus, de Moïse, de Prométhée, mais s'aide aussi de beaucoup de contes et de légendes amérindiens, chinois, ... Voir ces mythes mis en parallèle est absolument passionnants et certaines correspondances sont impressionnantes. Lire dans un conte d'au delà du monde une structure identique à celles des contes qu'on me racontait étant enfant a quelque chose de très émouvant.

 

Mais contrairement à d'autres ouvrages de mythologie comparée qui se servaient de ces correspondances pour établir des relations entre les cultures et supposer une origine commune du mythe (je pense en particulier à Celtes et Grecs, de Bernard Sergent), Joseph Campbell a une autre hypothèse : si on trouve le même récit chez tous les peuples de la Terre, c'est qu'il correspond à la structure même de l'esprit humain et qu'il répond à ses questions existentielles.

J'avoue que les comparaisons entre les mythes et les rêves de certains patients de psychanalistes sont souvent convaincantes, même si je ne peux m'empêcher de me demander si le fait que nous rêvions en "mythe" n'est pas lié au fait que notre esprit se soit construit par les mythes.

Ce n'est pas pour rien que ce livre est le livre de chevet des grands scénaristes, aidant par exemple Arthur C Clarke et Kubrick pour 2001, l'Odyssée de l'espace et George Lucas pour Star Wars !

 

Ceci dit, c'est un livre ardu que j'ai eu du mal à finir. Les thèses développées sont nombreuses, complexes et l'écriture de Campbell est souvent dense. Je l'ai donc lu par petites touches, quelques pages par ci, par là, ce qui m'a gênée pour comprendre le fil du raisonnement.

En revanche, j'ai beaucoup aimé lire des légendes de régions très différentes du monde. J'ai découvert des contes, des épopées que je ne connaissais pas, ou mal (comme celle de Bouddha). Et Campbell raconte très bien les histoires...

 

Lu dans le cadre du challenge Mythes et Légendes - catégorie A la découverte des mythologies

mythologiedécouverte

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 12:30

 

« Deux hommes parurent.

L'un venait de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue. »

Par hasard se croisent par un chaud après-midi dominical d'été deux hommes à la fois semblables et dissemblables. L'un (Bouvard) est gros et bon vivant, quand l'autre (Pécuchet) est fin et sec. Mais ils sont tous les deux solitaires, employés aux écritures, stupides et dotés d'une solides confiance en eux.

 

Quand Bouvard hérite d'une forte somme d'argent, les deux compères partent en Normandie pour y acheter une ferme et y vivre en rentiers. Et là, de folles idées saugrenues vont leur venir, qui vont les mener à tester le jardinage, l'agriculture, la médecine, l'archéologie, la géologie, la littérature et j'en passe. Avec à chaque fois la même conclusion : l'échec, flagrant.

 

J'étais fâchée avec Flaubert depuis quinze ans et la lecture de Madame Bovary (bon, j'avais lu L'Education Sentimentale juste après qui m'avait beaucoup plus séduit, j'y trouvais des accents balzaciens). Après la lecture de Bouvard et Pécuchet, j'ai peur d'être repartie pour quinze ans supplémentaire de fâcherie... Mon dieu, que c'est ennuyeux... Je sais que l'intérêt de ce texte ne réside certainement pas dans son côté littéraire, mais quand même ! Cette répétition des mêmes échecs, cette accumulation de faits, d'hypothèse, de name-dropping d'auteurs à la mode de l'époque … On a l'impression que Flaubert a ingurgité une encyclopédie et qu'il la régurgite chapitre par chapitre. Ca fait très longtemps que je n'avais pas fait ça, mais j'ai conté les pages en attendant la fin.

 

En outre, l'esprit du roman m'a mise très mal à l'aise. Rester dans l'esprit de ces deux êtres étroits et bêtes pendant plus de 300 pages est une épreuve. Je sais bien que Flaubert se moque de la sottise des bourgeois de l'époque (et les personnages secondaires sont aussi très réussis), mais faut-il vraiment nous infliger ça ?

Et il y a dans la manière dont Flaubert se moque d'eux quelque chose de gênant aussi. Dans cette accumulation, l'auteur s'en donne à cœur joie, ne trouvant rien pour sauver ses personnages. Il les méprise, du haut jusqu'en bas, de leur intellect raté à leurs amours pathétiques.

J'en suis à me demander, entre les petits-bourgeois à l'esprit étriqué et l'auteur snob qui les prend de haut, qui est le plus insupportable.

 

Ce livre était dans ma PAL depuis 1994 et j'en remercie Maggie de m'avoir aidé à l'en sortir.

Rendez-vous le mois prochain pour La Tentation de Saint-Antoine, du même. Je redoute déjà ...

 

PS : si, il y a quelque chose à sauver de ce roman : le premier chapitre est très bien. La rencontre, la naissance de leur amitié est très joliment raconté. Mais arrêtez vous juste après...

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Lecture commune : Silvia's lovers, de Gaskel, avec Titine

 

20 Janvier 2013

Lecture commune : Les Chouans, de Balzac, avec Maggie, Nathalie , Cléanthe et Marie

 

Février 2013

Lecture commune : La fausse maîtresse, de Balzac, avec Marie

 

4 Mars 2013

Lecture commune : Le temps des métamorphoses, de Poppy Adams, avec Tiphanie, Soukee et Titine

 

Mars 2013

Lecture commune : The scarlett letter, de Nathaniel Hawthorne, avec Noctenbule et Titine

 

Mars 2013

Lecture commune : Quelle époque !, de Trollope, avec Adalana, Shelbylee, Maggie et Titine

 

Avril 2013

Lecture commune : Les vagues, de Virginia Woolf, avec Cléanthe , Anis et Titine


21 Juin 2013

Lecture Commune : Petite soeur, mon amour, avec Valérie

 

 Juin 2013

Lecture de L'Argent, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Juillet 2013

Lecture de La débâcle, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Août 2013

Lecture de Le Docteur Pascal, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

7 Novembre 2013

Lecture de Le dernier Homme de Camus, dans le cadre du défi Albert Camus

Mes défis persos

On peut me retrouver : whoopsydaisy.jpg
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