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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:00

Summer.jpg« Charity’s heart throbbed with delight. It was as if all the latent beauty of things had been unveiled to her. »
Charity Royall est une jeune fille vivant dans un village isolé de la Nouvelle Angleterre, North Dormer. Elle est fille adoptive de Mr Royall, et vit seule avec lui depuis la mort de sa mère adoptive. Fille adoptive, car elle vient de la Montagne, cet endroit isolé qui domine le village et où se regroupent les parias, les fille-mère, les voleurs et les assassins ; mais son père et tuteur est avocat et personnage éminent de la contrée, et Charity elle-même se considère comme la plus aristocrate des jeunes filles du village.
Charity. Royall. La misère et l’opulence. Le déshonneur et l’orgueil. Ce sont les deux facettes, les deux composantes de sa personnalité. Ce qui fait d’elle une héroine hors du commun, mais qui en même temps l’empêche absolument de vivre dans le milieu mesquin et étroit du village.


Le déclencheur du désastre est un jeune homme, un jeune architecte new-yorkais qui vient passer quelques mois d’été chez sa vieille tante. Charity trouvant enfin un homme digne d'elle tombe amoureuse, et avec son caractère, ne peut et ne sait aimer avec mesure.
En parallèle, sa relation avec son père se dégrade. Depuis la mort de sa femme, il souhaite épouser sa fille adoptive : « I’m a lonesome man. » lui dit-elle en cherchant à rentrer dans sa chambre. Plein de dédain pour le jeune Harney, persuadé qu’il causera la perte de Charity, il cherche à éloigner la jeune fille, et à faire rentrer dans le rang (si on peut parler de rang…) l’adolescente révoltée et pleine d’absolu.


« He turned her head back, feeling for the curve of her throat below the ear, and kissing her there, and on the hair and eyes and lips. She clung to him desperately, and as he drew her to his knees on the couch she felt as if they were being sucked down together into some bottomless abyss. »


C’est un roman qui ressemble effectivement beaucoup à Ethan Frome : on y retrouve le petit village de Nouvelle-Angleterre, si éloigné du New-York auquel Wharton nous habitue généralement, l’ambiance étouffante de huis-clos, le triangle amoureux, et l’espoir d’une relation amoureuse belle et sereine. Mais je n’ai pas retrouvé la perfection, la poésie sombre et romantique d’Ethan Frome. Certains passages malgré tout m’ont transportée : en particulier, la nuit du 4 Juillet, le feu d’artifice, et la découverte de l’amour de Charity et de son Harney, m’ont laissée sans voix, lisant avidement dans la rue.
Le personnage de Charity, dans sa complexité et sa richesse m’a aussi beaucoup plu. Fière et pleine d’orgueil, on dirait une reine antique qui promène son regard sur une société beaucoup trop étriquée pour elle. Et la manière dont cette société se venge est l’essence même du drame.
Malheureusement, son roi n’est pas à la hauteur : Harney est un petit jeune commun, elle à qui il aurait fallu un héros. Et le souffle du roman s’en ressent un peu...


Challenge Edith Wharton,

theedithwhartonschallenge

et du challenge 100 ans de littérature américaine

littératureaméricaine2011

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:00

51-2BdrFpFJwL._SL500_AA300_-1-.jpgUn ami m’avais conseillé de lire Les Déferlantes alors que je lui disais que j’avais envie de lire un roman qui se passerait dans un lieu désertique et où tout serait écrasé par la pesanteur d’un soleil dévastateur. Certes point de soleil ici mais la mer pèse de tout son poids sur ce petit coin de Cotentin désolé.

Tout commence par une grande tempête, les éléments se déchaînent contre un malheureux village du bout du monde, près de la Hague, en France. Cette tempête physique ne fait que présager du cataclysme causé par le retour de Lambert qui revient sur les lieux de la noyade du reste de sa famille, des années auparavant.

Ce retour fera ressortir et poindre tout ce qui restait caché dans ce village et ses habitants, tous leurs secrets, leurs rancœurs, leurs blessures.

