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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 11:30

Quelle étrangeté ... 4 ans et demi après, certaines années plus pleines que d'autres, je dis "au revoir" à cet espace... pourtant, je ne le fréquente presque plus, mais mon coeur se pince en écrivant ici le dernier billet.

 

La vie quotidienne m'a prise en otage, personne ne m'a prévenue qu'avec un bébé, on n'avait plus le temps de lire (et de bloguer, n'en parlons pas), et cela me rend triste de transformer cet espace qui fut vivant et dynamique en Belle au Bois Dormant endormie.

 

Et Overblog, sa pub en particulier, m'ont rendue hystérique. Ca fait longtemps que j'essaie de migrer ailleurs, sans y arriver. Tant pis, je ne prendrai pas ces articles dans mes bagages, je laisse cet endroit finir de s'éteindre, et je migre dans un nouvel espace, qui ne sera jamais aussi dynamique que ce blog bleu, mais qui me correspond mieux aujourd'hui :

 

Longue (et paisible) vie à Des pages et des bobines !

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 17:42

GothicTales.jpgProfitant d'Halloween, des longues soirées d'automne, du temps grisouille, je me suis plongée dans les Contes gothiques d'Elizabeth Gaskell et en particulier, sa novella la plus célèbre, Lois the witch (La sorcière de Salem).
Tous ces récits ne sont pas 'fantastiques' : s'il y a des malédictions, des sorcières, des êtres malfaisants échangés à la naissance, l'ambiance est plus 'gothique', avec ses brigands, ses châteaux isolés, ses jeunes filles aux mains de méchants bonshommes. Gaskell nous ouvre là un aspect de sa plume inattendu chez cette auteur du quotidien.

Le recueil comprend neuf nouvelles ou novella.
La première, Disappearances, est sans doute la moins marquante s'interroge sur les disparitions mystérieuses des siècles précédents, qui auraient pu être éclaircies si une police aussi efficace que celle des années 1850 avait enquêté dessus. Assassinat ? Fuite pour aller refaire sa vie ailleurs ? c'est au lecteur de trancher.

Dans The Old Nurse Story, une vieille nounou raconte aux enfants dont elle s'occupe, un épisode marquant de l'enfance de leur mère (dont elle était déjà la nourrice). Orpheline, Miss Rosamund avait été vivre dans un château sinistre, chez une grand-tante solitaire, isolée de tout. Mais des bruits étranges circulent sur la jeunesse de cette vieille dame... Et qui est cette enfant qui appelle Miss Rosamund de ses cris lors des tempêtes ? Et pourquoi retentit parfois dans tout le château, les sonorités d'un orgue ?

The Squires Story
suit un jeune homme qui hérite par hasard et s'installe dans un beau domaine du nom de White House. Sa figure avenante, ses manières gaies, ses talents à la chasse le font vite apprécier de ceux qui le rencontre. Mais si cela cachait un autre secret ?


The poor Clare est une histoire familiale compliquée. Une servante, Bridget Fitzgerald, vit avec son maitre et la maîtresse qu'elle a élevée depuis son plus jeune âge. C'est là que cette femme taiseuse et solitaire élève son unique enfant, son trésor : Mary, une magnifique jeune femme. Mary, voulant voir le monde, devient femme de chambre d'une noble du Continent. Peu à peu, ses lettres s'estompent et s'interrompent. Est-elle morte ? Mariée à un noble comme ses dernières lettres le sous-entendaient ?

The Doom of the Griffiths raconte l'histoire d'une malédiction moyen-âgeuse : à la neuvième génération, le dernier des descendants des Griffiths tuera son père. Lorsque la neuvième génération arrive, la malédiction n'est plus qu'un vieux conte pour faire peur aux enfants et le père comme le fils, paisibles et pacifiques, semblent bien loin de s'entretuer.

Lois the witch revient sur un épisode bien connu de l'histoire des Amériques : la terrible hystérie qu'a connu tout un village dans les années 1690, conduisant à accuser pour sorcellerie plusieurs centaines de personnes et d'en condamner 19 à mort - avant que les accusatrices, les "possédées" ne se rétractent.
Lois est une orpheline anglaise qui, sans soutien, vient rejoindre son oncle dans les colonies, à Salem. Sa religion différente (anglicane et non puritaine), ses pratiques, son caractère même, la mettent à part. Sa tante, ses cousines font preuve d'une antipathie visible. Quand les premières rumeurs de sorcellerie se diffusent, Lois est très vite montrée du doigt.

