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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 09:00

ChateauMarmont.jpg"It was the women who were staring at Brooke with looks of sheer envy and admiration."

 

La première fois que Brooke a vu Julian, il jouait dans un petit bar new-yorkais. Tombée amoureuse de sa voix, la jeune femme a pris comme habitude de venir le voir jouer tous les mardi soirs. Puis, très vite, ils tombent amoureux, se rencontrent, vivent ensemble.

Quelques années plus tard, Julian est toujours aussi talentueux, mais reste anonyme. Pour subvenir aux besoins du couple, Brooke met les bouchées doubles, et enchaîne deux boulots de diététicienne, journées à l'hôpital et soirées dans un lycéé huppé où elle essaie d'empêcher des gamines de sombrer dans l'anorexie.

Jusqu'au jour où Sony repère Julian, et décide d'en faire une star. Tout s'enchaine très vite, trop vite, de l'enregistrement du disque aux concerts à la télé, tournées, montées de marches sur tapis rouge ... Dans toute cette folie, Brooke se sent de plus en plus perdue, et sent que Julian s'éloigne inexorablement.

Avec en plus, les malédictions apportées par les nouveaux amis peu recommandables, les paparazzis, et les groopies en chaleur.

 

Mettons les choses tout de suite au point : Last night at Chateau Marmont n'est pas un bon livre. Il a le potentiel réconfortant d'un visionnage de Gossip Girl, de la lecture d'un Elle - tiens par exemple, ces deux pages qui closent le magazine, "C'est mon histoire.".

Mais Last night at Chateau Marmont est un roman bien ficelé, avec des personnages plus creusés que dans les deux précédents romans de l'auteur. J'y ai retrouvé les deux raisons d'être de la chick-lit : l'identification avec les personnages (qui ne s'est jamais sentie perdue quand le boulot de son chéri prend une place si importante que le couple en semble menacé ?), et l'aperçu d'un monde glamour, brillant, plein de paillettes et de requins.

 

Lu dans le cadre du challenge Read me, I'm fashion !

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 09:18

Bridesheadrevisited.jpg"A door has shut, the low door in the wall I had sought and found in Oxford; open it now and I should find no enchanted garden.

I had come to the surface, into the light of common day and the fresh sea-air, after long captivity in the sunless coral palaces and waving forests of the ocean bed."

 

Brideshead revisited est un roman tout ce qu'il y a de plus anglais. Le jeune Charles Ryder, orphelin de mère et doté d'un père tout ce qu'il y a de plus asocial, rencontre à Oxford Sebastian Marchmain, un jeune homme fantaisiste et gai. Mais derrière cette gaieté se cache une immense blessure : sa famille, et tout ce qui se passe autour du domaine familial, Brideshead.

Charles va tomber amoureux de cette famille, séduit par ces êtres fantasques, catholiques, aristocrates, presque continentaux dans leur extravaguance. Quite à perdre l'amitié de Sebastian.

 

"It seems to me that I grew younger daily with each adult habit that I acquired. I had lived a lonely childhood and a boyhood straitened by war and avershadowed by bereavement; to the hard bachelordom of english adolescence, the premature dignity and authority of the school system, I had added a sad and grim strain of my own. Now, that summer term with Sebastian, it seemed as though I was being given a brief spell of what I had never known, a happy childhood, and though its toys were silk shirts and liqueurs and gigars and its naughtiness high in the catalogue of grave sins, there was something of nursery freshness about us that fell little short of the joy of innocence. At the end of the term, I took my first schools; it was necessary to pass, if I was to remain at Oxford, and pass I did, after a week in which I forbade Sebastian my rooms and sat up to a late hour, with iced black coffee and charcoal biscuit, cramming myself with the neglected texts."

 

C'est un roman qui m'a laissé une impression mitigée : il est excellent, mais quelque chose n'a pas accroché chez moi.