J’ai été séduit d’emblée par ce roman âpre et rude, par cette narratrice écorchée vive et par les personnages extrêmes et taiseux qui peuplent ce village et ce roman. J’ai aimé ce style à l’image de ce qu’il raconte, rude, brusque et bref. Les phrases sont courtes, presque crachées, le vocabulaire simple et rustre mais l’ensemble, construit un peu à la manière d’un tableau impressionniste, par petites touches brèves, dégage une indéniable force.  

C’est un roman que j’ai trouvé riche, j’ai aimé que Claudie Gallay y prenne son temps, j’ai aimé la façon dont elle a abordé ses sujets, les a liés entre eux. C’est, je pense un roman sur la déchirure, la brisure et sa rédemption, pour tant est qu’il puisse y en avoir. Tous les personnages ont à un moment ou un autre connu une tragédie qui les a brisés ou même annihilés. Tous continuent à vivre sur ce petit morceau de terre scarifié, chacun à sa manière. Comme leur village, leur lande sont balayés par les éléments, tous ces hommes et ces femmes sont courbés sous la force et le souffle de leur propre histoire.

Le silence est omniprésent, un silence oppressant qui se retire brutalement, par petites touches. Pour un ce sera la parole enfin libérée, pour un autre ce sera apprendre à laisser aller, un autre encore tente de vivre en se déversant dans son art. Tous tentent de continuer, comme ces plantes qui poussent entre les rochers battus par les vents et la mer.  

Comme une pierre, ce roman vient de loin, il s’est extirpé des profondeurs non de la terre mais de l’être humain pour venir éclore à la lumière, brut et pur mais vraiment précieux si l’on sait regarder sa beauté.

B.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 18:34

"Est-ce donc toujours le rôle des femmes de soutenir les maisons comme ces figures de pierre qu'on nomme caryatides ? Et vas-tu aujourd'hui, Seigneur de Haut-Mesnil, renverser sur ta tête et sur la mienne, toutes les pierres de notre grande maison ?"

 

Ce recueil de nouvelles, un peu fourre-tout ne s'appelle que par erreur "Nouveaux contes d'hiver". Car si les trois derniers contes sont effectivement à rattacher au recueil précédent Contes d'hiver, d'autres sont clairement reliés aux Sept contes gothiques, et les premiers sont tirés du roman Albondocani, que je n'ai pas lu.

Est-ce pour cette raison ? J'ai peu accroché sur les premiers. Dans une Italie un peu fantasmée, un vieux peintre, sa belle épouse et son jeune et talentueux élève vivent une sorte de ménage à trois, rompu par la mort du maître. Le jeune homme en est bouleversé, et se détache de la veuve. Même si le style en est toujours aussi merveilleux, je n'ai pas vraiment réussi à entrer dans ces nouvelles.

Par chance, dès que j'ai entamé les deux "Nouveaux contes gothiques", mon adoration est revenue.

Les caryatides raconte l'histoire d'une famille noble de la France du XIXème troublée par une sorcière, une va-nu-pieds qui séduit le fils d'une noble famille.

La secondes, L'écho, m'a encore plus plue : elle revient sur une nouvelle des Sept contes gothiques, qui mettait en scène une cantatrice ayant perdu sa voix. Suivant cette femme dans ses pérégrinations, on découvre avec elle un petit village où, dans l'église, le dimanche, un jeune garçon chante ... avec sa voix. Celle qu'elle a perdue une dizaine d'années auparavant est allée se trouver danns ce garçonnet, pour qui elle se prend d'une irrésistible amitié.

 

 

"Car, représente-toi un peu ce que ça signifie : on prend une jeune femme heureuse, innocente, confiante et, lentement, lentement, on lui arrache les dents, les cheveux, on lui décolore les yeux, on lui déforme le corps, on lui crevasse la peau, on lui casse la voix, et on la met bien en évidence, aux yeux de tout le monde comme si elle était nue."

