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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 19:00

HouseEliott.jpg" 'We could use some of these clothes - we can turn the dress-shirts into blouses, and all this silk,' she said, picking up the scarves and almost caressing them, 'we can do something with these.' "

Ce roman est l'adaptation d'une série de la BBC populaire, dont Jean Marsh avait été la scénariste. De scénariste à romancier, il n'y a qu'un pas, qui est franchi ici.

L'histoire commence lorsque le Dr. Eliott décède, laissant ses deux filles Beatrice et Evangelina ruinées. Evangelina, âgée de 20 ans est sous la tutelle de leur cousin qu'elles détestent et qui souhaite abuser de son statut de tuteur pour l'épouser. De mariage, il n'est pas question pour Beatrice, puisqu'à trente ans, son seul espoir est de finir vieille fille.

Refusant le destin tout tracé qu'on leur impose, les deux jeunes femmes se découvrent un talent de couturière et lance leur maison de couture, novatrice et originale, comme les Années Folles le demandent.

Mais en même temps, elles enquêtent sur le passé de leur père, sur la manière dont il s'est ruiné et sur les accointances qu'il a pu développer avec leur cousin. Et ces jeunes filles bien protégées découvrent l'amitié, l'amour et la politique.

HouseEliott1.jpg

Ce roman sent sa série BBC à plein nez. Ce n'est pas forcément un défaut, même si ça le prive d'une certaine qualité littéraire qui m'a un peu manqué en sortant de Mildred Pierce. Mais pour le reste ... J'ai eu l'impression de replonger dans Downton Abbey, de suivre deux Lady Sybille de substitution.

Certains aspects sont particulièrement bien traités, en particulier celui de la création de la maison de couture. On voit apparaitre un monde où les modes changent, où la silhouette à la garçonne devient à la mode, où les robes se libèrent, se raccourcissent, se dénudent. Et les fondatrices de la maison Eliott, qui récupèrent les vêtements de leur père pour créer des robes sont en plein dans cette tendance et la précèdent même parfois.

 

Il y a malgré tout quelques faiblesses. Le style est d'une simplicité extrême. Et l'intrigue concernant le père de Beatrice et Evangelina est, à mon avis, complètement inutile.

Mais ce sont de tous petits défauts, qui ne devrait pas prévenir les lecteurs de découvrir The house of Eliott.

 

Lu en anglais

LirenanglaisLu dans le cadre du challenge La littérature fait son cinéma

Challenge La littérature fait son cinéma 3e catégorie

Lu dans le cadre du challenge Read me I'm fashion

fashion

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 19:00

Borrowers.png« 'Oh, dear,' exclaimed Mrs May lightly, 'don't say they're in this house too !'

'That what are ?' asked Kate.

'The Borrowers' »

 

Un jour où Kate apprend à coudre avec la vieille locataire de ses parents, Mrs May, cette dernière lui raconte une histoire. Une histoire arrivée à son frère, alors qu'il était en convalescence chez leur grand-tante, dans une grande maison à la campagne, pleine de coins et de recoins. Une rencontre avec une petite fille, une très petite fille de la taille d'une souris, habitant avec ses parents sous le plancher de la maison, et vivant d'emprunts aux grandes gens. L'histoire de ceux que nos contes appellent les petites gens, pour lesquels nos ancêtres laissaient une coupelle de lait près du feu.

Mais les grandes gens ont maintenant oublié les petites, qui doivent se cacher et « emprunter » pour vivre, en se méfiant des chats, d'être vus et des furets.

ArriettyBorrowers.jpg

Bien sûr, j'ai découvert ce très joli petit roman pour enfants grâce au dessin animé de Miazaki, comme beaucoup. Les images du maître m'ont accompagnées durant toute ma lecture, au moins autant que les illustrations de de Beth and Joe Krush qui décorent le livre. C'est une très belle histoire d'amitié, entre deux êtres solitaires, qui n'auraient jamais du se rencontrer et qui découvrent l’altérité dans le regard de l'autre.

Mais il y a aussi la séduction du monde des borrowers, ce monde où vont les aiguilles que l'on perd, les boutons qui disparaissent, nos vieilles boites d'allumettes. Un monde où les timbres postes de la Reine Victoria servent de tableaux au mur, où le papier peint est constitué de lettres jetées à la corbeille, et où une boite à cigare sert de chambre pour une petite fille.

Un monde de rêve et de maison de poupée...

