Le blog d'une curieuse, avide d'histoires, de récits, de livres, de film et d'imaginaire.
"Il n'existais rien qui puisse compenser à la fois la nouveauté du désir et du monde. Elle croyait le savoir mieux que les autres femmes. On croit toujours savoir ces choses mieux que les autres femmes. Elle le croyait, elle aussi."
Je me faisais un délice de ce roman, je me pourléchais les babines à la quatrième de couverture, et je me gardais ce livre pour un moment 'sans', un moment où un bon livre est un soulagement infini.
J'aurais du m'en douter. De tous les livres que j'ai lus de Duras, je n'en ai aimé qu'un (La Douleur), et je me suis clairement ennuyée dans ses "chefs d'oeuvres", à commencer par L'amant que je n'ai jamais fini.
Voilà, je crois qu'il faut se l'avouer, je n'aime pas Duras. Ses livres ne me touchent pas, ses personnages m'indiffèrent, son style m'ennuie, son propos me laisse froide.
Les petits chevaux de Tarquinia raconte l'histoire d'un groupe d'amis, d'un couple en particulier, Sara et Jacques, en vacances dans un coin paumé de l'Italie, par un été caniculaire. L'ennui, la répétition des mêmes choses, l'écrasement de la chaleur, tue leur couple et Sara est de plus en plus intéressée par un des nouveaux arrivants, sobrement appelé l'homme.
Elle s'éloigne de son compagnon, petit à petit, et de ses amis, emportée par son attirance pour l'homme. Et ne sera rattrapée qu'in extremis.
Je ne sais pas quoi dire de ces pages. Je n'ai pas aimé, alors que c'est bien, très bien écrit. Le thème, le couple, est bien vu, envisagé sous plein de points de vues différents grâce aux multiples personnages, le couple conflictuel, le couple raté, le couple complice, la célibataire. La chaleur, la manière dont elle nous prive absolument de force et d'énergie, est là aussi très bien dit.
Mais c'est paradoxalement trop froid pour moi. Rien ne me donne envie d'entrer dans ce livre, de m'identifier aux personnage, d'aimer, de pleurer, de rire, de vivre avec eux. Tant pis !