 

Les Contes d'hiver aussi m'ont séduite.

Une histoire campagnarde est un conte plein de vengeance et de pardon. Un fils cherche à racheter la faute de son père qui, en punissant un de ses paysans, l'a conduit à la mort. Mais, il apprend que le petit-fils de ce paysan, son frère de lait, est en emprisonné pour avoir volé et tué.

J'avais déjà lu la seconde : Une saison à Copenhague, où des cousins et cousines jouent au jeu dangereux de l'amour absolu, dans une Copenhague en pleine effeverscence hivernale.

Enfin, la dernière, Conversation nocturne à Copenhague relate une discussion entre un roi, un poète et une pute, et est bouversante de beauté et de poésie.

 

Malgré son irrégularité, ce recueil a encore une fois été un délice, un ravissement.

 

Il constitue ma première participation au Challenge La Nouvelle,

La nouvelle

ma troisième a u Challenge Vicking Lit'

vikinglit

et ma dernière à la Semaine nordique !

nordique

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:00

Coeurdelion.jpg"Je sais comment on doit se promener le long des fleuves. On doit chevaucher lentement pour regarder le fleuve couler plus bas, l'eau briller, les branches de saules danser dans le vent. On ne doit pas se promener avec un dragon qui vous marche sur les talons."

 

Karl est un petit garçon malade : il a bien compris, aux conversations des voisines, qu'il ne va pas vivre bien longtemps. Heureusement, son frère Jonathan, un brave, lui raconte des histoires. Justement, il lui parle de Nanguiyala, le pays des contes et des feux de camps, celui où on va après la mort, et où les deux frères seront réunis pour l'éternité.

De manière surprenante, Jonathan meurt avant son frère - en le sauvant d'un incendie. Quand Karl le rejoint à Nanguiyala, quelques mois plus tard, Jonathan le courageux est déjà engagé dans un combat sans merci.

Car, au pays parfait des vergers et des contes, un méchant tyran est arrivé et, accompagné d'un horrible monstre, fait règner la terreur...

 

C'est un très beau roman pour enfant que ces Frères Coeur-de-Lion. J'ai retrouvé dans ces pages l'amour éperdu que j'avais ressenti enfant pour Ronya, fille de brigand. Là encore, c'est un roman tendre, mais difficile. Certains passages sont cruels - quelle tristesse que ce petit garçon malade et alitté, promis à la mort -, mais la tendresse et l'amour entre ces deux frères sont infiniment touchants.

Et puis, c'est un hymne au courage. A celui qui permet au plus faible, au plus lâche, de se dépasser. A celui qui lutte contre l'oppression, contre la tyrannie, contre la cruauté. Il n'est pas difficile de voir des similitudes entre les deux vallées, celle des Cerisiers, encore libre, et celle des Eglantiers, soumis au tyran qui l'entoure d'un haut mur, et les événements qui ont frappé l'Europe au XXème siècle.

Mais c'est fait avec talent et finesse, jamais lourdement. Et l'amour pour les contes d'Astrid Lindgren enrichit ce roman de mille détails attachants.

 

Lu dans le cadredu challenge Viking Lit'

vikinglit

Lu dans le cadre de la semaine Nordique !

nordique

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 22:27

Lincroyable-et-triste-histoire-de-Candide-Erendira-et-de-sa.jpg

"Laura Farina ne fit pas attention à lui, car elle ne savait pas quoi faire des bottes. Le sénateur, de son côté, ne savait pas quoi faire de Laura Farina, n'ayant pas l'habitude des amours imprévues."

 

Ce recueil de nouvelles se passent dans les mers des Caraïbes, dans un monde étrange et sauvage, indigent et riche à milliers. Dans ces îles, sur ces terres, des aventures étranges et familières se produisent : un ange tombe du ciel, un camelot se relève d'une blessure mortelle de crotale, un étrange transatlantique fantôme fascine les habitants, la mer se met à sentir la rose...