 


Lu dans le cadre du challenge fifties sur whoopsy-daisy

fiftiesLu dans le cadre du challenge La littérature fait son cinéma

Challenge La littérature fait son cinéma 3e catégorie

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:58

SagaEirikr.gif « Il y avait un homme qui s'appelait Thorvaldr, fils d'Asvaldr, fils d'Ulfrn fils de Thorir aux bœufs. Thorvaldr et Eirikr le Rouge quittèrent le Jadarr pour cause de meurtre. »

 

La saga d'Eirikr le Rouge m'a été offerte par Sabbio lorsqu'elle a appris ma curiosité à l'endroit de la mythologie nordique. C'est un livre assez court, composé de plusieurs chants de quelques pages chacun.

De mythologie, il n'en est pas vraiment question ici, puisque les récits racontent des événements réels, qui se sont produit aux alentours de l'an mille et ont touché (ou ont été provoqués par) Eirikr le Rouge et sa famille.

De qualité littéraire, il sera ici peu question, car elles sont inexistantes ou presque. Les auteurs anonymes se contentent de répéter les faits tels qu'ils se sont passés, sans enjolivements ni ornementation. On est loin du style emprunt de fantastique des textes irlandais, ou des répétitions à rallonge qui font la beauté des textes d'Homère.

Mais qu'y-a-t'il besoin d'enjoliver ? L'histoire en elle même est fantastique : il y a plus de mille ans, ces hommes avaient établi une immense communauté entre les mers. Ils étaient capables de naviguer entre la Norvège, le Groenland, l'Irlande et l'Islande durant une année, se fixant ça et là dans quelque ferme avant de repartir au printemps.

C'est aussi l'histoire d'une conquête, celle des premiers européens qui ont traversé l'Atlantique et on découvert les côtes du Canada. Celle de rencontres (pas vraiment pacifistes) avec les hommes qui vivaient là bas.

C'est la description d'un peuple tout à fait exotique, très loin des peuples latins ou grecs. Un peuple rude, habitué à des conditions de vies extrêmes. Mais un peuple où l'égalité entre les hommes et les femmes était une réalité, où la religion chrétienne s'installe avec douceur, et où l'entraide est à la base de la société.

 

Une lecture un peu difficile (les noms sont vraiment très étranges, et ils portent tous le même!), mais vraiment instructive et intéressante.

 

Lu dans le cadre du challenge Mythologie Scandinave. mythologie nordique

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:00

Borgias.jpg"Le soir, à l'heure convenue, César se rendit chez Lucrèce ; mais il y trouva son frère François. Les deux jeunes gens ne s'étaient jamais aimés. Cependant, comme leurs coeurs étaient bien différents, la haine, chez François, était la crainte instinctive que le daim éprouve pour le chasseur ; tandis que la haine, chez César, était ce besoin de vengeance et ce désir de sang qui vit incessament dans le coeur du tigre. Les deux frères ne s'en embrassèrent pas moins, l'un par bienveillance, l'autre par hypocrisie ; mais, en s'aperçevant, le sentimen de leur double rivalité dans les bonnes grâces de leur père et de leur soeur avait fait monter la rougeur au front de François et la lividité à celui de César. Les deux jeunes gens s'assirent donc, décidés à ne pas sortir l'un sans l'autre, lorsqu'on annonça un rival devant lequel l'un et l'autre devaient se retirer : c'était leur père."


Les Borgia est une leçon d'histoire par Alexandre Dumas. Comme pour la série The Borgias, Dumas débute son récit lors de l'élection qui nomme Roderic Borgia pape, sous le nom d'Alexandre VI. Suivant les pérégrinations de cet homme incroyablement intelligent, mais sans aucun scrupule, et passablement débauché, le récit s'attache aussi à la famille qu'il a porté aux nues : sa fille Lucrère, et ses deux fils François et César. Surtout César, un homme d'état si brillant et si doué qu'il a servi de modèle au Prince de Machiavel, un homme de guerre si doué que ... la quasi totalité du roman n'est qu'une description longuette de batailles, de troupes, de rapports de forces...


Je m'attendais à lire un roman, et je suis tombée sur un bouquin d'histoire, certainement bien écrit, mais manquant un peu de chair. De caractères. D'épaisseur. Certaines scènes, les premières surtout, sont agréables à lire. Une vraie personnalité, des vraies "scènes" se dégagent. Mais, assez vite malheureusement, on en vient à une description longue et souvent sans intérêt des tactiques militaires et politiques d'Alexandre VI et de César.
Sous la plume de Dumas, ça me déçoit - et ça m'a beaucoup ennuyée...

 

Lu en lecture commune avec Tiphanie

lecturecommune2

Dans le cadre du challenge J'aime Alexandre Dumas (même si pour le coup, il me déçoit un peu ...)