Il raconte la fin d'une époque, de celle de Downton Abbey, de l'aristocratie triomphante. L'ambiance 'fin de siècle', fin d'une époque où la noblesse voulait encore dire quelque chose est merveilleusement décrite et est d'autant plus sensible que le premier chapitre nous montre que cette époque va finir, et finir de la manière la plus tragique possible : la guerre.

 

"Had it come to him, at that moment, an awakened memory of childhood, a dream in the nursery - 'When I'm grown up I'll sleep in the Queen's bed in the Chinese drawing-room' - the apotheosis of adult grandeur?"

 

Les personnages sont tous très beaux. Charles Ryder est un narrateur très sympathique, avec lequel on se plait. La famille Marchmain est étonnante, et terriblement sympathique. Dans un tout autre genre, elle m'a fait penser à certains personnages de Nancy Mitford, complètement excentriques. J'ai également bien aimé Anthony Blanche si ... continental.

 

" 'Well, they are rich in the way people are who just let their money sit quiet.' "

 

C'est un roman qui aborde avec beaucoup de délicatesse des sujets complexes. J'ai trouvé la manière dont est abordée l'homosexualité (la bisexualité ?) très fine et intelligence, avec beaucoup de douceur. De la même manière, la description de la religion catholique est, malgré l'athéisme du narrateur, remplie d'une certaine tendresse assez émouvante.

 

" ' 'Not quite my cup of tea,' I thought, 'this is too English.' I have the fancy for rather spicy things, you know, not for the shade of the cedar tree, the cucumber sandwich, the silver cream-jug, the English girl dressed in whatever English girls do wear for tennis - not that, not Jane Austen, not M-m-miss M-m-mitford. ' "


Malgré toutes ces qualités, je n'ai pas complètement accroché et je serais bien incapable de dire pourquoi... Est-ce le style ? Est-ce autre chose ? Je reprenais le livre avec beaucoup de plaisir, mais je le reposais sans remord, et sans avoir particulièrement envie de le reprendre non plus ...

Lu dans le cadre du Challenge Vintage

goldenvintage

 

Lu dans le cadre du Challenge God Save the livres

Challenge-anglais-copie-1

 

Lu dans le cadre du Challenge La Littérature fait son cinema

Challenge La littérature fait son cinéma 3e catégorie

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:00

Noussommescruelles.jpg-.jpg"Pardonne-moi pour tous ces blancs, pardonne-moi petite bergère de mon coeur. J'avais prévu de te dire tant de choses, et puis ta voix, comme ça, si proche tout d'un coup alors que je me sentais si loin ; j'ai perdu tous mes serments d'amitié éternelle, je n'ai même pas su te dire combien tu allais me manquer, combien j'avais été malheureuse à la lecture de ta lettre [...] Et puis un an, ça passe très vite, tu verras, je te raconterai tout, ce sera comme si tu étais au milieu de nos pauvres tourments de pétasses parisiennes en devenir. Tu m'écriras la neige à Central Park et le vent qui s'engouffre entre les hautes tours, les briques rouges et les pancakes au sirop d'érable au petit déjeuner."

 

Dans un lycée parisien chic-intello, deux connaissances font un pacte : rejouer Les liaisons dangereuses de Laclos dans leur petit monde. Camille sera la marquise de Merteuil, et Julien le Vicomte de Valmont. Ils s'écrivent, dans un style tout ce qu'il y a de plus précieux, et s'envoient les preuves écrites de leurs conquêtes, et de leurs ruptures.

Seul problème : la Présidente de Tourvel manque à l'appel...

 

"Je voudrais que le temps passe très vite et ne jamais grandir. Avoir éternellement dix-sept ans, danser sur Dancing Queen, hurler "only seventeen" toute ma vie en pensant que Abba a écrit cette chanson pour moi. Si vous saviez comme j'ai peur de perdre ma jeunesse. Tous mes moments de bonheur sont gâchés à l'idée qu'ils seront source de nostalgie le lendemain. Julien, aimez-moi, soyez mon bon ami, tenez moi la main et aidez moi à profiter du moment présent ; je vous en serai éternellement reconnaissante."