Ces événements ne semblent pas provoquer plus de surprise que cela. Des attroupements, des foires se créent autour du 'phénomène', mais l'apparition d'un ange déchu ou l'odeur surprenante de la mer, pas plus que les fantômes ou les intersignes, ne semblent du domaine du merveilleux.

 

"ils décapitaient sur leur passage tout camelot professionel ou d'occasion, et non seulement les indigènes par précaution, mais aussi les Chinois par distraction, les nègres par habitude, et les Hindous parce qu'ils charment les serpents"

 

Toutes ces nouvelles ne m'ont pas autant plues. Si j'ai adoré Le vieil homme (l'histoire de l'ange tombé), Le noyé le plus beau du monde (un noyé extraordinaire apparait sur la côte d'un village) et Morts constants au delà de l'amour (un politicien se voit proposer par un brigand, sa fille vierge). D'autres moins séduites, et deux m'ont franchement ennuyées (je n'ai pas vraiment compris où elles voulaient en venir) : Le dernier voyage du vaisseau fantôme, et Blacanan.

 

"En quête de santé vinrent les malades les plus défavorisés des Caraïbes : une pauvre femme qui depuis son enfance comptait les battements de son coeur, lesquels n'atteignaient plus le chiffre adéquat, un Jamaïquain qui ne pouvait dormir tellement le tourmentait le bruit des étoiles, un somnambule qui se levait la nuit défaire endormi ce qu'il avait fait éveillé, et beaucoup d'autres moins gravement atteints."

 

A la fin du recueil, se trouve une nouvelle, ou un court roman étrange et dramatique, un conte sauvage et burlesque, celui qui donne son nom au recueil : Enrendira est une petite jeune fille, esclave d'une grand-mère énorme et tyrannique. Un soir où Erendira, épuisée, oublie d'éteindre sa chandelle, un vent mauvais la renverse et met le feu à la demeure baroque de la grand-mère. A Erendira de rembourser, et de trouver l'argent en se prostituant, sous la baguette de la grand-mère. Mais la jeune fille n'est pas insensible à l'amour, et quand sa route croise celle d'Ulysse, des désirs de vengeance naissent dans son corps pur et torturé.

Cette nouvelle est splendide et bouleversante. L'opposition (et le jeu de miroir) entre la jeune fille et sa sorcière de grand-mère, entre Ulysse et Amadis, entre la vie de prostituée de la grand-mère jeune, et celle de la petite Erendira, est passionnante et mériterait une étude approfondie.

 

Ce recueil est du grand, du beau Garcia Marquez, avec ce mélange de grâce et d'horreur, d'étrangeté et de banalité qui construit son style - et qui en fait sa difficulté.

Je n'ai pas retrouvé partout la grâce qui m'avait saisie dans l'Amour au temps du choléra, ou dans Mémoire au temps du choléra ; malgré tout ce recueil m'a séduite.

 

lecturecommune3

Lu en lecture commune (compliquée par mon étourderie naturelle) avec Sabbio !

Lu dans le cadre du challenge des Nobels

Nobel

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:00

the-monk.jpg"Are not the passions dead in my bosom ? Have I not freed myself from the frailty of mankind ? Fear not, Ambrosio ! Take confidence in the strengh of your virtue. Enter boldly into a world to those failings your are superior; reflect that you are now exempted from humanity's defects, and defy all the art of spirits of darkness. They shall know you for what ou are !"

 

Que dire de ... cette chose ? Je l'ai lu (comme Udolphe) à cause de Jane Austen et de sa Catherine Morland qui ne lit que ça dans Northanger Abbey. Comme après ma lecture d'Udolphe, je me désole pour les jeunes filles de cette époque dont les best-sellers était de si mauvaise qualité.
Mais au moins, contrairement à Udolphe, je ne me suis pas ennuyée !