Dumas

Et du challenge Romantique

Romantisme

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 23:14

clairedalbe.png"Je n'en puis plus, la langueur m'accable, l'ennui me dévore, le dégoût m'empoisonne ; je souffre sans pouvoir dire le remède ; le passé et l'avenir, la vérité et les chimères ne me présentent plus rien d'agréable ; je suis importune à moi-même ; je voudrais me fuir et je ne puis me quitter ; rien ne me distrait, les plaisirs ont perdu leur piquant et les devoir leur important. Je suis mal partout : si je marche, la fatigue me force à m'asseoir ; quand je me repose l'agitation m'oblige à marcher. Mon coeur n'a pas assez de place, il étouffe, il palpite violemment ; je veux respire et de longs et profonds soupirs s'échappent de ma poitrine. Où donc est la verdure des arbres ? Les oiseaux ne chantent plus. L'eau murmure-t-elle encore ?Où est la fraicheur ? Où est l'air ? Un  feu brûlant court dans mes veines et me consume ; des larmes rares et amères mouillent mes yeux et ne me soulagent pas."

 

Claire d'Albe, un court roman ou une longue nouvelle, raconte un classique triangle amoureux. Claire s'est mariée à 15 ans à un ami de son père tant chéri, âgé lui de plus de cinquante ans. Sept ans plus tard, alors qu'elle s'oblige à cultiver les vertus domestiques, à aimer son mari, et à prendre soin de ses enfants, arrive chez eux un neveu de son mari, dans toute la fraîcheur de ses 19 ans, Frédéric. Son mari ne s'inquiète pas "Frédéric aura besoin de conseils. Une femme s'entend mieux à les donner, et puis, votre âge vous y autorise. Trois ans de plus entre vous font beaucoup. D'ailleurs, vous êtes mère de famille et ce titre inspire le respect.".

books_004.jpgCe qui devait arriver arrive, bien sûr, et c'est via les lettres que Claire envoie à son amie de toujours, Elise, qu'on voit l'amour se développer entre les deux jeunes gens sages et vertueux. Mais que faire contre la force de la passion ?

 

Il faut dire les choses telles qu'elles sont : ce livre suinte le romantisme par tous les pores de ses pages. Le vrai romantisme, celui qui demande l'amour platonique (je ne recopierais pas ici les pages qui suivent la première et unique "faute" de Claire et Frédéric, c'est à pleurer, et pas de rire), tourments et passions, et surtout nature sauvage, tombeau d'un père auprès duquel épencher ses larmes.

Oh mon dieu ... Je ne dis pas que c'est un mauvais roman (c'est juste terriblement prévisible) et je suis certaine que j'aurais pleuré toutes les larmes de mon coeur en le lisant à 17 ans. Mais dix ans plus tard, ... mon regard est plus critique. Il n'y a pas la grâce de La princesse de Clèves dans les pas duquel il marche. Les descriptions de la nature sauvage si semblable aux passions semblent faibles après Lamartine. Et les personnages ... on les croirait sortis de l'Emile de Rousseau, Claire si noble et si pure - mais déjà corrompue par la société ; Frédéric sauvage et sans éducation, plein de cette vertu que ne peut justement donner que l'absence d'éducation ; M. d'Albe, paterfamilias tendre et généreux ; Elise, enfin, cette garce d'Elise qui apparait en filigrane, sage et déséchée.

Alors, ce n'est pas déplaisant à lire, c'est assez court et j'ai pris du plaisir à me replonger dans la littérature de mon enfance - non sans songer plusieurs fois à Balzac, le Lys dans la Vallée et Les mémoires de deux jeunes mariées, notament. Mais c'est de la littérature dont on peut clairement se dispenser.

 

Lu dans le cadre du challenge Dames de lettres

dame d11

Et du challenge Romantique

Romantisme

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 09:00

colereaubergine.jpg"Bien que, pour ma grand-mère, l'acte de nourrir le prêtre, qui lui vaudrait un bonus important au plan d'épargne mérite géré par le ciel, fût au coeur de la cérémonie, elle n'avait trouvé en dix ans aucun ministre du culte à la hauteur de ses talents culinaires."


La colère des aubergines est un recueil de nouvelles, se passant dans des familles indiennes. Chacune d'entre elle entre dans l'intimité d'un couple, d'une famille, et décrit son rapport à la nourriture. Telle femme, trompée par son mari, fait un régime drastique pour le retrouver - mais craque sur les sucreries de fête de Dîvâlî : "D'ailleurs, qui suit un régime à Dîvâlî ? Seulement les athées !" ; telle grand-mère garde sous clé les pickles qu'elle cuisine soigneusement et les donne avec parcimonie : seuls les hommes ont le droit d'en avoir tout leur soûl ; telle homme est déchiré entre les plats que lui prépare sa mère et sa femme, tous aussi mauvais les uns que les autres, mais qu'il est contraint de manger pour leur prouver son amour ; etc.