 

C'est un court roman épistolaire que j'ai énormément aimé. Il est délicieusement écrit (voyez les citations). Et les relations amoureuses sont savoureuses : de légères et joueuses au début, elles deviennent de plus en plus dures, de plus en plus adultes, avant une fin que j'ai trouvées exceptionnelle.

Julien et Camille sont deux êtres odieux (j'en ai connue une comme ça, et ce n'est certainement pas facile à vivre) mais terriblement touchant : quel manque d'estime de soi, de confiance dans l'avenir, quel sombre abîme pousse des gens à agir de cette façon ?

Si je devais trouver un défaut, c'est la multiplicité des personnages : certains sont introduits sans avoir vraiment de raisons, et d'autres, comme Nini, n'ont absolument aucune place dans ce livre... Dommage car les intrigues sont déjà suffisament complexes.

 

Lu dans le cadre du challenge Dames de lettres

dame d11

Et du Challenge Paris, je t'aime

Paris

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 09:00

   derrierelemasque.gif"Je suis une sorcière, en effet ; un jour mon déguisement tombera et vous me verrez telle que je suis, vieille, laide, méchante et damnée."

 

J'ai adoré ce très court roman de Louisa May Alcott, bien qu'il soit diablement différent de l'ambiance bon enfant qui rêgnait chez les March.

Suite à un différend avec le fils de famille, Miss Jean Muir arrive chez les Coventry comme gouvernante de la petite Bella. Dès les premiers instants, tous succombent à son charme : Bella bien, sûr, mais aussi son hypocondriaque de mère, qui voit chez la jeune femme la plus douce des infirmières. Le jeune frère, Edward, est touché par sa grâce et sa beauté. L'oncle, Sir John, la trouve la plus merveilleuse des lectrices. Même le plus âgé des frères, Coventry, devient peu à peu amoureux de l'envoûtante jeune femme. Seule sa cousine et fiancée, Miss Lucia, se méfie de Miss Muir.

Et avec raison, car Jean cache un secret ...

 

C'est un délice. On retrouve le style des Quatre filles du Dr March, sa grâce et sa gentillesse. Car, malgré le regard porté sur Jean Muir, je n'ai pas pu m'empêcher d'être touchée par cette jeune fille, et par aimer tous les personnages, même ceux qui sont injustes avec elle. Même si ce roman m'a fait penser à Wilkie Collins et à Armadale (Miss Gwilt et Miss Muir ont beaucoup en commun, y compris la manie d'écrire ...), il est d'une telle tendresse pour tous ses personnages, qu'il en perd tout caractère sulfureux.

Qu'importe, c'est un bonheur tout familier et délicat à savourer avec un chocolat chaud !

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 09:00

frenchrelations.jpg

"Wherever she looked was a buzz of rich, saturated colour and activity. She wished she'd brought her sketch pad. Exquisite, characterful brown faces were gabbling with a curious animation that could only be French. Hands flaired around, gesticulating madly, while others poked through the different stalls' wares with critical, sunburnt fingers. They squeezed a peach here, prodded a sea bass there."

Je cherchais un bouquin de chick lit pour me reposer dans ma lecture de Daniel Deronda, et je suis tombée sur des critiques très positives de celui-là : livre doudou, livre qu'on lit et qu'on relit, c'était exactement ce dont j'avais besoin.


Sauf que non, ceci n'est pas un bouquin reposant.

Pourtant, niveau chick lit, c'est ça : Natacha, dite Tash, French, jeune fille de 23 ans, un peu trop grosse et dans un boulot de merde et une relation amoureuse pourrie, est invitée par sa mère à aller passer un mois de vacances avec le reste de sa famille et des amis, dans le chateau de beau-papa, en Touraine.