L'histoire se passe en Espagne, avec de petits écarts du côté de la France et de l'Allemagne, et tourne autour de quelques personnages :
- Le moine, Ambrosio, un jeune homme doté d'une vertu qui le rend célèbre dans tout Madrid, orateur sans pareil pour défendre la cause de Dieu, mais soumis au pire péché qu'il soit, l'orgueil.
- Une jeune femme dont on découvre la perversité au fil des pages, Matilda.
- Une autre jeune femme, Antonia, mais très belle, et d'une sagesse et d'une innocence à nulle autre pareille. Antonia est la fille d'un aristocrate et d'Elvira, une femme de niveau social beaucoup moins élevé. Antonia, lors d'un sermon du Moine, rencontre et tombe amoureuse (enfin, si elle sait ce que ça veut dire...) de
- Lorenzo, un jeune aristocrate madrilène fort aimable dont la soeur
- Agnès, est nonne dans le couvent qui jouxte le monastère d'Ambrosio, et est enceinte des oeuvres de
- Raymond, un autre aristocrate madrilène, moins sage, mais fort galant également, et qui se trouve être l'oncle d'Antonia.
Nous avons donc trois couples, trois histoires qui procèdent en parallèle, pour, bien évidement, se rejoindre à la fin.

 

"Her face was veiled; on her arm hung a chaplet of beads; her dress was in several places stained with the blood that trickled from a wound upon her bosom. In one hand, she held a lamp, in the other a large knife, and she seemed advancing towards the gates of the hall."

 

Je ne vais pas bouder mon plaisir : j'ai pris un certain plaisir à le lire - mais un peu au second degré quand même. Le découpage en court chapitres sur l'une ou l'autre des histoires donne pas mal de rythme et correspond tout à fait à une lecture dans les transports. Il y a pas mal d'action, et j'avoue que la fin est vraiment impressionnante !
Malgré tout, il ne faut pas s'attendre à des trésors de psychologie : à part Ambrosio, un être assez complexe et très contrasté, les autres personnages sont taillés à la serpe, tout noirs ou tout blanc. En particulier, Antonia et son innocence complètement naïve m'a vite tapé sur les nerfs...
Autre chose à savoir avant de commencer le roman : c'est très violent, et assez pervers. Ca ne se voit pas au début (où le pire que l'on voit est une nonne enceinte et un moine qui est une femme déguisée en homme - ce qui a du assez choquer à l'époque), mais au fur et à mesure que l'on avance dans les pages, j'ai quand même été de plus en plus mal à l'aise. J'ai compris à la fin pourquoi Sade faisait l'apologie de ce livre. J'en ai fait des cauchemars dans la nuit qui a suivi ma lecture...

 

A noter qu'une adaptation se tourne actuellement, avec Vincent Cassel dans le rôle d'Ambrosio...

 

lecturecommune1

Lu en lecture commune avec Maggie

 

Challenge-anglais

Lu dans le cadre du challenge God save the Livres !

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 09:00

Impulse-and-initiative.jpeg"How could she respond so strongly to his touch when she was wishing him half the world away ?"

Quand les filles (Karine;) et Fashion pour ne pas les citer) ont lu Impulse and Initiative, d'Abigail Reynolds, et qu'elles en ont publié des billet enthousiastes et couineurs, j'ai craqué : je l'ai commandé immédiatement sur amazon...

Bien sûr, dès que je l'ai reçu, j'ai craqué, je l'ai dévoré.

 

" 'What I want to know,' said Kitty tossing her head with a laugh, 'is who that pleasant, polite man who loooked just like Mr Darcy was.' "

 

Impulse and Initiative part donc du principe que, après sa première proposition refusée, Darcy décide de retourner à l'attaque de Lizzie. Mais Darcy, tout gentleman qu'il est, ne peut s'empêcher d'être attirée par la jeune femme, et se met à lui prodiguer des ... privautés. Lizzie sent se réveiller en elle des sensations inconnues, et se laisse peu à peu attirer par Darcy.