Le livre prend donc le prétexte de la nourriture pour décrire une société indienne, qui semble immuable : les mariages d'amour sont rares (et les rares se terminent mal). On choisit une femme sur sa capacité productive : à avoir des enfants, d'une part, et à satisfaire l'appétit de son époux. La famille est très hiérarchisée : à son sommet trônent les hommes adultes ; puis arrive la "mater-familias", généralement la mère de l'époux, gardienne du bon fonctionnement de la famille ; enfin les autres femmes, soumises à son autorité, et les enfants ; puis les serviteurs. J'ai presqu'eu l'impression d'une plongée dans le fonctionnement d'une société antique, grecque ou romaine !

Mais ce livre n'est pas intéressant que sur le plan sociologique, mais aussi culinaire : chacune des nouvelles est suivie d'une ou plusieurs recettes de cuisine ! En effet, chacune met en exergue quelques plats, et l'auteur nous livre les recettes de sa grand-mère ou de ses amis pour les cuisiner au mieux.
Autant vous dire que je vais prochainement faire des essais !

 

Lu pour le mois en Inde de whoopsy-daisy !

 

Et lu pour le challenge La nouvelle, de Sabbio

La nouvelle

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 08:00

Endi.jpg"Cette année, elle devait faire dix-sept pas depuis l'abribus jusqu'au chemin qui conduisait à la maison. Dix-huit l'an dernier. Preuve que ses jambes allongeaient."

 

Enid vit avec ses quatre soeurs dans une vieille maison au bord de l'Atlantique. Il y a Charlie, l'aînée, sérieuse et raisonnable. Bettina, une adolescente idiote et ricannante. Geneviève, qui conserve jalousement un secret - pas facile dans une maison de filles. Et Hortense, qui écrit son journal intime et cherche à le préserver à tout prix. Pas de parents : ils sont morts depuis 18 mois, et les jeunes et petites filles grandissent sous la houlette de Charlie et de son fiancé, Basile.

 

Une nuit d'orage, l'immense sycomore est arraché et se retrouve tête en bas, racine en l'air, dans le puit du jardin. Hélas, qu'est-il advenue de la petite chauve-souris qui y nichait ? Et pourquoi entend-on maintenant des gémissements plaintifs les soirs de vent, comme si un fantôme était revenu hanter la villa ?

Ses soeurs n'y prêtent pas garde, mais la petite Enid est bien décidée à mener l'enquête !

 

C'est un roman adorable que celui là ! La petite famille Verdelaine est si sympathique et chaleureuse que lire ses aventures ne donne qu'une envie, chausser ses chaussons et les rejoindre dans le salon, pour écouter le feu craquer et les gamines se disputer comme seules des soeurs savent le faire.

C'est un roman qui m'a énormément rappelé Les quatre filles du Docteur March : l'amitié entre soeurs - et les conflits, les soeurs de caractères si différents, la maison, la difficulté de vivre sans les parents (ou sans le père) et la débrouillardise nécessaire pour y survivre. Et Les quatre filles du Docteur March étant un de mes romans préférés, vous comprendrez que je me suis glissée dans celui là avec bonheur.

 

Il me reste mes trois autres livres consacrés à ces quatre soeurs à lire : vous entendrez très prochainement parler de la famille Verdelaine !

 

Lu dans le cadre du challenge Dames de lettres - catégorie XXIème siècle

dame d11

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 00:00

Beauty.jpg"Like all the other doors I had met in the castle, this one opened at my approach. A few days of this and I would forget the operation of a latch or a door-handle. The room it revealed was a large, warm and gracious one, although small by the standards of the castle. On one wall to my left a fire was burning in a fireplace framed with wrought iron in the shape of climbin,g wne; two armchair were drawn up before it. One chair was empty. In the other, a massive shadow sat."

 

Il était une fois … Beauty pourrait presque débuter par ces mots magiques, tant sa structure est proche de celle du conte initial. Il était une fois une jeune fille surnommée Beauty (parce que son vrai nom est Honor), ses deux soeurs, Grace et Hope, et leur père, un marchand. Après sa ruine, la famille déménage dans la campagne, dans un endroit plus solitaire, où la magie est encore prégnante et où des légendes sanglantes circulent au sujet de la sombre foret qui s'étend à l'orée du village.

