Le blog d'une curieuse, avide d'histoires, de récits, de livres, de film et d'imaginaire.
Hier soir, c'était FIAC. C'était la première fois que j'allais dans un événement de ce type, même si ça fait quelques années que j'en caressais l'idée. Mais c'était tellement ... intello, élégant, haute-culture que je ne m'imaginais pas me ballader dans ce lieu. Surtout que l'art moderne et moi, c'est ... une méconnaissance totale. C'est pas que je n'aime pas ça, bien au contraire, mais je suis d'une ignorance crasse. Pour les anciens modernes, passe encore, je me débrouille et suis capable de reconnaître un Mondrian quand j'en vois un. Mais la culture en train de se faire ? Ouh la la, c'est la panique.
mais pas désagréable. Etrange aussi de voir ces petits points rouges : vendu. Petite pointe de jalousie envers ces particuliers qui peuvent prendre ces oeuvres et les ramener chez eux. Et joie de les avoir vues avant qu'elles ne disparaissent dans un appartement privé. C'était amusant également de regarder les gens dans les allées. Je m'attendais à voir surtout des gens d'un certain âge. Que nenni ! Etait-ce l'effet "carte jeune" du Louvre ? Les allées regorgeaient de jeunes entre 20 et 30 ans. Mais tout le monde, jeunes, vieux, hommes, femmes, étaient d'une élégance soutenue et raffinée, originale et recherchée.

Au même endroit, un Calder malicieux, admirablement éclairé, nous présentant deux faces de son sourire. J'aime ...
Un autre tableau (je ne me souviens plus du nom de l'artiste, si quelqu'un peut me renseigner je lui serais éternellement reconnaissante) qui m'a énormément touché, j'aime les variations de bleu et de rouge qui le composent, le volume créé par les formes et l'équilibre du tableau.



De l'humour, comme ce canard de Richard Jackson. Des photos toutes plus belles les unes que les autres. Des photos de vie, ici et ailleurs. Deux photos côte à côte du même couloir d'hôpital, devant une porte vert d'eau. Une chaise. Sur la photo de droite, la chaise est vide. Sur celle de gauche, elle est occupée par un individu, effondré sur lui même. Et de la superposition nait le rêve, les questions, la beauté, l'art. On est dérangé aussi, destabilisé. Cet étalage de pâtisseries, de toutes les couleurs, gelées roses et bleues, fraîches comme des bonbons acidulés ; et quand on s'approche de plus près, des gros insectes noirs, morbides, des papillons de nuit crevés au milieu des douceurs.