 

Je dois bien avouer que ce livre est absolument jouissif (et pas dans le sens que vous pensez, petits sacripants ! - quoique ?). La description de la manière dont l'innocente Lizzie tombe peu à peu dans les filets de Darcy est merveilleuse, et tout à fait crédible d'un bout à l'autre. Je tiens à le noter, car c'est ce qui me semblait le plus invraisemblable quand j'ai entamé ce roman.

Et pourtant, on y croit à cette adolescente, ou cette jeune femme, dont les sens s'éveillent, sous la direction d'un Darcy qui semble, ma foi, bien expérimenté (ça donne envie d'en savoir plus sur son passé ). Et ce Darcy fort savant, on y croit ! Autre surprise ! Il garde son orgueil, sa hauteur, son mauvais caractère, mais gagne une forme de virilité qui lui sied fort bien.Et lorsque petit à petit, on entre dans son passé, pour découvrir des faiblesses, des blessures, des failles qui le rendent encore plus attirant !

 

Malheureusement, car il en faut bien un, le roman tire en longueur sur la fin. Le premier passage à Pemberley est un peu long, et ce qui suit (à la recherche de Lydia particulièrement, ainsi que les débuts de leur vie de couple) devient lassant sur la fin. Est-ce finalement si intéressant de savoir ce qui se passe "après" le conte de fée, après le "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ? L'auteur semble avoir voulu rallonger artificiellement la romance et la fin en souffre.

 

Dommage, car pour tout le reste, c'est une lecture réjouissante !

 

Lu dans le cadre du challenge God save the livres !

Challenge-anglais

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 09:04

breakfastattiffanys.jpg"She kept her promise to Mr. Yunioshi; or I presume she did not ring his bell again, for in the next days she started ringing mine, sometimes at two in the morning, sometimes three or four."

 

Du problème d'attendre un mois et demi avant d'écrire un billet : j'oublie. J'ai repoussé à plusieurs reprises l'écriture de ce billet, car je n'en voyais pas grand chose à en dire. Je vous avoue que plusieurs semaines après, c'est encore pire !

 

Breakfast at Tiffany's raconte l'histoire d'une rencontre, à New-York, entre un jeune écrivain en devenir, et une femme étrange, un oiseau de nuit tout en séduction et en mystère : Holly Golightly. Limité d'abord à quelques relations de voisinage, une amitié doublée de séduction se développe ensuite entre ces deux jeunes personnes.

Petit à petit, le mystère qui entour Holly, cette jeune femme volage dont le seul endroit où elle se sent en sécurité estchez Tiffany's, où enfin elle trouve la sérénité et la paix.

 

J'ai bien aimé cette nouvelle ou ce court roman, mais - l'avouerai-je ? - il ne m'a pas marqué plus que ça. Je me suis beaucoup attachée à Holly, charmante enfant paumée, et au passé très difficile. Mais ni le style, ni l'ambiance, ni l'histoire ne m'ont séduite plus que ça. En revanche, me restera le souvenir de cette petite fille perdue, virevoltante comme un papillon, mais malheureuse comme les pierres, et au passé douloureux.

 

Lu dans le cadre du challenge New-York !

NewYork

 

Lu dans le cadre du challenge Vintage, sur whoopsy-daisy !

goldenvintage

 

Lu dans le cadre du challenge Read me, I'm fashion !

fashion

 

Lu dans le cadre du challenge Yes we can - 2011 !

littératureaméricaine2011

Et Truman Capote étant mort d'une surdose médicamenteuse, il entre dans le Challenge nécrophile, catégorie "Mort particulière".

deadauthor

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:00

Thepaintedveil.jpg"She gave a startled cry."

 

Kitty Fane a épousé son mari pour de mauvaises raisons : parce qu'il était gentil, parce qu'il l'aimait et surtout, parce que sa mère l'embêtait et que sa jeune soeur moins belle allait se marier avant elle. Kitty risquait vraiment de devenir vieille fille, et toutes les mesures devaient être prises. Y compris celle d'épouser un homme triste, intellectuel, un médecin microbiologiste pauvre qu'elle n'aimait pas.

