Partager l'article ! Rosamund Lehmann : Poussière: "C'était douceur exquise d'être nue sous l'emprise polaire de l'eau. En comparaison, le plaisir de nager e ...
Le Blog Bleu
"C'était douceur exquise d'être nue sous l'emprise polaire de l'eau. En comparaison, le plaisir de nager en costume de bain lui parut méprisable et
vulgaire. Nager seule, sous le clair de lune, était un mystère sacré qui la passionait. L'eau était amoureuse de son corps ; elle s'abandonnait, tout en y résistant, à sa mordante étreinte. Elle
la subissait, bientôt elle la désira ; elle était amoureuse de l'eau. Peu à peu, elle n'en sentit plus la rigueur, mais seulement l'appui et la caresse qui suivait ses
mouvements."
Judith a dix-huit ans et la Première Guerre Mondiale vient de se finir. Dans la maison voisine de la sienne, les amis qui ont accompagné son enfance vont revenir, quatre cousins qui étaient ses amis et qu'elle adorait : Mariella, Julien, Martin et Roddy Fyfe. Seul un manque à l'appel : Charlie, mort à la guerre. Rien ne sera plus jamais comme avant.
Que ce soit dans le passé, dans ses souvenirs, comme dans le présent, les cousins Fyfe fascinent Judith, et avec tous les dangers que cela peut comporter.
Quel chef d'oeuvre ! Quelle délicate poésie des sentiments humains, dans leur complexité et leurs aspérités. Quelle galerie de portrait ... Ce livre est un merveilleux romans, une merveilleuse peinture d'une jeune fille qui découvre l'amour, sous toutes ses formes, qui découvre la jalousie et la perte. Judith entre petite fille dans ce roman, vierge de tout regret et de toute blessure, et en ressort adulte, femme, et marquée par quelques cicatrices.
En le lisant, j'ai énormément pensé à Brideshead revisited. Il y a l'aspect "Cambridge" et fonctionnement d'une université anglaise dans les années 20, mais pas seulement. Je trouve que la quête de Judith pour s'imprégner de la famille Fyfe ressemble beaucoup à celle de Charles Ryder pour s'intégrer à la famille Marchmain. Ces deux familles Fyfe et Marchmain sont insaisissables, romanesques, romantiques et profondément égoïstes l'une comme l'autre.
J'ai été séduite par la poésie du style. Le côté très descriptif m'a effectivement fait penser à du Woolf ou du Proust, mais je trouve que Lehmann intellectualise beaucoup moins que les deux autres auteurs. Elle se laisse porter par ses sensations et ses sentiments, et cela me touche plus. Je trouve presque une touche de romantisme à la Lamartine dans ses descriptions de la nature et de la campagne anglaise. Elles me semblaient tellement ressembler à des auteurs de ce courant littéraire que j'étais surprise de les voir monter en auto !
Et les personnages sont si marquants ! Ils fascinent Judith, et par elle, exercent une emprise sur nous : que ce soit Jennifer, Roddy, Julien ou Martin, je ne les oublierai certainement pas !
Lu dans le cadre du challenge vintage sur whoopsy-daisy !
Le 17 Janvier, il y a l'adaptation de l'Auberge de la Jamaïque par Hitchcock à la Cinémathèque française. Ça tente quelqu'un ?
linkRemis à plus tard
Middle Earth Challenge : La communauté de l'Anneau ; Middle Earth Challenge : Les deux tours ;
Middle Earth Challenge : Le retour du Roi
Lecture commune : Teleny, de Wilde
Middle Earth Challenge : Les contes et légendes inachevées, le Troisième âge
30 Aout 2011
Lecture commune : La tulipe noire, de Dumas, avec Tiphanie
10 Septembre 2011
Lecture commune : Pierre de Lune, de Wilkie Collins, avec Soukee
15 Septembre 2011
Lecture commune : The Memory Stones, de Kate O'Riordan, avec Canel
30 Septembre 2011
Lecture commune : La Chartreuse de Parme, de Stendhal, avec Tiphanie et George
15 Octobre 2011
Lecture commune : César Birotteau, de Balzac, avec Marie et Nathalie
1 Décembre 2011
Lecture commune : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, de Harper Lee, avec Anne , Mimipinson, Opaline, Ogresse de Paris et Anne
Derniers Commentaires