Un jour, après s'etre perdu, le père entre dans la foret. Ilse retrouve dans un chateau isolé, où la magie le sert et le nourrit. Le matin venu, il cueille une rose pour l'offrir à Beauty. Hélas, cet acte ulcère le propriétaire des lieux, une bete atroce qui ne lui donne le choix qu'entre le tuer ou prendre une de ses filles en otage.

La suite, tout le monde la connait, comment Beauty prendra la place de son père, comment elle prendra de l'affection pour la Bête, comment elle reviendra chez son père au péril de son nouvel ami, et comment, en risquant de le perdre, elle l'aimera et le sauvera.

 

Rien de bien original dans cette version de la Belle et la Bête (allez, si, les deux soeurs sont très gentilles, et l'une est mariée), mais un charme fou. L'ambiance des contes de fées, je l'ai retrouvée dans ces pages, ces villes grouillantes et luxuriantes, ces villages paisibles et gais, ces forets sombres et ces chateaux merveilleux, parfaitement retranscrites par Robin McKinley.

Rien que pour le plaisir de retrouver ces images de mon enfance, ce livre m'a séduite.

 

Mais il y a un plus : le personnage de Beauty elle meme. L'auteur nous met dans la tete de cette jeune fille et nous décrit avec beaucoup de réalisme ce qui s'y passe. Que pense-t-elle lorsque, son père ruiné, elle doit s'éloigner de la Ville et de ses plaisirs ? Quand elle sait qu'il ne lui reste que quelques jours avec sa famille avant de rejoindre le chateau de la Bête ? Ou, quand elle découvre pour la première fois, le monstre et son apparence odieuse ?

Apprendre à mieux connaitre une héroine de contes de fées, voilà qui n'est pas donné à tous et que ce livre charmant m'a permis.

 

Lu dans le cadre du challenge Once upon a time

OnceUponATime

Et du challenge Fairy Tales

fairytale

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 09:00

jane-austens-guide-to-good-manners.jpg

"If I could persuade myself that my manners were perfectly easy and graceful, I should not be shy."

 

Ce livre est une délicieuse lecture autour de Jane Austen : il parcourt les romans et les lettres de l'auteur d'une manière transversale pour en sortir les règles de savoir-vivre. Et on se rend compte à la lecture que Jane Austen est un merveilleux guide des bonnes manières, nous présentant moult examples de très bonnes - et de très mauvaises - manières. Comment être présentée à un gentleman qui nous intéresse ? Comment se comporter avec ses amies ? Comment survivre à un bal ? Les héroïnes de Jane Austen - et l'auteur elle-même dans ses lettres - nous indiquent les convenances.

 

Mais ce livre m'a malgré tout laissée sur ma faim : son postulat de départ ne le conduit à s'intéresser qu'à Jane Austen, et limite par là même ce qu'il peut tirer d'intéressant sur la période. J'aurais beaucoup aimé que Josephine Ross aille s'intéresser à d'autres romans de la même époques, pour voir si ce qu'elle tire de Jane Austen est généralisable, ou ne vient que d'une vision du monde partiale et partielle...

 

Malgré cette limite, c'est une lecture bien agréable et qui permet de se replonger avec délice dans les romans de Jane !

 

Lu dans le cadre du Mois anglais, chez Lou, Titine et Cryssilda

moisanglais2

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 09:00

Annaandthefrenchkiss.jpg

"Here is everything I know about France: Madeline and Amélie and Moulin Rouge."

 

Anna and the French Kiss est une très agréable romance pour ado. Elle raconte l'histoire d'une jeune américaine, Anna, envoyée par son père au lycée américain de Paris. Elle est au début très déçue de son séjour forcé, jusqu'à ce qu'elle se fasse une nouvelle bande d'amis, découvre Paris et ses vieux cinémas d'auteur, et surtout, découvre Etienne St-Clair (fait-on plus français ?) dont elle tombe éperduement amoureuse.

Le roman raconte évidemment comment ces deux là vont se tourner autour avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. Si l'intrigue n'est pas nouvelle, si son traitement n'est pas prodigieusement original (quoique ... la manière dont Paris est vu l'est pour un roman américain), c'est un délicieux bonbon sucré qui se savoure avec beaucoup de plaisir.

C'est aussi la description de la manière dont une adolescente devient une jeune femme, avec les souffrances que cela implique, mais l'éveil au monde que cela réserve.

Et quand cet éveil au monde est du à Paris, cela ne peut que me plaire !

 

Lu dans le cadre du challenge 100 ans de littérature américaine !

littératureaméricaine2011

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 Juillet 2013

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