Le blog d'une curieuse, avide d'histoires, de récits, de livres, de film et d'imaginaire.
Away we go : très sympathique petit film indé américain. Je l'ai trouvé moins bien que Little Miss Sunshine et que le merveilleux Juno, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les tribulations de ce petit couple pas parfait (surtout lui), mais tellement sympathique qu'on les voudrait pour amis. D'ailleurs, leurs amis, parlons-en ! Entre la merveilleuse beauf texane (la maman de Juno, que ça fait très drôle de voir là, d'ailleurs) et les cinglés baba-cool, il y a de quoi rire ! Leurs amis canadiens sont plus émouvant, et c'est finalement sur une note plus douce et plus mélancolique que se termine le film. Une belle tranche de vie, entre fous rires, galères et émotion.
Vincere : film italien très particulier. Il raconte l'histoire de la première femme de Mussolini, Ida Dalser, totalement séduite par le tribun en devenir, qui se donne à lui corps et âme, tombe enceinte et se fait abandonner lorsque Mussolini rencontre son destin. C'est un film vraiment baroque qui m'a déstabilisée au début, avant que je finisse par me laisser séduire. Certaines scènes sont outrées, exagérées, mais tout cela parait bien fade quand on voit les images d'archive du leader fasciste, clown ridicule s'égosillant à la tribune. Et le destin de cette femme et de son fils, brisés, réduits en miette serre irrésistiblement le coeur.
The road : autre serrement de coeur. Bon, c'est moins bien que le bouquin, il faut le dire. Mais le film parvient tout de même bien à rendre la tension et le désespoir qui habitent le récit. En revanche, j'ai trouvé que les scènes déjà atroces quand elles ne sont que suggérées, deviennent abominables à l'écran, et que les quelques moments d'espoirs qui ponctuent le récit ne sont qu'abordées. Avec comme résultat que le film est sombre, très sombre d'un bout à l'autre, alors que le roman ménageait des moments de respiration plus serein.