The crooked branch, c'est l'histoire du fils prodigue. Un couple de fermiers aisés élèvent leur fils comme un gentleman. Tous les membres de sa famille, à commencer par sa cousine et promise, le vénère. Mais le fils n'est pas très reconnaissant de la chance que lui offrent ses parents.

Curious if true
m'a fait penser à certains des contes fantastiques de Théophile Gautier. Un jeune homme se fait surprendre par la nuit, se perd dans les bois autour de Tours et finit par arriver dans un château illuminé, où il est "attendu". Mais qui sont ses gens qui l'entourent ? Cette femme aux pieds si petits qu'elle ne peut plus marcher ? Cet homme à la face de chat ? Et ce dénommé Poucet ?


The Grey woman
surfe sur la mode du gothique, et sur la légende noire de la Révolution française : une fille de meunier se fait épouser par un jeune noble français. C'est un beau mariage, bien au dessus de sa condition. Pourtant, elle ne "sent pas" son mari, et, isolée dans son château des Vosges, déprime.


De tous les récits, c'est Lois the witch que j'ai préféré. J'ai eu beaucoup d'empathie pour cette jeune fille isolée, malheureuse et sa fin tragique. Gaskell décrit avec une minutie historique les pratiques religieuses des puritains et en fait ressentir toute l'étrangeté et tout l'exotisme. Sans rien cacher du sort de Lois, Gaskell décortique les rouages intimes qui la feront voir comme coupable et qui conduiront à sa mort.
J'ai aussi beaucoup aimé The Old Nurse Story, The poor Clare, The crooked branch et The grey woman ; les autres nouvelles m'ont bien plu, mais sans totalement me convaincre.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:48

the-eustace-diamonds.jpg"It was admitted by all her friends, and also by her enemies who were in truth the more numerous and active body of the two, that Lizzie Greystock had done very well with herself."


A même pas 20 ans, Lizzie Eustace est une des femmes les plus chanceuses du monde : issue d'un milieu modeste et endettée, elle a épousé un Lord tout ce qu'il y a de plus riche, qui lui fait le cadeau de mourir quelques mois après, lui laissant un fils dont elle n'a que faire, un titre qui l'intéresse beaucoup plus, un château en Ecosse, 4000 livres de rente et un collier de diamants valant 10 000 livres.
Mais le collier de diamants est-il à elle ? Le notaire de la famille en doute : un bijou de cette valeur ne peut échoir à une aventurière comme Lizzie, et ferait mieux d'attendre sagement chez un bijoutier la prochaine Lady Eustace. Lizzie soutient elle que son mari lui a donné le collier et qu'elle ne va pas se séparer d'un présent fait par son si cher et regretté époux.

En plus de se battre pour ses diamants, Lizzie cherche un époux, un Lord ou un corsaire, ou pourquoi pas son charmant cousin, Mr Greystock, qui la défend si ardemment contre les notaires de tout poils ? Quel dommage qu'il soit fiancé à cette jeune fille pâllote et pauvre de Lucy Morris...

Ce roman est un régal. Lizzie est un personnage férocement antipathique, menteuse, garce, égoïste, manipulatrice. Et pourtant, comme son cousin Greystock, on ne peut s'empêcher de la trouver touchante dans sa rage de vivre et de s'imposer. Il est rare de voir des héroïnes aussi complexes, aussi difficiles (il y a bien des moments où je l'aurais giflée) dans des romans, surtout de l'époque.

La seule chose qui m'étonne : il n'y a pas eu d'adaptation télévisée récente (la seule date de 59) de ce petit bijou. Pourtant, il y a tout pour plaire à des scénaristes : une héroïne belle et vive, quelques triangles amoureux, un château en Ecosse, le Londres du XIXème et un magnifique bijou. Que demande le peuple ?

 

Sans participer, mais en participant quand même au :

MoisAnglais3.jpg

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 16:24

In-a-Perfect-World.JPG"This is just the beginning, Tip of the Iceberg. Tornadoes. Tsunamis. Hold your hat on. Ever read about the Black Death ? It was all there. Before the plague did its worst work - the floods, the winds, the earthquakes. You wait."

 

 

Jiselle vit un conte de fée : 'vieille' fille de plus de trente ans qui a vu toutes ses amies se marier et avoir des enfants, elle vient enfin de toucher le gros lot. Mark Dorn, le beau pilote qui les fait toutes craquer, le veuf à l'histoire terrible, a épousé la petite hôtesse de l'air. Et en ces temps troublés, où une pandémie rend les vols plus difficiles et les séjours à l'étranger presque dangereux pour les américains, vivre dans une banlieue chic est bien plus reposant.