Où elle va donc se retrouver avec un Comte anglais, un acteur hollywoodien irlandais et dépressif, une star de monde equestre dont elle est amoureuse depuis toujours, etc. etc. etc.

Bien sûr, elle va y trouver l'Amour avec un grand A, et boire du vin français.

 

Sauf que c'est pas du tout reposant : il y a 15 millions de personnages, 10 intrigues parallèles, en plus avec les surnoms, c'est le bordel ... V'là t'y pas du roman pour se détendre !

C'est un roman terriblement sympathique : bourré de défauts (les clichés sur les français ...), pas hyper bien écrit, mais effectivement drôle, chaleureux et cocon. Je n'en ferais pas un livre-pantoufle (parce que je vais oublier très vite qui est qui), mais ce fût une lecture agréable !

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:00

Riccoboni.gif

"Désirer la mort de son amant plutôt que son inconstance, c'est s'aimer plus que lui ; c'est être plus attachée aux douceurs de l'amour, qu'à l'objet qui nous les fait goûter."

 

Ce roman est un roman épistolaire, tout à fait dans le genre du XVIIIème. Miss Fanni, jeune anglaise de bonne famille, a un amant, Alfred, à qui elle écrit en long, en large et en travers, sa tendresse et son amour. Jamais nous ne lirons les lettres du jeune homme, et nous sommes donc contraints d'imaginer ce qui se passe chez lui.

Entre les visites familiale, sa bonne amie Betzy et le galant de celle-ci, Sir Thomas, Fanni essaie de voler chaque instant pour penser à Alfred, relire ses lettres, caresser son portrait et lui écrire.

Quand Alfred part pour des raisons professionnelles loin d'elle, et voilà que les lettres deviennent plus longues, plus tristes, plus déprimantes. Et quand à son retour, il découvre que la fortune de la jeune fille n'est pas si grande qu'il y paraissait ...

 

C'est un roman pour lequel je suis assez partagée : j'ai beaucoup aimé le personnage de Fanni, ses sentiments si universels, ainsi que la construction "à une voix" de ce roman. Certains passages sont extrêmement drôles, comme les relations entre Betzy et Sir Thomas :

"Grand Dieu, quel bruit ! quelle querelle ! Sir Thomas est perdu ! En prenant le thé, il vient de faire tomber une porcelaine admirable, elle est cassée. Si c'était le chat, Miss en rirait ; elle trouverait qu'il y aurait eu de la grâce à faire cette sottise ; mais sir Thomas est un maladroit : de quoi se mêle-t-il ? officieux personnages, il veut tout ranger ; c'est une âme servile, son talent est d'être le valet de tout le monde : ennuyeux, incommode, gauche ..."

 

Malgré tout, je me suis un peu ennuyée. Le style est assez ampoulé, un peu gauche. Et rien n'est plus ennuyeux que les amours heureuses ... Il m'a fallu attendre les dernières pages pour apprécier vraiment les lignes que je lisais !

 

 

Lu dans le cadre du challenge Dames de lettres !

dame d11

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 09:00

tempsd-unreve.jpg

"Le passage se rétrécit, et là, tenant sa lampe à bout de bras, elle aperçoit ce qu'elle redoutait : une assemblée monstrueuse peuple la paroi gauche et la voûte ; pas d'échappatoire, il va falloir ramper sous leurs faces grotesques s'ils veulent avancer."

 

Lorsque je vadrouillais dans les allées du Salon du Livre l'autre jour, j'ai eu la surprise de tomber sur une tête connue : un des chercheurs avec qui je travaille, spécialiste de l'art préhistorique, dédicaçait son dernier livre.

Je savais que Gilles était l'auteur de superbes dessins pour des livres pour enfants, j'ai découvert son premier livre où il est à la fois l'auteur et l'illustrateur - texte et image se mariant avec bonheur.

