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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 16:30

Coningsby.JPG"The death of the king was a great blow to the "Conservative Cause" ; that is to say it darkened the brow of Tadpole, quailed the heart of Taper, crushed all the rising hope of those numerous statesmen who believe the country must be saved if they receive twelve hundred-a-year. It is a peculiar class, that; 1,200l. per annum, paid quaterly, is their idea of political science and human nature. To receive 1,200l per annum is government ; to try to receive 1,200l. per annum is opposition; to wish to receive 1,200l. per annum is ambition."


Benjamin Disraeli esty bien connu pour avoir été le premier ministre de la Reine Victoria, mais il était aussi un écrivain à succès et un grand amateur de Jane Austen (il dit avoir lu Pride and prejudice dix-sept fois !).

Et pour mieux le connaître, j'ai décidé de lire Coningsby, le premier de ses romans dits "politiques". Le roman suit la jeunesse de Coningsby, un orphelin pris en charge par son grand-père, Lord Monmouth, un des chefs du parti Conservateur. L'adolescence de Coningsby est un moment doré, entre ses voyages un peu partout en Europe et ses études à Eton où il montre sa brillante intelligence et se fait des amis fidèles. Parmi ces amis, se trouve le fils d'un des pires ennemis de Lord Monmouth, Millbanks, un entrepreneur à succès, membre du parti libéral.
Lord Monmouth va évidemment très mal vivre cette amitié, et surtout l'amour qui se développe entre Coningsby et Edith, la fille de Millbanks ...

C'est très joli roman d'apprentissage : Coningsby représente le politicien idéal selon Disraeli, brillant, droit, fidèle à ses idées et ses sentiments, et doué d'un charisme qui transparait à travers les pages. Cette formation est émaillée de plusieurs rencontres, Rigsby (l’exécuteur des basses oeuvres de son grand père), le séduisant et brillant Sidonia, Millbanks ..., qui vont peu à peu le construire. Et l'histoire d'amour au milieu est ravissante à souhait. La déclaration suit les poncifs du romantisme, j'adore ça !

Il y a également une très jolie galerie de personnages. Je ne sais pas si Disraeli s'inspirait de personnes connues pour dresser ses portraits, mais il arrive à les rendre vivants, complexes, présents. Lord Monmouth, en pater familias jouisseur, égoïste et charismatique, est extraordinaire. Il m'a fait penser à Tywin Lannister, pour les lecteurs de Game of thrones. Et, en décrivant certains personnages secondaires, constitutifs de la cour qui entoure les hommes politiques, Disraeli fait preuve d'un humour à la Dickens.

 

"No government can be long secure without a formidable opposition. It reduces their supporters to that tractable number which can be managed by the joint influence of fruition and hope. It offers vengeance to the discontented, and distinction to the ambitious; and employs the energies of aspiring spirits, who otherwise may prove traitors in a division or assassins in a debate."


Voici pour les aspects que j'ai aimé de ma lecture. Mais le roman a quelques défauts, en particulier un problème de rythme. La moitié du roman environ concerne une fine analyse politique des principaux partis anglais dans les années 1830-1840. C'est certainement d'un très grand intérêt pour les historiens qui ont ainsi accès aux opinions personnelles de ce grand homme politique mais ... c'est franchement ennuyeux quand on n'est pas dedans. Surtout que les orientations politiques des partis ne sont pas décrits (j'ai toujours pas vraiment compris ce qui différencie les Whigs des Tories et des conservateurs, malgré quelques incursions chez wikipédia) et que l'étude concerne principalement les rapports de force entre partis et courants. Même si la politique politcienne m'amuse beaucoup, même si ces passages m'ont permis de voir que certaines choses n'ont pas changé depuis presque deux cents ans, ces passages étaient beaucoup trop long !
Et par conséquent, certains passages du roman sont presque bâclés. La fin en particulier, résume en quelques pages toute une série d'événements qui auraient, je pense, mérité d'être approfondis.

 

Lu en anglais

Lirenanglais

Lu pour le challenge victorien

victorien

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Published by Céline - dans Lecture
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commentaires

dasola 27/07/2012 18:05


Bonjour Céline, j'ignorai que Disraeli fut romancier. Il faut dire que Churchill aussi a écrit au moins un roman. Merci pour cette info mais c'est vrai que je ne suis pas près de faire une
lecture en anglais, j'ai beaucoup oublié. Bonne soirée.

Céline 29/07/2012 10:04



Je ne savais pas que Churchill a aussi écrit un roman ! IL faudra que je le trouve...



Aymeline 25/07/2012 18:47


dommage qu'il ne soit pas traduit en français j'aurais bien testé par curiosité :)

Céline 29/07/2012 10:03



Et ce n'est pas l'anglais le plus facile que je n'ai jamais lu ! Comme la littérature victorienne est pas mal à la mode en ce moment, qui sait ?, peut-être auront-ils l'idée de traduire de
Disraeli ?



Titine 21/07/2012 20:50


Malheureusement pour moi, Disraeli n'est quasiment pas traduit en français. Je pense que je ne pourrais absolument suivre en anglais et pourtant ce roman a l'air bien plaisant.

Céline 22/07/2012 09:17



Ce n'est pas un auteur assez connu pour être traduit, hélas. Je ne te le conseille pas en anglais, car tu bloquerais sur les longueurs : c'est plus difficile de lire en diagonale dans une langue
qu'on ne maitrise pas bien.



Emmanuel 21/07/2012 17:33


"Mais le roman a quelques défauts, en particulier un problème de rythme.
[...] C'est certainement d'un très grand intérêt pour les historiens qui ont ainsi accès aux opinions personnelles de ce grand homme politique mais ... c'est franchement ennuyeux quand on n'est
pas dedans." Je me dis que c'est exactement ce que doit ressentir un Anglais quand il lit Balzac, non ?

Céline 22/07/2012 09:16



Je ne suis pas la bonne personne à qui poser la question, adorant Balzac. Je ne trouve pas le même problème de rythme chez Balzac (contrairement à Hugo qui peut aussi se laisser entrainer dans de
grandes digressions).


En revanche, sur le côté "vie interne du milieu aristocratique", oui Disraëli et Balzac se ressemblent beaucoup.



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