Mais le vers est dans le fruit, les enfants adolescents de Mark Dorn plus difficiles que prévu, le beau pilote rarement à la maison. Et le monde s'écroule peu à peu sous les assauts de la maladie.

 

J'ai découvert il y a peu de temps un jeu pour téléphone passionnant : Plague Inc. Dans ce jeu, vous êtes une maladie, une bactérie, un virus, un champignon, ce que vous voulez. Vous naissez dans le pays que vous souhaitez, développez les traits que désirez avec un seul but : détruire l'humanité toute entière. Et dans les news, les traces de vos réussites, les précautions prises par les Etats, et peu à peu, l'effondrement de toute civilisation.

Dans In a perfect world, j'ai eu l'impression de vivre dans ce jeu. On part d'une vie toute à fait ordinaire et, peu à peu, on voit le chaos progresser, des week-ends à l'étrangers un peu chamboulés aux magasins qui ferment, à l'électricté coupée, au retour de la vie sauvage. J'aime souvent lire des romans post-apocalyptiques, voire apocalyptique, mais c'est rare de lire la pourriture se développer si pernicieusement, si doucement, si réalistiquement.

 

Un très beau roman, sans doute le meilleur que j'ai pu lire de cette auteur (meilleur même que Rêves de garçons, c'est dire !).

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 18:01

SalterBonheur.jpgNous filons sur le fleuve noir, aux bas-fonds lisses telle la pierre. Pas un bateau, pas un canot, pas le moindre éclat blanc. La surface se craquelle, traversée ppar le vent. L'estuaire est vaste, infini, les eaux saumâtres, bleuies par le froid. Le flot se trouble. Les oiseaux de mer planent et tournoient avant de disparaître. Rêve du passé, franchi en un éclair. Après les hauts-fonds, l'eau s'éclaircit, moins profonde, sur notre passage : barques tirées au sec pour l'hiver, embarcadères déserts. Ailés, comme les mouettes, nous nous élançons dans les airs, faisons volte-face.

 


Voici l'histoire d'un couple, Nedra et Viri. Ils vivent dans une maison pleine de charme, avec leurs deux fillettes. Elle est belle et élégante, parfaite maîtresse de maison, excellente hôtesse sachant créer l'ambiance douce et confortable propice aux confidences. Il est un excellent père et mari, un conteur de première catégorie qui fait surgir devant les yeux de ses filles les aventures du poney, de la tortue domestique.
Mais tant de perfection est-elle de ce monde ? Où est caché le vers dans ce fruit parfait ?

C'est un roman que j'ai trouvé merveilleux. C'est un livre sur la poursuite du bonheur, qui fuit dès qu'on essaie le saisir et s'enfuit de plus en plus loin. C'est un livre sur la vieillesse et la perte des illusions, sur ce qu'est une vie. C'est un livre qui débute là où se terminent les contes "Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." : c'est quoi, vivre heureux ? Peut-on à 28 ans (âge de Nedra au début du roman) se dire que sa vie est finie, que plus rien ne méritera d'être raconté et que toute sa vie pourra être résumé par cet adjectif "Elle fut heureuse" ? Peut-on, à 28 ans, se condamner au bonheur ?

 

En plus d'être fin et intelligent, ce roman est servi par une plume admirable, toute en douceur qui me fait regretter de ne pas l'avoir lu en anglais. Je vous le conseille vraiment de tout coeur.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:44

Spindle.jpg"I think I shall say - on her one-and-twentieth birthday she shall prick her finger on the spindle of a spinning wheel ; and this prick shall cause her to fall into that poisonned sleep which no one shall rouse her."

 

Dans un royaume envahi par la magie, le roi et la reine peinent à avoir un enfant. Quand, 15 ans après leur mariage, la reine donne naissance à une petite fille, la Princesse, tout le royaume est invité à venir partager la joie de la famille royale, lors du baptême. Pour éviter que trop de monde ne se déplace, chaque village envoie un délégué pour le représenter. A Foggy Bottom, c'est Katriona, une jeune fille qui habite avec sa tante, Aunt, la meilleure fée de la région, qui est choisie.
Mais, le jour du baptême, la méchante fée Pernicia, furieuse de ne pas avoir été invitée et choisie comme marraine, maudit la Princesse : avant ses 21 ans, elle se piquera le doigt sur un fuseau et mourra. Pour sauver la Princesse et la cacher de Pernicia, Sygil, la fée de la reine, la confie à Katriona avec comme mission de l'élever comme une enfant ordinaire...