Tosello.jpg

Dans les Pyrénées, il y a des milliers d'années, une vingtaine de personnes se dirigent vers les montagnes, pour y accomplir un rituel. Dans les dangers d'une plaine peuplée de rennes et de grands fauves, ils voyagent pendant des jours pour arriver à une grotte, où leurs artistes accompliront les gestes ancestraux.

Bisons-argile.jpg

Ecrit par l'un des plus grands spécialistes de l'art pariétal, ce livre est une très jolie rêverie d'un scientifique et d'un chercheur autour de la grotte qu'il a étudié dans tous les détails. S'il y a parfois quelques maladresse stylistiques (certains termes font trop "adultes" pour la tête d'un enfant de 4 ans ...), c'est un texte d'une immense beauté et d'une belle poésie ...

 

Lu dans le cadre du challenge du Mammouth !

challenge-du-mammouth

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 09:23

la-servante-insoumise.jpg"Bessy (Le cas tout à fait remarquable d'une vile catin)"

 

Bessy, 15 ans, une robe jaune en satin, ornée de gros noeuds bleus, marche en direction d'Edimbourg pour y trouver un travail de gouvernante. Elle tombe par hasard sur un panneau en direction de "Castle Haivers" et, curieuse comme pas deux, décide d'y faire un tour. Sur le chemin, elle tombe sur une jeune femme qui fuit le domaine : c'est la servante précédente qui s'en va. Dès qu'elle apprend qu'elle sait lire, et bien que Bessy lui mente comme un arracheur de dent, Mrs Arabella Reid l'embauche comme bonne à tout faire.

Mais elle a quelques demandes un peu particulières : que Bessy tienne un journal détaillant ses pensées intimes et son travail quotidien ; et qu'elle obéisse à quelques ordres qui n'ont aucun sens ...

 

J'ai acheté ce roman après en avoir lu d'excellentes critiques ; je l'ai lu parce qu'avec Downton Abbey, j'avais envie de retrouver l'ambiance des cuisines dans une demeure victorienne.

Même si on le retrouve un peu, ce n'est pas ça qui fait l'intérêt du récit, mais bien le mystère qui planne au dessus de Mrs Reid : est-elle folle ? A quoi vise ses Observations ? Et qui est cette Nora qui hante ses souvenirs ?

C'est un roman que j'ai lu passionnément (en même temps, avec Daniel Deronda en parallèle, le botin apparait passionnant ... mais je reviendrai George Eliot dans quelques semaines !), en étant complètement prise par l'histoire.

Bien que son style m'ait un peu rebutée au début (Bessy écrit vraiment comme elle écrit !), j'ai au bout de quelques pages été séduite par Bessy. Bessy, c'est un peu Gavroche, en fille et en irlandaise : pleine de vie, pleine de gouaille, elle a en même temps une immense fragilité qui la transperce, elle veut être aimée. Et Arabella apparait dans sa vie à point nommé, comme mère de substitution.

C'est un roman qui joue avec tous les styles : roman gothique, roman à suspence, roman de moeurs. J'ai frémi avec Bessy et Arabella, je me suis laissée emportée comme elle par la folie poignante qui règne sur le domaine. Et j'ai ri, souvent, car Bessy croque son entourage avec une verve extraordinaire.

 

C'est un roman qui déborde de vie et de mystère et qui se laisse lire comme une bonne Guiness (oui, c'est la Saint-Patrick, fallait bien que je le place !) : rafraichissant, mais sombre et plein de mystère, et qui n'est pas sans amertume...

 

Lu dans le cadre du challenge néo-victorien, sur whoopsy-daisy

challengeneovic

Et du challenge God save the livres !

Challenge-anglais

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:00

MilkHoney_FNLCover.jpg"The Ellsworths of Long Parkmead had the regard of their neighbours in every respect."

Ou du danger de lire trop de critiques avant d'entamer un roman. Je m'explique.