Quant elle se retrouve à Hong-Kong aux côtés de son mari, le réveil est brutal. La voilà emprisonnée pour la vie aux côtés de cet homme qu'elle déteste, qui la désire et la méprise en même temps. Alors, pour fuir l'ennui et l'angoisse, elle prend Charles Townsend comme amant.

Jusqu'au moment où son mari découvre les amants, et que pour la punir, il l'emmène avec elle dans une région reculée de la Chine où sévit une épidémie de choléra intense. Espère-t-il qu'elle meurt ? Ou va-t-elle se prendre enfin en main ?

 

J'ai adoré ce roman alors même que j'ai détesté les personnages. Kitty est un monstre de frivolité et d'égoïsme ; Walter, son mari, un homme assez dur, et franchement cruel, même sous ses dehors d'humaniste bienfaiteur. Quant à Charles Townsend, c'est un séducteur vulgaire et vaniteux. Mais l'ensemble forme une description fine et intelligente des relations humaines, dans ce qu'elles ont de plus triste, sordide et désespéré.

Le tout est merveilleusement bien écrit, avec un style en touches de peinture. Les premières pages, en particulier, sont splendides, et m'ont séduite d'entrée : un homme et une femme sont nus dans la chambre, fermée à clé. Quelqu'un teste la poignée, tentant d'ouvrir, et elle s'angoisse. Dès ces premières lignes, sont explicitées les relations entre les différents membres du roman, avec beaucoup de délicatesse.

Malheureusement, ce roman, et sa fin en particulier, sont gâchées par un peu de gnangnanterie religio-culculesque qui me laisse sur un souvenir un peu mitigé. Plein de bons sentiments, montrant les acteurs agissant d'une manière coupée au couteau, alors que le début était si fin !

Il n'empêche : ce roman est un petit bonheur à lire, un délice que je conseille avec bonheur. Quite à ne pas le finir...

 

Lu dansle cadre du challenge Vintage, sur Whoopsy-daisy

challengevintage

 

Lu également dans le cadre du challenge God save the Livre !

Challenge-anglais

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 14:50

darcy-cover.jpg"When a man has been accustomed since his earliest years to command what he desires, a disappointment in matters nearest to his heart must come as more than a severe shock."

 

Que se passe-t-il dans la tête de Darcy ? Pourquoi tombe-t-il amoureux de la petite provinciale qu'est Lizzie, alors que tant de beautés londoniennes rêveraient de mettre la main sur l'héritier de Pemberley ? Et comment change-t-il, au point de devenir plaisant et ouvert avec chacun ?

C'est à ces questions - qui torturent l'esprit de chaque lectrice d'Orgueil et préjugés, que répond Darcy's story, P&P vu côté Darcy.

 

Le principal intérêt de ce roman est de nous replonger dans le monde merveilleux créé par Jane Austen, dans le respect le plus parfait de l'oeuvre : toutes les scènes y sont (y compris la confrontation entre Darcy et Wickham au sujet de Georgiana), des fragments entiers de Jane sont repris (des dialogues, ou la lettre de Darcy). Et l'ensemble est intégré avec cohérence dans le roman. Quelques scènes (londonniennes en particulier, ou entre Darcy et Georgiana) sont inventées, mais là encore dans le respect de l'esprit du roman.

En bref, c'est un roman qui manque un peu d'originalité, mais comme ce n'est pas ce que j'aime quand on touche à ma Jane adorée, c'est pour le mieux !

 

Janet est une auteur anglaise : je débute donc le challenge God save the Livres !

Challenge-anglais-copie-1

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20 Janvier 2013

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4 Mars 2013

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Mars 2013

Lecture commune : The scarlett letter, de Nathaniel Hawthorne, avec Noctenbule et Titine

 

Mars 2013

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Avril 2013

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21 Juin 2013

Lecture Commune : Petite soeur, mon amour, avec Valérie

 

 Juin 2013

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 Juillet 2013

Lecture de La débâcle, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Août 2013

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