Vous aurez donc reconnu La Belle au Bois Dormant, conte revu et corrigé par Robin McKinley (comme Beauty et Deerskin). Comme pour les deux précédents romans, j'ai énormément aimé ce roman. Même si l'histoire n'est pas très originale (encore que ...), j'ai adoré l'ambiance de ce roman et le style incomparable de McKinley. Je ne sais pas comment cette auteur se débrouille, mais ses personnages, l'ambiance de ses romans est toujours délicieusement cosy. J'ai eu un pincement de regret en refermant celui-là.

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Published by Céline
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:27

The_Highbury_Murders.jpg"Why do we have neighbors, if we can't think and wonder about them ?"


Emma, Jane Austen, un ans après. La vieille Mrs Bates vient de mourir et tout le beau monde de Highbury se retrouve chez Miss Bates pour la soutenir la pauvre vieille fille. Les commérages vont bon train : Frank Churchill et sa nouvelle épouse Jane vont-ils venir à l'enterrement ? Où est passée l'argenterie de Knightley ? Pourquoi Mr Elton a-t-il acheté un coffre fort laid ? Et qui sont ces ombres que la pauvre Harriet a-t-elle cru voir passer derrière chez elle ?

 

Le retour dans le petit monde d'Emma est un vrai délice. Il est rare qu'une oeuvre dérivée soit aussi fidèle à l'originale et en particulier à leur caractère. Dans ce roman, au contraire, l'auteur a su capter l'essence des personnages de Jane Austen et les peint devant nous, 1 an après le mariage d'Emma et Knightley, alors qu'un jeune bébé les a rejoint et fait le bonheur de tous. Il y a quelque chose de très agréable dans le fait de voir Emma et Knightley aussi heureux dans leur intimité et aussi complices.

 

Par rapport à Austen, l'auteur s'attache peut-être un peu plus à décrire les faits et gestes du quotidien. Elle rend ainsi l'ambiance du roman encore plus cosy en facilitant notre entrée dans l'histoire.

 

Je n'ai qu'un seul regret : je trouve la conclusion de cette enquête un peu tirée par les cheveux et fin décevante. Preuve qu'il ne faut pas lire ce roman comme un roman policier, mais plus comme un hommage parfaitement réussi au moins austenien des romans de Jane Austen.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:57

GrimmTales.jpg"Once upon a time ..."

 

Ce recueil consiste en une amélioration des contes de Grimm par Philip Pullman. S'aidant des autres versions connues des contes (que ce soient les version russes, anglaises, française avec Charles Perrault ou italiennes avec Italo Calvino), Pullman rend les contes de Grimm plus fluides, plus logiques, et ajoute quelques péripéties. Voici donc Cinderella, Snow White, Thousandfurs (Peau d'Âne), Rumpelstilskin, mais aussi des contes beaucoup moins connus comme One Eye, Two Eyes, Three Eyes ou The mouse, the bird and the sausage (mon préféré).

 

"there wasa little girl who was so sweet and kind that everyone loved her. Her grandmother, who loved her more than anyone, gave her a little cap made of red velvet, which suited her so well that she wanted to wear it all the time. Because so that everyone took to calling her Little Red Riding Hood."

 

Si relire les contes de Grimm est toujours un plaisir ; si les réviser est sans doute utile dans la perspective d'endormir prochainement une petite fille, j'ai été assez déçue par ce recueil. Je n'y vois pas vraiment la touche de Philip Pullman. Le style est très proche de celui de Grimm (voire identique car je n'ai pas lu les contes originaux en anglais) et il est difficile de voir ce qu'a apporté Pullman.

C'est certes une lecture agréable, mais je m'attendais à mieux.

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Published by Céline - dans Lecture
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 11:58

HouseStrand.jpg"The first thing I noticed was the clarity of the air and then the sharp green color of the land."

 

Lorsque Magnus, un brillant scientifique, a accepté de prêter sa maison de vacances en Cornouailles à son ami Dick, il y a posé une condition : que Dick teste la nouvelle drogue que Magnus y a concocté dans son laboratoire secret. Arrivant une semaine en avance, Dick profite de l'absence de sa femme pour tester la mixture ... et se retrouve 500 ans en arrière, à suivre les péripéties des seigneurs locaux et surtout de la belle Isolda.

 

Attrait pour ce passé lointain, pour la beauté d'Isolda ou accoutumance à la drogue ? Le comportement de Dick devient de plus en plus étrange.