 

Shades of Milk and Honey raconte l'histoire de deux soeurs, Jane et Melody, dans une Angleterre qui n'est pas sans rappeler celle de la Régence. Dîner, visites de courtoisie et bals rythment le quotidien. Les jeunes filles chassent le mari en utilisant comme armes leurs jolis minois et leurs talents de société : dessin, piano, et glamour.

Le glamour, kesako ? C'est là que le roman diffère des innombrables spin-off de Jane Austen (voir et , par exemple). C'est une magie, mais légère, qui permet d'embellir le quotidien en faisant là flotter une douce odeur de jasmin, ou en faisant ondoyer les cheveux d'un portrait pour le rendre plus vivant.

Des deux soeurs, c'est Melody qui est jolie, mais c'est Jane qui est accomplie. Malheureusement, il vaut mieux être belle que douée, et à 27 ans, la pauvre jeune femme est encore célibataire (autant dire que c'est déjà, une vieille fille, et comme elle dit elle-même, elle n'a plus vraiment besoin de chaperon, comme elle en ferait un très bon elle-même !).

Bien sûr, on saupoudre d'un jeune officier plein de vie, d'un artiste talentueux et d'un gentleman taciturne, mais parfait sous toutes les coutures (Ahhhhh, Dunkirkn ...). Ajoutez une lady pleine de morgue, sa fille à marier, une voisine adorable mais cachant un lourd secret, remuez.

Et vous avez un roman charmant.

Charmant. Mais pas plus.

Le titre poétique. La couverture splendide. Les critiques anglo-saxonnes pleines d'admiration (celle , et celle , et puis celle aussi, sans oublier celle ). Les nominations dans des prix prestigieux. Tout cela m'avait laissée attendre beaucoup de ce roman, et beaucoup trop, ce qui fait que j'ai été déçue...

L'héroine manque un peu de coffre (alors que les personnages secondaires sont vraiment très bien). La patte de Jane Austen est un peu trop présente. La fin est totalement invraisemblable (et c'est le pire reproche que je ferais à ce roman), et pas seulement parce que Jane ne se marie pas avec celui que j'espérais.

En vérité, mon avis est très mitigé, et j'espère que certains parmi vous le liront, afin qu'on puisse en discuter !

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 09:00

pretties.jpg« Un mois après son arrivée à New Pretty Town, Tally demeurait fascinée par les yeux des autres Pretties. Ils lui paraissaient si grands, si chaleureux, brillants d’intérêt. »
Pretties est la suite d’Uglies, que je n’avais apprécié qu’à moitié. Mais ma nièce, à laquelle je l’avais offert, l’avait beaucoup aimé, et j’ai donc souhaité lui donner la suite à Noël. Hélas (ou pas) ! Elle avait tellement aimé qu’elle ne m’avait pas attendu pour se la procurer, et je suis donc restée avec mon cadeau en main.


Dans ce monde de science-fiction où toutes les jeunes filles et les jeunes homme subissent une chirurgie esthétique à 16 ans qui les rend admirablement beaux – et terriblement stupides, Tally est devenue une pretty. Elle passe ses journées de soirée en soirée, et sa principale préoccupation, comme à ses amis, est de savoir quelle tenue sera la plus adaptée au thème.
Mais Tally n’a pas passé l’opération par hasard : ses amis rusties y veillent. Elle doit se souvenir de ce pour quoi elle a subit cette opération – et lancer la rébellion.


J’ai trouvé ce tome beaucoup plus intéressant et riche que le tome précédent. L’histoire est belle, et riche. Souvent inattendue. J’ai aimé la manière dont Tally et ses amis se sauvent de cet effroyable marasme qu’est la perte de leur identité. J’ai aimé les personnages. J’ai aimé l’univers, ce monde où le luxe et la beauté sont donnés au prix de la liberté et de l’indépendance. C’est une belle métaphore, et un jolie leçon à donner à des jeunes.


Challenge : Read me, I’m fashion !

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Avril 2013

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21 Juin 2013

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