 

Daphne du Maurier est un de mes auteurs favoris. Pourtant, dans ce roman, si j'ai retrouvé sa plume délicate, je n'ai pas été emportée. L'histoire en elle-même est assez banale, hésitant entre thriller irrésolu et triangle amoureux impossible. Et surtout, les personnages manquent de consistance.

Le héros lui-même est plat : personnage falot, sans caractère, il se laisse mener par les autres - Magnus, Roger ou même sa femme. Et, vus à travers ses yeux, les autres personnages du XXème siècle semblent peu sympathiques - sans être pour autant vraiment antipathiques.

Quant aux personnages du Moyen-Âge, ils sont tellement nombreux et peu caractérisés qu'il m'a fallu attendre les deux-tiers du roman pour finir par les distinguer et comprendre les enjeux !

 

Pourtant, certains thèmes sont bien menés. En particulier, la description de l'effet de la drogue sur un addict est très bien décrite. Dick oscille entre résolutions de ne jamais y retoucher et désir de replonger, chacune de ses envies apparaissant très logique au lecteur.

Quant à la dernière phrase, elle est magistrale et emporte le roman : dommage que peu d'indices aient laissé supposer que tel était le thème du roman.

 

Lu dans le cadre du challenge Daphne du Maurier sur Whoopsy-Daisy !

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Published by Céline - dans Lecture
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:18

http://simania.co.il/bookimages/covers71/710958.jpg

"I've danced at your skittish heels, my beautiful Bathsheba, for many a long mile and many a long day ; and it is hard to begrudge me this one visit."

 

Thomas Hardy et moi avons une drôle de relation. Si j'ai toujours été convaincue de son grand talent, Jude l'Obscur a quelque part signé a fin de notre relation. Je suis difficile à déprimer et j'aime parfois lire des romans difficiles, mais là ... l'histoire de ce pauvre Jude et de ses malheurs m'a convaincue d'arrêter. Et Tess of the D'Hubervilles est resté dans ma PAL.

Mais voilà, on m'a dit que Far from the madding crowd n'est pas comme ses autres romans, qu'il est gai, heureux, drôle parfois et, pour avoir vu Tamara Drewe, je voulais bien m'en laisser convaincre.

Me voici donc partie pour suivre les aventures amoureuses de Bathsheba Everdene et de ses trois soupirants : Gabriel Oak, le berger ; Boldwood, le fermier et Troy, le galant soldat, dans une campagne anglaise plus vraie que nature, avec un "choeur" de paysans anglais absolument truculent.

 

"Until she had met Troy, Bathsheba had been proud of her position as a woman ; it had been a glory to her to know that her lips had been touched by no man's on earth - that her waist had never been encircled by a lover's arm. She hated herself now."

 

Oui, bien sûr, j'ai adoré ce roman, et pour de multiples raisons. Les personnages, principaux comme secondaires, sont des êtres humains complexes qui s'animent devant nous. Aucun ange, aucun démon : Thomas Hardy joue avec des êtres humains, bourrés de qualités comme de défauts, mais qui s'avèrent tous terriblement attachants.

Du vieux garçon raisonnable, que la découverte de la passion amoureuse conduit à la folie, au galant soldat dragueur, mais qui restera fidèle à travers la mort à la femme de sa vie, en passant par le timide jeune homme très sûr de lui et par la jeune femme intelligente mais qui se comporte parfois comme une idiote, aucun de ses personnages principaux ne se découvre au premier regard, ni n'est réductible à un type.

 

L'autre acteur magistral de ce roman, c'est la nature anglaise. Hardy se délecte dans la description d'une Angleterre rurale, bercée par le rythme des saisons et des travaux agricoles. La nature et le climat deviennent même des personnages à part entière : que ce soit l'orage de la fin d'été qui révèle le caractère de Troy, le froid glacial où Oak manque de mourir ou la pluie d'automne qui trouble la tombe de la pauvre Fanny Robin, l'intervention de la météo et de la nature bouleverse le chemin suivi par le récit.

 

Ce roman se révèle donc être une très belle découverte et une réconciliation avec Thomas Hardy ! Il ne me reste plus qu'à attendre l'adaptation avec Carey Mulligan !

 

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/22/20/40/478604.jpg

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Février 2013

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Mars 2013

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Avril 2013

Lecture commune : Les vagues, de Virginia Woolf, avec Cléanthe , Anis et Titine


21 Juin 2013

Lecture Commune : Petite soeur, mon amour, avec Valérie

 

 Juin 2013

Lecture de L'Argent, d'Emile Zola dans le cadre du défi On a une relation comme ça, Emile Zola et moi

 

 Juillet 2013

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